DEACON STREET II
MTM music / Underclass


DEACON STREET est en fait le projet d'un requin de studio totalement inconnu en France qui se nomme Tommy Demander (qu'on a entendu dans FIREHOUSE entre autre). Il est un musicien de session manifestement très demandé et a eu l'honneur et le plaisir de jouer avec tout un tas d'artistes de renom. Le premier album « I » n'a semble-t-il pas rencontré un énorme écho, la faute en serait due à la prod de mauvaise qualité dixit la biographie promotionnelle accompagnant le cd à la rédaction. Pour le coup, sur le second opus, cette excuse ne pourra pas être avancée en cas d'échec. En effet plus propre on ne peut pas. Certes elle sonne très 80's, mais on a affaire à de l'AOR et c'est justement ce qu'on lui demande. Non cette fois je pense qu'on pourra bien pointer du doigt la pauvreté des accompagnements, le manque d'originalité des lignes de chant et les mauvais choix de son de synthé (plus bontempi on ne peut pas). Tout est là pour nous présenter un disque de easy listening façon CLEDERMAN en remplaçant le piano par des guitares électriques. Il y a pourtant un sacré paquet d'invités de marque sur ce disque : Reb Beach (WINGER, DOKKEN), Steve Morse (KANSAS, DEEP PURPLE), Jeff Watson (NIGHT RANGER), Marty Friedman (MEGADETH, The VU) entre autre pour les guitares (solo), Tony Franklin (LANA LANE, BLEU MURDER) à la basse, et pas mal de chanteurs plus ou moins connus du milieu AORů Rien n'y fait ! On trouvera juste un intérêt purement technique sur le dernier titre, un instrumental qui n'en finit pas où les solistes se passent la main pour se tirer la bourre. Excellent pour les gratteux en herbe qui voudraient apprendre tous les plans entendus des centaines de fois mais qu'on apprécie toujours. Vous l'aurez compris, à moins de vouloir dégoûter les non connaisseurs et vacciner définitivement les addicts, suivez ce conseil, passez votre chemin, il existe d'autres très bons groupes évoluant encore dans le genre pour perdre son temps avec cette récréation coûteuse et sans intérêt.  



V.