WATCHA    Phenix     EMI
Oyez Oyez brave gens, le rock Français n'est pas mort. Bon nombre de groupes nous le prouvent ces derniers temps en sortant autant d'albums sérieux que possible. Parfois un peu lent à découvrir certaines choses, ce n'est que dernièrement, avec leur nouvel album que je fais la rencontre auditive de WATCHA ! L'album se nomme "Phenix" et certains d'entre vous auront entendu ou vu le clip du single sur M6. Le single en question est somme toute assez commercial, un refrain accrocheur, des paroles bien senties, pas trop compliquées, bref tout pour attirer le client dans l'univers WATCHA. A la première écoute de l'album, on reste étonné par le contraste qui existe entre ce single et le reste des titres qui composent l'oeuvre lazerisée. Les rythmes et surtout les voix sont bien plus violents et enlevés, flirtant même avec un genre de hardcore sans pour autant se départir d'une mélodie énergique et imparable. Ceux qui pensaient avoir un Kyo bis seront certainement déçus. On redoutait la mollesse, et nos inquiétudes étaient bien vaines. WATCHA c’est quand même une bonne grosse claque dans le baigneur à faire raisonner les valseuses. Le pire c'est qu'on en redemande ! 14 titres composent cet opus sans compter les deux bonus. Un seul titre en anglais, hommage au regretté disparu DIMEBAG DARELL (ex PANTERA tué sur scène aux USA par un fan un peu trop « atique »). Ce titre sera d'ailleurs de loin le plus violent de l'album. Tous les autres se servent de la langue de molière pour dénoncer les maux de notre système (un petit côté rebelle qui plaira aux plus jeunes d'entres nous et qui rappellera quelques souvenirs aux autres) ou encore pour disserter des choses de la vie. Beaucoup devraient se reconnaître dans les textes de WATCHA sans nul doute. Le disque ce termine par Sam 4 (quatrième version d'une même chanson) qui reste le titre le plus efficace de l'album. Sur la version digipack de l'album, on retrouvera deux titres en bonus. Le premier est un gros délire rigolard au titre évocateur : "Wolf le guerrier", dans lequel le heavy metal symphonique parlant de rois, de vikings ou de fantasy est quelque peu malmené, voir même carrément raillé. Le second titre est plus intéressant. Il s'agit d'une reprise très personnelle du célèbre "I Was Made for Loving You" de KISS. Un classique revisité de fort belle manière. Cerise sur le gâteau, le clip est également présent sur une piste ROM. Bref, une bien belle découverte qui tourne en boucle sur nos platines et ravis nos cages à miels en rendant les voisins complètement chèvre. Mééééé, y'a pas d'mais !

Le site : www.watchalesite.com

V.
MIKSHA Collect your Hazardous Waste    Anticulture Records/Overcome Records
MIKSHA nous vient de Norvège et s’est distingué jusqu’ici au travers de ses prestations scéniques brutales, radicales et bruitistes à souhait. Le groupe a en effet beaucoup tourné avant d’enregistrer ce tout premier album, sorti aujourd’hui sur le label anglais Anticulture Records. Musicalement, MIKSHA représente le mariage incestueux entre différents styles : entre Thrash, Hardcore et Industriel ravageur. On pense parfois à la rencontre entre MINISTRY et MACHINE HEAD (le chant ressemble parfois à s’y méprendre à celui de Rob Flynn !!!), en présence de MARILYN MANSON, RAMMSTEIN, STATICX, SLPIKNOT et j’en passe !!! Tout ça a de quoi vous mettre l’eau à la bouche ! Le tempo ne descend jamais d’un iota et c’est bougrement efficace ! Un conseil d’ami : jetez vous rapidement sur ce CD !!

Le site: http://www.miksha.net

Ph.
FEAR MY THOUGHTS   Hell Sweet Hell   Lifeforce records
Les allemands de “Fear my Throughts” sont loin d’être des débutants - et ce nouvel opus est comme on l’espérait assez réussi, tant au niveau du contenu que du packaging. Le groupe pratique un metal assez influencé par At The Gates, mais reste aussi trés ouvert. On peut retrouver des influences provenant autant de Mastodon que de Radiohead, ce qui prouve l’ouverture d’esprit de ces jeunes gens. “Hell sweet hell” comblera sans problème ceux qui ont succombé au dernier Chimaira, par ce petit côté NWOFAHM qu’on retrouve tout au long des 12 titres. Pour les fans de metal plus traditionnel, vous pouvez rester aussi car en écoutant les très puissants “Windows for the dead”, “Sweetest hell” ou “My delights”, vous vous retrouverez directement en plein centre de Gothenburg et de la terre promise. Un opus jouissif, hautement recommandable de l’un des groupes les plus prometteurs pour les années à venir.

