LOVE HATE HERO White Lies
Ferret Music

En l'an un, le messie Jésus Christ multipliait les pains et changeait le sang en vin.

Année 2007, le monde métal multiplie les groupes « -core », métal hardcore, mathcore, brutal deathcore, noisy hardcore, avec une préférence non cachée pour le métalcore. Croissance exponentielle et qualité inversement proportionnelle. Arrive donc ce disque de Lovehatehero intitulé « White Lies », et je me rend compte à juste titre qu'il me manquait une catégorie dans mon album Panini « les genre en –core » : le postcore.
Le postcore de ces américains se situe donc entre une pop vitaminée et le coté teigneux et hargneux du métalcore. Le son claque fort comme souvent dans les productions actuelles et c'est tant mieux. La pochette se situe dans le genre abstrait, à classer dans « Histoires Naturelles » le soir tard (très tard) sur TF1, en version mosaïque. Bon, passons à la musique. 12 titres et une quarantaine de minutes.
Dès les premiers accords, très bonne surprise, j'accroche vraiment. Brutal par courts instants et entêtant comme peut l'être la bonne pop. J'en oublie instantanément mon aversion presque trop systématique pour tous ces nouveaux groupes qui sont des clones des précédents ou qui à trop vouloir être originaux frôle le ridicule. Aucun titre superflu et de petits bijoux. Cela me rappelle A Day To Remember (chroniqué récemment), entre violence et violon, dans une version plus aboutie. Pour simple exemple, le morceau « Reddress » vous envoûtera assez vite, petite intro au piano, passage brutale puis refrain voix claire, pas d'exagération dans les extrêmes, juste ce qu'il faut. Certains pourraient y retrouver un coté un peu trop commercial, de ceux que l'on retrouve en boucle sur MTV.
Mais pour tout vous dire, il vaut mieux ça à une méchanceté caricaturale. Et puis, ces gars savent par moment vous botter le train comme sur «  Running With Scissors ». A noter aussi que les musiciens de Lovehatehero ne sont pas des manchots et savent nous gratifier de bons petits solos à la Trivium comme sur « White Lies » ou
« You Got Served ».
Pour résumer ce disque en seul mot, je dirai : sympa. Un album gentil mais pas gentillet, sautillant, brutal par petites touches. Lovehatehero s'extirpe aisément de la masse avec ce « White Lies ». Et croyez-moi, ça fait plaisir car je commençais sérieusement à en douter. Profitez-en avant qu'une nouvelle vague ne vienne tout effacer.

Le site :http://www.lovehatehero.com et http://www.myspace.com/lovehatehero

ML

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