SWEDISH EROTICA Too Daze Gone     Spv
Amis glammeurs, amies glammeuses voilà un groupe qui va prendre vos cages à miel en otage ! Derrière ce nom un peu saugrenu (vous en conviendrez) se cache un paquet de vieux de la vieille qui n’ont plus grand chose à prouver dont Mat Leven (ex YNGWIE MALMSTEEN BAND, qui a collaboré à TALISMAN et SOUTH PAW) au chant. Sur le papier c’est déjà rassurant, sur le disque c’est un régal ! SWEDISH EROTICA c’est donc du Glam, du vrai. Ici pas de tentative de modernisation aussi bien musicalement qu’en terme d’image. Pour s’en convaincre il suffit de jeter un œil sur la pochette. Les mecs font ce qu’ils aiment sans se poser de questions. Le contenu du CD se compose de deux parties bien distinctes. La première compte huit titres constituant l’album à proprement parlé et la seconde de huit titres également en bonus qui donne lieu à plus d’une heure de musique. Les bonus, aussi bien produit que l’album lui-même (alors qu’ils sont présentés comme de simple démos), donnent un aperçu du groupe à travers ses différents line-up avant le dernier en date qu’on retrouve sur les huit premiers titres. Quelques morceaux feront immanquablement penser à MOTLËY CRÜE, on aura également quelques clins d’yeux au Hard FM / Rock US, bref la période 80’s mélodique dans son ensemble est ici passé au crible. A ne pas rater ! Rock On !

V.
PRESENCES Mutation of the Wooded Creatures   Necrotorture
Heureusement pour nous autres fans de métal extrême, l’Italie n’est pas que le pays de la pizza et du Hollywood metal de Luca Turelli !! La botte de l’Europe possède également de bons groupes de black metal, Presences en est un excellent exemple. 9 chansons pour ce deuxième album tout en ambiances aussi différentes les unes que les autres. Certains vont trouver l’album banal et guère créatif dans l’univers du black metal. Il est vrai qu’on retrouve les hurlements habituels d’un chanteur de black metal et les ambiances au synthé additionnées de rythmiques répétitives et pourtant on sent que ces petits italiens en veulent…. et qu’il n’est pas facile de percer devant certaines grosses pointures du black scandinave. « Mutation of the Wooded Creatures » est un album à écouter avec attention plusieurs afin d’en saisir pleinement les nuances. « The Last Lord of the Frozen Mountain » et « In the Abyss of the Wood » restent mes préférées. Avec un peu d’aide et de travail, Presences est un groupe qui peut aller beaucoup plus loin que ce deuxième album. On leur demander juste de faire un petit effort sur la pochette qui ne restera pas dans les annales de l’histoire du metal.

Le site : http://www.presences-band.com/

Morgana


THY MAJESTY Jeanne D’Arc  Scarlet records
Après la bombe Savage Circus, l’excellente surprise du moment est sans conteste le troisième – et très attendu – album de Thy Majestie. Habitués des albums conceptuels – ce qui m’enchante au plus au point – les italiens sortent de leur forge numérique une Jeanne D’Arc encore chaude. Ce background historique est parfaitement adapté au power métal épique de Thy Majestie. Mais attention, je vous préviens tout de suite, nous sommes ici à mille lieues des niaiseries de Rhapsody aussi bien au niveau des textes que de la musique. Il y a une réelle puissance d’écriture ainsi qu’un sens aiguë de la mélodie. Les thèmes sont le plus souvent joués au clavier dont les sonorités, plus vraies que nature, renforcent le côté sombre du concept. L’album démarre avec  « Revelations » une intro épique brillamment composée. Chœurs, cor, percussions et même un petit « Kyrie Eleison » de rigueur (rappelant qu’à cette époque, on ne plaisantait pas avec la religion) qui ponctue le tout pour coller au concept. Ensuite, c’est l’orgie de décibels avec « Maiden of steel ». La production est excellente et tous les musiciens se donnent à fond pour épauler Giulio Di Gregorio. Le chanteur propose un style à la croisée de Bruce Dickinson et Fabio Lione. L’accent anglais laisse un peu à désirer mais je vous assure que ce petit détail est vite effacé par le reste. Les nombreux passages instrumentaux font la part belle au clavier qui démultiplie les ambiances. Les amateurs de soli de guitare ne seront pas en reste car ça joue très bien aussi de ce côté là. A noter, la présence de la petite touche progressive qui fait la différence car toujours au service du concept. Les nombreux breaks et changements prennent l’auditeur à contre-pied et apportent, pour une fois, un peu de surprise dans un style souvent aseptisé.« For Orleans » est à mon avis la pierre angulaire de l’album. Ce morceau est tout bonnement exceptionnel et – pour reprendre une formule déjà utilisée par votre serviteur – justifie à lui seul l’achat de ce disque. Difficile d’en faire le tour tant l’écriture est riche. Le reste de l’album est de très haut niveau et la musique se fait de plus en plus sombre jusqu’à « The trial » et la mise à mort de Jeanne D’Arc à Rouen. Pas convaincus ? Alors rendez-vous sur le site de Thy Majestie, de nombreux extraits sont en téléchargement ainsi que l’intégralité du morceau « Maiden of steel ».

