ANGALYS   J'avance     autoprod.
ANGALYS est un tout jeune groupe français qui nous propose aujourd'hui sa première autoproduction composée de six titres. Leur musique est un mélange d'influences punk, de rock californien (ce qui reste du punk en plus moderne et commercial) et de pop, le tout soutenu par des textes en français. Rien de bien nouveau me direz-vous sans doute, certes le groupe ne semble pas motivé à révolutionner le monde musical (en même temps qui le peut vraiment de nos jours ?) mais ce n'est pas pour autant qu'il faut penser qu'ANGALYS ne possède pas sa personnalité propre, son identité. Le petit plus du groupe c'est classiquement la chanteuse qui possède une voix quelque peu enfantine et qui déclame ses textes de façon enlevée et légère. Le ton est donné, la voix est suave mais ne manque pas de caractère. A juste titre on pourrait rapprocher ANGALYS d'un SUPERBUS, d'un BLIND DEAF & DUMB ou encore d'un GARBAGE à certains moments. Les textes nous parlent, souvent avec humour, de la vie de tous les jours, des joies et des déceptions que celle-ci nous réserve. Il semble que la cible des paroles d'ANGALYS soit assez jeune à l'image d'une Avril Lavigne. Mais rien n'empêchera les moins jeunes de les apprécier et d'en profiter pour une petite cure de jouvence salvatrice. Reste que l'ensemble est plaisant et donne la pêche et n'est-ce pas là ce qu'on attend de ce genre de musique ? Il est bon de souligner que pour une démo, le produit est soigné. Côté son, même si l'on n'a pas le niveau d'une production professionnelle, l'ensemble se situe dans le haut du panier et l'on n'aura aucune peine à mettre ce disque dans nos platines après un GREEN DAY sans souffrir d'une différence insupportable (par contre évitez après le dernier WATCHA il fait mal celui-là ! haha !) La voix est assez en avant, les guitares sont un petit peu aigues, mais là c'est question de goût. Le plus important restant qu'on entende fort bien les subtilités de la musique. Cette démo permet vraiment de se faire une idée du groupe aujourd'hui, voire de le projeter dans l'avenir. Le visuel est assez classique mais reste soigné. Une simple photo un peu colorée dans les tons rouges présente le groupe et nous indique qu'il a déjà une personnalité et un look affirmé. Tout laisse à croire que cette personnalité doit exploser sur scène ! Bref, ANGALYS ne se moque pas de nous pour cette démo, l'ensemble est sérieux, soigné et présente un travail réfléchi dans une direction bien précise où Rock, Punk et Pop font bon ménage(ndlr: à noter une piste cd rom) . N'hésitez pas à leur donner une chance en les écoutant, il y a peu de chances que vous restiez insensibles à tant de charme.

Le site : http://www.angalys.com

V.

A TRAITOR LIKE JUDAS Nightmare Inc.     Goodlife/Dockyard1/Underclass
Metal, Hardcore et Thrash… Ce sont les trois styles que mélangent habilement le groupe allemand du nom de
A TRAITOR LIKE JUDAS. Sa formule magique ? Une brutalité mêlée à un sens du riff hors du commun… Cette deuxième galette du groupe ne fait que réconforter chez moi l’idée que j’avais de la musique de ce combo après l’écoute répétée du premier long opus «Too Desperate To Breathe In». En clair, c’est l’énergie qui prime chez A TRAITOR LIKE JUDAS. Il faut dire que le combo ne cesse de marteler et de nous imposer des rythmes soutenus. Le tempo ne descend jamais d’un pouce ! Le chant rageur de Bjoern Decker est omniprésent et ne baisse jamais d’intensité ! Amis du Metalcore dans toute sa splendeur, ces onze titres sont pour vous !

Le site: http://www.atraitorlikejudas.com

Ph.

