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HOWARD LEESE
" Secret weapon "

2 chroniques pour cet album :

H O W A R D   L E E S E  
S e c r e t   w e a p o n
Frontiers Records

L'ombre de géants de la guitare comme Hendrix ou encore Clapton cachent parfois des artistes hors normes qui mériteraient un petit bout de piédestal. Howard Leese est un de ces musiciens prodigieux. Il n'est pourtant pas question de le comparer aux guitaristes cités précédemment, ne mélangeons pas tout.

Howard Leese débute concrètement sa carrière musicale en signant à 15 ans un premier contrat pour son groupe de l'époque, The Zoo. Mais c'est surtout avec le célèbre groupe Heart que l'artiste connaîtra les plus hauts sommets, et ce à travers 22 ans de bons et loyaux services envers la formation californienne. En 1997, Howard Leese décide de changer d'air mais, loin de régresser, fait un choix très intéressant en incluant le Paul Rodgers Band, mené par un autre prodige de la musique. Finalement, après 43 ans de carrière plus qu'admirable, Howard Leese se lance dans son premier album solo, « Secret weapon ».

Il n'est pas question ici d'un album purement instrumental et guitaristique comme le font beaucoup trop de pseudo prodiges du manche. L'américain s'est entouré de chanteurs talentueux pour assurer une place qu'il ne comptait visiblement pas s'octroyer. Ainsi, « Secret weapon » nous propose de découvrir sous un autre jour les timbres de voix de Paul Rodgers évidemment, Duke Flame, Deanna Johnston, ou encore Andrew Blacků Tous les citer ferait catalogue. Vous l'aurez compris l'album solo ne l'est pas tant que ça, pour notre plus grand bonheur.

Il ne s'agit pas ici d'un énième album de démonstration technique pure et dure, complètement indigeste et inaccessible au plus grand nombre. « Secret weapon » est un album tout en subtilité, aux influences dénichées au fin fond de l'origine du Rock'n roll et du Blues.
" Alive again » est une entrée en matière annonçant la couleur de l'album. Petit bijou de rock, ce premier titre dévoile une ambiance aérienne et dépaysante. Suivant la même trame, « Heal the broken hearted » confirme l'intérêt grandissant pour ce premier album, d'un prime abord calme et posé.
Pour autant, Howard Leese nous descend de notre petit nuage avec d'autres titres beaucoup plus rock et poignants, comme « Hot to cold » ou encore « 33 west street », mais toujours avec beaucoup de maîtrise et de rigueur. Les tempos effrénés et les ballades interminables sur le manche n'ont pas leur place ici, priorité à la subtilité sous sa plus belle forme.

Le Rock, c'est beau certes, mais allié au Blues, c'est carrément extraordinaire. Dans la catégorie « mine d'or auditive », l'avant dernier titre « I've been leavin' you » a une très bonne place. Howard Leese fait preuve d'une sensibilité hors norme et nous prouve une fois de plus (comme s'il y avait encore besoin d'y réfléchir) qu'il est un très grand monsieur de la musique.


Le site : http://www.myspace.com/howardleese

Xavier


HOWARD LEESE Secret Weapon
Frontiers Records

Le nom de Howard Leese ne vous parle peut-être pas... Il s'agit en effet d'un « homme de l'ombre », surnommé « l'arme secrète » de Heart, pour qui il a officié durant plus de 20 ans. « Secret weapon », c'est justement le nom de cet album, son premier en solo. Ayant rejoint le Band de Paul Rodgers il y a une dizaine d'années, Howard profita de la pause que fit le père Rodgers avec Queen pour nous enregistrer ce projet, enfin en solitaire. Ceci dit « solitaire » est un bien grand mot, la plupart des pistes de ce disque le voyant partager la vedette...

Il y a d'abord une pléthore de chanteurs venus interpréter les compositions de Howard : Joe Lynn Turner en premier lieu, sur un bon « Alive again » d'ouverture, Hard américain lourd et lent en open tunning donnant le ton général de l'album : du hard à la Bad Company. Ce même Joe Lynn partage la vedette avec Deena Johnson sur un « Hot to cold » bien plus FM... Deena Johnson, c'est une jeune star australienne remarquée dans une émission de télé-réalité consacrée à INXS... Howard Leese ou de l'ouverture politique appliquée à la musique. Du point de vue des vocalistes, l'ex-Survivor Jimi Jamison est convié à interpréter « The vine », une balade plus bateau, Keith St John (s'étant distingué au sein de Montrose et du Burning Rain de Doug Aldrich) exécute « In these eyes » d'une voix tenant autant de Rodgers que de Coverdale, et Paul lui-même vient évidement participer au projet de son poulain en lui chantant son « Heal the broken hearted » Bad Companien en diable. Quant au « Duke fame » qui prête sa voix eighties un rien soul (à la Coverdale) à « The south summit », il n'est autre que Paul Shortino de Quiet Riot, qui interprétait Duke Fame dans Spinäl Tap... Howard s'est fait plaisir, donc, et les invitations n'ont pas été réservées aux vocalistes, d'autant plus que cet album est à moitié instrumental. Après trois titres d'ouverture, le clavier complètement rétro de « French quarter » dû à Keith Emerson vient brusquement changer l'ambiance et nous préparer à « 33 West Street », instrumental exécuté en compagnie du luthier Paul Reed Smith (dont un instrument orne la pochette d'ailleurs je crois) et pièce la plus originale de cet album, tout de même traditionnel dans son esprit... Quant à Howard, « Vermilion border » lui permet d'étaler sa géniale mélodicité digne du meilleur de Clapton, alors que « Rada's theme » nous révèle la beauté toute Knopflerienne de son doigté... Les premières notes de West Side Story retentissent et nous nous voyons proposer « Somewhere » en guise de conclusion, autre moment original de ce disque par ailleurs fort agréable malgré son traditionalisme... ou grâce à lui, je vous laisse juger.

« Secret weapon » reste tout de même assez varié, malgré son orientation classique, et ne se focalise pas entièrement sur le style Bad Company (les guitares à la Free ont toujours été le domaine de prédilection de Howard Leese), naviguant sans cesse entre les genres Blues et Hard, de Clapton à Jeff Beck etc. Le tout ne donne pas dans la lourdeur, et les arrangements légers sont vraiment un point fort de ce projet, se révélant somme toute plutôt appréciable au final. Pas d'ambitions particulières pour Howard donc, mais de quoi donner envie à Paul Rodgers de remonter une mouture de Bad Company avec lui si l'on me demande mon avis, et croyez-moi ça en vaudrait la peine, oh oui !

Le site : http://www.howardleese.com/ + http://www.myspace.com/howardleese

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