Le site : http://www.fearmythoughts.com

Sniper
AABSINTHE The Loss of Illusion    Autoproduction
Tout comme MICKEY 3 D, AABSINTHE est de St Etienne, mais la comparaison s’arrête là (ouf !). En effet, plutôt que de nous proposer un rock flasque et sans voix, AABSINTHE nous envoît dans les valseuses un death metal atmosphérique classieux et emplie d’émotion. Là où habituellement on qualifie le death de bourrin et technique, ce groupe a choisi de gommer quelque peu la hargne pour y insuffler un soupçon de finesse. Ainsi ce premier album autoproduit nous sert tour à tour des voix claires ou des grunts selon les moments, des parties rapides et techniques ou de longs breaks aériens aux ambiances changeantes et lancinantes. Vous l’aurez compris AABSINTHE fait dans la diversité. Certains pensent certainement qu’un groupe proposant tant de choses différentes ne peut tout faire bien. Pourtant force est de constater qu’on ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de l’opus. AABSINTHE passe également haut la main le difficile exercice de l’enchaînement, à aucun moment nous ne sommes choqué (surpris parfois, mais jamais choqué) par les changements de rythmes ou d’ambiances, tout s’imbrique avec bonheur. Côté packaging, nous avons un boîtier cristal classique et une pochette de toute beauté, sombre et mélancolique à souhait, à l’image de la musique. Le seul reproche qu’on pourrait faire à tout ça finalement, c’est une production qui manque un poil de grave. Mais vu que tout est fait « maisons », on serait bien mal avisé de jouer les fines feuilles en présence d’un produit qui tient largement le pavé face à des groupes signés. Mais le mieux reste encore de s’envoyer le tout gaiement dans les esgourdes. AABSINTHE est un très bon groupe pour ceux qui souhaitent entrer dans le monde de l’extrême en douceur. A découvrir de toute urgence.

Le site : http://www.aabsinthe.com

V.

 

 

 

 

 

SCORPIONS   The platinium collection  EMI
Voici une excellente initiative du label EMI que de proposer un triple CD uniquement consacré aux allemands de “The Scorpions”, celui ci retrace la carrière du groupe de 1975 à 2004, soit environ 29 ans au service de notre cher hard rock et de leur compte en banque… (ndlr : je suis mauvaise langue, ah “Scorpions” en live chez Dorothée, c’était pas vraiment pour le fun je pense :o))). Je serais plus que positif avec les deux premiers CD qui retracent la période 70’s et s’arrêtent à 1993 avec l’album “Face the heat”. On y trouve bien sûr les plus grosses ballades jamais composées par Scorpions : “ Holidays”, “Still loving you” et “Wind of change” (ndlr : qui furent les plus gros tubes du groupe en France) ainsi que les gros hymnes bien heavy que sont “Rock you like a Hurricane”, “Blackout”, “Can leave without you”, “No one like U”, “Another peace of meat” ou “Dynamite” pour la période 80’s. Je serais par contre trés nÈgatif avec le 3Ëme CD qui contient principalement des ballades et deux des morceaux les plus mielleux de l’album symphonique : “Moments of glory” et “Here in my heart”. J’aurais deux questions àposer : où_ sont les morceaux bien rock de Unbreakable ou les “Rock you a Hurricane 2000” version symphonique ? Est-ce une décision commerciale du label qui veut rappeler aux gens que Scorpions doit son succés plus aux ballades qu’à autre chose ? Bref, un CD à posséder en tout cas pour les gens qui ne connaissent pas le groupe et qui veulent avoir tous les standards heavy du groupe pour un prix modique. Il est vrai que 3 CD pour 19 €, c’est relativement donné…

Le site: http://www.the-scorpions.net

Sniper