VEGASTAR     Un nouvel Orage      Virgin Music  
Dans le petit monde du rock calibré il existe KYO et ses mélodies sirupeuses, WATCHA et son groove puissant teinté de hardcore, maintenant il faudra compter sur VEGASTAR qui se situe entre les deux groupes cités plus haut. Qui dit "rock calibré" dit voix en avant forcément. Les paroles sont en français (et encore une fois se situe bien entre KYO et WATCHA), ils n'ont pas la colère du second, mais ne tombe pas non plus dans la mélancolie du premier, c'est un juste milieu. Il ne faut pas s'attendre à de la grande poésie, mais bon en même temps cela reste un rock qui ne se regarde pas le nombril. Les refrains sont accrocheurs et très mélodiques. Pour bon nombre de métalleux s'en est déjà trop ! Et ben c'est bien dommage. C'est bien dommage car il est bon de voir que même un groupe marketé pour faire vendre une major est capable de mettre des grosses grattes bien couillues en avant, il est agréable d'entendre une véritable batterie avec un type derrière qui tape comme un putois. Et surtout il est agréable d'entendre le tout, produit avec le gros son bien profond après lequel la plupart des rockeurs courent. Mais VEGASTAR ne se résume pas qu'à ça. On notera un goût prononcé pour les effets. La voix passe dans pas mal de filtres différents suivants les morceaux, les guitares reçoivent énormément d'attention et la basse n'est pas en reste non plus. On sent que rien n'a été fait au hasard, que tout est pensé, chaque effet pesé pour faire mouche sans gaver ! Il en résulte une multitude d'ambiances variées permettant à l'auditeur de ne pas se lasser en ayant la désagréable impression d'entendre onze fois le même morceau, comme sur certaines productions elles aussi "calibrée" mais pour un autre public (oui je parle de STRATOVARIUS entre autres…). Pourtant le disque ne perd pas en cohérence et ne perd pas l'auditoire dans des pérégrinations et des envolées hors sujets. Et si c'était ça en fin de compte un bon calibrage ? Et si au lieu d'y voir quelque chose de commercial on pouvait le voir comme une recherche d'efficacité ? Car là c'est bien de ça qu'il s'agit. Pour s'en convaincre il suffit d'écouter la piste 6 : « La faille » qui fait tout sauf dans la dentelle ! Le packaging quant à lui est des plus sobre. Beaucoup de noir, un peu de rouge pour les mots importants, une belle photo bien retravaillé au centre, rien de bien original, mais encore une fois efficace. Faire plus serait en faire trop. En bref, un disque à écouter pour changer de mentalité si on est encore coincé sur le combat anti-major ou tout simplement pour apprécier de la bonne musique sans se prendre la tête.  

Le site : http://www.vegastarmusic.com

V.

LOUDNESS   8186 live       Wounded bit records / Atlantic Records
Pour ceux qui ne connaissent pas le combo (chose fort possible, car le groupe n’est pas venu en France depuis en 1985 avec Saxon pour la tournée “Innoncence”), Loudness nous vient du Japon et a eu son heure de gloire dans les années 80 avec des albums tels que “Thunder in the east”, “Hurricane Eyes” ou “Lightning Strikes”. Loudness posséde l’un des guitaristes les plus douÈs que la planête metal ait enfanté , j’ai nommÈ “Akira Takasaki” (ndlr: le solo du morceau “You could be together” est une vraie tuerie, je dirais que c’est la version jap du Maître Eddie Van Halen). Pour la petite histoire, l’album “Thunder In the East” a été enregistré en phonétique par le chanteur Minoru Niihara, qui ne parle pas un mot d’anglais. Ce petit live datant de la période 81/86 enregistré à Tokyo, vient donc d’êÍtre réédité en pressage européen l’année dernière - et je n’ai qu’une chose à dire : foncez, car c’est du grand cru, des tubes à gogo “Dark Desires”, “Crazy doctor”, “Let it go”, “Face to faces”, le mythique “Crazy nights” ou bien encore “One thousand Eyes” qui font partie des classiques du metal lourd ! Pour ceux qui craqueraient sur le combo et sur son phénoménal guitariste, les albums “Thunder in the east”, “Hurricane eyes” ou “Lightning strikes” sont dénichables à des prix corrects. Par contre, les albums de la période 90 sont dans un style beaucoup plus Neo metal, donc méfiance sur la marchandise.

Le site : http://www.loudness.jp

Sniper

 

 

 

 

 

CATHEDRAL The Garden Of Unearthly Delights      Nuclear blast records / Nocturne
Ah, Lee Dorian, on le changera donc jamais ! Et encore moins l’évolution musicale de Cathedral qui restera figée entre les 70’s, le doom pachydermique et Black Sabbath période Ozzy Osbourne bien sûr . “Tree of life& Deeath” nous ramène avec plaisir au premier opus du groupe, juste après que Mister Dorian ait quitté les grindeux de Birmingham et ait composé la Pierre angulaire du metal ultra lourd qu’est “Forest of Equilibrium”. Ce nouvel opus sera à classer dans la catégorie Stoner. Il est plus rapide que les albums purement doom du combo et moins psychédélique, avec un petit côté bien rock et punchy. Pour les amoureux des morceaux épiques et ultra longs, il y a le titre “The garden” qui est là pour nous envouter durant plus de 26 minutes, avec tout un tas d’ambiance trés diversifiées et plus déjantées les unes que les autres. Enfin le retour de Cathedral qui a retrouvé sa place dans la confrérie metal.

Le site : http://www.cathedralrockers.co.uk

Sniper