Le site: http://www.thymajestie.com

Malmir

ASRAI touch in the dark transmission records
Ils sont néerlandais et ont déjà de la bouteille puisqu’ils se sont formés en 1988 ! Pourtant, ce n’est qu’en 97, avec la sortie de leur CD « as voices speak » qu’ils arrivent à percer sur le marché underground ; l’album est encore immature, mais offre déjà de belles mélodies metal gothiques ; après bien des galères, mais avec beaucoup de persévérance, ils sont remarqués par le label Transmission Records qui les signent début 2004 ; l’album « touch in the dark » est remarquablement produit ; les titres s’enchainent avec bonheur et la voix de Margriet Mol fait merveille ; épaulée par sa sœur Karin à la batterie, Mannon Van Der Hidde aux claviers et 2 mecs Rick Janssen (g) et Martin Kooy (b), ce quintet est promis a un bel avenir.

Le site : http://www.asrai.net

Le FreBbbbb
HED P.E. only in America  Koch records / versus
Mes références en mélange hip hop métal sont plutot limitées, voyez plutôt (ouaf...); Rage against the machine, Urban dance squad. Rien de plus , p'tin ça craint... Les furieux d' Hed p.e. me remette à niveau avec une rage bien palpable ! Ce disque arrache mes aïeux ! Alliant le flow verbal du hip hop américain et des musiques destroy le groupe ne peut évidemment qu'exhaler avec précision un doux parfum de rancoeur. Le combo exprime sa colére à chaque mot, je ne compte pas le nb de "fuck", "bitch" et dérivés: cela rélève du challenge ! Ce quatrième album est vraiment excellent , le groupe y met toutes ces influences, metal , hip hop, punk et les mixe avec génie . Vous ne serez donc point surpris d'entendre des solos de guitares, des growls, des tempos rapides ! Vraiment devant des influences si diverses on aurait pu s'attendre à un joyeux bordel, rien n'en est , c'est cohérent, carré et rudement efficace ! On retrouve sur "only in A merica" des ambiances, à la Suicidal ou à System of a down. Hed p.e. crache son venin social à travers une musique corrosive et une prose acide , laissez vous attraper par la foudre sonore qui gronde et déferle des blasters !

Le site: http://www.hedtheband.com

ess
MORGANA LEFAY grand materia black mark
Tiens, ils sont de retour nos suédois ; plus de nouvelles depuis l’album « SOS » en 2000 et puis boom, les revoilà ; faut dire qu’ils ont eu un parcours assez chaotique ces dernières années ; fondé en 1986 par le guitariste Tony Erickson sous le nom de Damage, ils change de nom en 1989 pour Morgana Lefay ; premier album auto produit en 90 (symphony of the damned), ; puis suivent 4 albums jusqu’en 98, dont les excellents « sanctified »(95) et « maleficium »(96) ; en 98 : split du groupe pour différentes querelles internes ; le groupe se sépare en 2 ; d’un coté Morgana Lefay qui ne sortira qu’un album éponyme en 99 (et pas bon !) et de l’autre Lefay, avec l’excellent guitariste fondateur Tony Erickson et le fabuleux chanteur Charles Rytkonen ; Lefay sort 3 album de 99 à 2000, dont le dernier « SOS » ; en 2004, ils récupèrent juridiquement le nom original du groupe et peuvent enfin sortir cet excellent opus « grand materia » ; du pur heavy metal hyper bien produit, aux titres toujours efficaces et rentre dedans ; la voix éraillée de Charles Rytkonen est toujours aussi puissante et les solis de Tony Ericksson toujours aussi percutant ; une renaissance donc très réussie ; on attend la suite pour le confirmer.

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