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W.E.T.
" W.E.T. "

W.E.T. Work of art. Eclipse. Talisman
www.frontiers.it

      Oula ! que d'excellentes sorties hard mélodique en cette fin d'année Après un (toujours) excellent Gotthard et un bon Europe (tout ce beau monde pas chroniqué thanx to leurs p****** de labels qui s'en brent), voici la dernière livraison de l'ex (et premier) chanteur de Malmsteen.

      W.E.T. est l'acronyme de la réunion de membres issus de trois groupes suédois : W pour Work Of Art du guitariste Robert Sall, E pour Eclipse dont Erik Märtensson est le guitariste, T pour Talisman, groupe du chanteur Jeff Scott Soto.

     Stylistiquement, W.E.T. c'est du gros FM très (trop ?) léché, influencé par le modèle Journey, dont Soto a un temps été la voix. D 'où force claviers et churs en sucre candy, voilà pour l'aspect surproduit avec lequel j'ai le plus de mal. Mais W.E.T. c'est aussi une voix à la fois puissante et subtile (Soto n'est plus un débutant et sa réputation le précède), posée sur des compositions efficaces ne négligeant pas les parties de guitare, tantôt référencées 80's, tantôt tirant vers le gratteux nordique « up to date » type Magnus Karlsson (y'a pire, n'est-ce pas ?) Il va sans dire que les amateurs de mélodies catchy et de refrains évidents sont servis.

      Pour être franc, j'ai mis longtemps à livrer cette chronique en raison des nombreuses écoutes nécessaires afin de cerner l'ensemble. C'est finalement plutôt bon signe quant à la durée de vie de la chose qui, si elle est aisément accessible, se révèle bien plus riche et détaillée que son emballage ne le laisse paraître de prime abord. Car au lieu de bêtement calquer le son et le songwritting de Journey, le projet W.E.T. s'éloigne progressivement de l'A.O.R. pour revendiquer l'héritage du Whitesnake période 1987 (là aussi, y' a plus pourri !) Sans l'aspect libidinalement agressif de la voix de Coverdale (même si Soto s'essaie à quelques aboiements en intro du couillu Put Your Money Where Your Mouth Is ) mais avec plusieurs rythmiques en arpèges et soli que John Sykes aurait pu signer ( Running From The Heartache, Just Go ou Damage Is Done , dont la note d'intro typique renvoie directement à celle du Still Of The Night du Serpens Albus). Le style d'écriture de W.E.T. emprunte aussi à Gotthard (une référence) pour des titres tels que One Love ou One Day At A Time . L'excellent Just Go se rapproche quant à lui ce que propose Europe depuis sa reformation. Parfois le télescopage des influences donne des rejetons comment dire, improbables ( Comes Down Like Rain , produit de l'union entre John Sykes et Phil Collins ?) et certaine guimauve colle par trop aux oreilles à mon goût. Pourtant, c'est l'énergie et le soucis de qualité de l'ensemble qui emportent l'adhésion.

      Les titres à retenir : le sensible et très efficace titre d'intro Invicible  ; le surprenant Brothers In Arms et son gros riff dans le gras dub', son break façon calme avant la tempête et pas de solo ; le plus musclé et direct Damage Is Done  ; le punchy Put Your Money Where Your Mouth Is et Just Go . Soit un début de disque en fanfare (plages 1, 2, 3) suivi d'un creux de la vague un poil mou du genou (plages 4, 5, 6), rattrapé par une seconde partie (à mon époque on parlait de face B) plus offensive et intéressante car moins enrubannée dans le carcan FM.

      En conclusion, probablement un des disques de l'année, intelligemment composé, excellemment interprété, parfaitement produit et qui, malgré un penchant pénible pour Toto et la West Coast , se révèle à la fois riche et accessible. Finalement moins niais que ses influences « brushing raie sur le côté » pouvait le laisser craindre, W.E.T. opère une synthèse stylistique agréable entre le hard mélodique européen et l'arena rock US, dont il propose une légère actualisation sonore.

      P.S. (sur un thème postal). Ce n'est qu'affaire de goût personnel car la voix de Soto est sans reproche, claire, puissante et expressive mais je lui préfère (allez, au hasard) un Jorn Lande, au registre plus large et au timbre plus marqué ou encore un Steve Lee ou un Joey Tempest (le timbre, toujours le timbre).

Le site : www.jeffscottso t o.com

Bouteil Bout

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