THE ORDER Metal Casino
Dockyard 1 / Underclass

Pan ! Dans ta face… Vous allez croire que je radote : 2007 est l'année de la Suisse ! C'est à croire que c'est là que ça se passe question hard rock… Après Shakra, et surtout l'excellentissime dernier Gotthard, voici… The Order, formé en 2005 par l'ex-guitariste de Gurd Bruno Spring, qui a entraîné dans l'aventure ses acolytes Andrej Abplanalp (Basse) et Mauro Casciero (batterie) ainsi que le chanteur Gianni Pontillo (Pure Inc.) Ils ont sorti en 2006 un premier album intitulé Son Of Armageddon et sont de retour avec cet énorme Metal Casino.

Ce n'est pas du trash, ni du métal alternatif, c'est juste… Hargneux, graisseux et… mélodieux. Ouais, tout ça ! Les bonne vieilles recette dotées d'arrangements modernes. Du hard rock survitaminé joué à quatre. Une guitare en fusion, mi-fêtarde, mi-moqueuse qui repose sur une section rythmique en béton armé. Un chanteur déchaîné. Un groupe qui balance vraiment, qui joue fun avec un son direct, taillé pour la scène. Ca ne vous rappelle personne ? Van Halen, bien sûr ! S'ils n'osent pas la référence sur le dossier de presse, je m'en charge volontiers, tant ça m'a frappé. Dans le plus pur esprit rock, les morceaux paraissent courts, sans bla-bla, urgents. Voilà pour la hargne.

C'est de la musique de bonshommes. Pas de faux machos (ou vrais homos refoulés) en slips à fourrure… Non, du rock je vous dis ! Le son est gros (c'est un euphémisme) et la machine est construite pour avancer (a pas la marche arrière !) L'ombre de Lemmy plane sur l'Helvétie (pas les lanternes). Voilà pour la graisse.

La première moitié de l'album donne dans le hard classique, la seconde sonne plus métal moderne. Les compositions sont empreintes de classicisme dans leur construction, tout en sachant sortir des sentiers battus pour surprendre l'auditeur avec une section en arpèges, une piste acoustique ou un (faux) départ en forme de ballade. Voilà pour la mélodie.

Le guitariste est talentueux, assurant des rythmiques titanesques, des soli débridés et de petites touches « impressionnistes » un peu décalées. Ses plans sont marqués par l'humour de qui « joue » avec son instrument. On pense bien sûr à Eddie the Hand mais aussi à Mattias IA Eklundh de Freak Kitchen.

Quant au chant… Imaginez Ozzy qui aurait mangé des cailloux et bu de la bière au lieu du whisky et des drogues et qui dépoterait comme David Lee Roth en plus grasseyant, vous obtenez… Gianni Pontillo !

S'ils sont intéressants sur scène autant qu'ils sont efficaces sur disque, on tient assurément là un super groupe de hard dont l'appellation n'est pas usurpée.

En conclusion, c'est goûtu, couillu, bien foutu, ah que c'est pur vu… (Wopticdeumiiil !).

P.S. Bon, finalement, c'est pas en Espagne mais en Suisse que je cours m'installer si Sarkozy repasse en 2012… Il y fait moins chaud mais j'irais aux concerts. Wok N Woll ! ! !

Le site : www.theorder.ch

Bouteil Bout

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