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RED MOURNING Time to Go
Bad reputation

Même en ce mois de Juillet, période estivale pour quelques chanceux, pas de trêve pour nous autres, pauvres chroniqueurs de notre état. Parfois, nous devons nous farcir des abominations sonores à nous faire regretter de n'être pas fan de musette ou d'opérette, mais à d'autres instants, nous nous retrouvons émerveillés de pouvoir savourer des perles musicales comme « Time to Go » du jeune groupe parisien RED MOURNING.

Ben oui, d'entrée j'affirme que « Time to Go » c'est une bombe de 12 centimètres de diamètre capable de vous dévaster un champ d'OGM Mausanto, plus vite de notre José national, voire une nouvelle graduation à 10 sur l'échelle de Richter, tant le groupe dégage puissance et bonnes vibes, au travers de sa musique, comme nous le démontre ce premier album.

RED MOURNING est composé de quatre personnalités bien distinctes mais fortement complémentaires. Vous avez l'excellent J-C Hoogenddorn, bluesman Straight-edge (Chant/Harmonica/Honky Tonk), Romaric Méoule, ancien DJ (Guitare), Aurélien Renoncourt, percussionniste dans un orchestre (Batterie) et Sébastien Meyzie, défenseur des droits animaliers (Basse).

J'en vois déjà qui, à la lecture de ce drôle de curriculum vitae, vont se demander si ce n'est pas la nouvelle bande à Bazil, des féroces militants écologistes engagés, une faction révolutionnaire pour l'abolition des castes et races dans le monde, voire un groupuscule alter mondialiste des plus virulent, dont je vous parle. Rien de tout cela en fait, mais en même temps…c'est un peu aussi cela RED MOURNING (sauf pour la bande à Bazil, faut pas pousser quand même !).

Il faut bien imaginer que quand quatre fortes individualités arrivent à fusionner leurs goûts musicaux avec leurs concepts de vie, le tout avec classe et sincérité, le résultat ne peut-être que grandiose.

Justement, en ce qui concerne les influences musicales de RED MOURNING, elles sont à plusieurs niveaux. Vous avez une grosse louche de Métal (Pantera, soilwork, Mastodon), du Métalcore (Biohazard), du Sludge (Crowbar, Down), du Southern (Eyehategod, C.O.C), du Blues du delta et tout cela pour nous donner, en fin de compte, du RED MOURNING pur jus.

Une musique agressive, puissante, originale avec des instants mélodiques. Des musiciens talentueux au service du collectif (ici pas de démonstration individuelle superflue), un sens du riff et du groove. Un chanteur énorme, par son talent et son feeling, et qui nous régale de passages à l'harmonica et de piano Honky Tonk.

Si j'ajoute un enregistrement au studio Sainte Marthe par l'excellent Francis Castre et avec le soutien du très bon label Bad Reputation, il n'y a pas à tergiverser sur l'énorme potentiel et la qualité de ce quatuor Parisien.

Que vous dire d'autre que, démerdez-vous pour avoir ce skeud ! Vous pourrez plus tard vous targuer d'avoir dans votre CDthèque, le tout premier RED MOURNING (dépêchez-vous aussi pour la démo et le maxi). Vous pourrez ainsi arborer avec fierté, lorsqu'ils seront en tête d'affiche à Bercy, un de leur premier T-shirt, usé jusqu'à la corde pour montrer à la faune présente, que vous étiez parmi les premiers.
Ben quoi, c'est ma chronique et j'écris ce que je veux d'abord. Mais attention, ce ne sont pas des gentillesses juste histoire de me faire bien voir, mais une reconnaissance de faits réels et d'une qualité musicale à part entière. Alors, plutôt que de dépenser vos deniers dans une discothèque pourrie qui va vous passer et repasser de la Techno…nique, en compagnie de foireux à sandalette de plage et chaussettes de sport tricolore, le tout sous ambiance beaujolpif et pastaga de contrebande, allez vous procurer « Time to Go ». Cela chasse les gros beaufs, mais aussi les méduses et vous allez prendre votre pied et votre claque de l'été. Parole de chroniqueur !

Le site : http://www.redmourning.com/ + http://www.myspace.com/redmourning

Dave.