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ABIGAIL WILLIAMS
" In The Absence Of Light "

ABIGAIL WILLIAMS In the Absence of Light

Candlelight Records

Deuxième album studio pour les black Métalleux Américain d’ABIGAIL WILLIAMS. C’est avec « In the Absence of Light » que nos sorciers maléfiques, made in Phoenix USA, vont tenter de nous ensorceler et de nous faire pâlir de terreur à l’écoute de leur nouvel opus.
Ce nouvel album est en fait un nouveau départ pour nos amis ricain et une nouvelle réorientation musical plus direct et radicale. Exit les plans clavier trop présent et bonjour les parties de guitares plus rêche et agressive, avec cependant, des solos mélodiques et hyper carré. La formation, reformée en 2007, est maintenant composée de l’indéboulonnable et chef de meute, Sorceron (Guitare/Chant), accompagné de, Ian Jekelis (Guitare) et Kene Bedene à la batterie.
Donc, apparemment, peut de ressemblance avec le précédent opus « In the Shadows of A Thousand Suns », Hormis la performance vocale de Sorceron, qui n’en fini pas de cracher sa haine de manière toujours aussi radicale. L’album débute sous de bons hospices, avec le son d’un tocsin sous un vent glacial. Le premier titre, « Hope the Great Betrayal », nous emporte directement dans un black direct et bien ficelé, ou un clavier, tient je croyais qu’il n’était plus de vigueur, dispense des nappes sonores inquiétantes avec un jeu de guitare ultra puissant et chirurgical. En effet le Black Métal d’ABIGAIL WILLIAMS se distingue des ses acolytes européens, par un son clean et massif, loin des standards du genre, donnant un aspect plus Death que Black au final. Le second titre « Final destiny of the Gods », s’avère être tout aussi abrasif et alterne plans rapides et parties plus atmosphériques, avec quelques passages métal. La mélodie est toujours présente et explose lors du solo de guitare. Même si, au final, il reste très classique pour du Métal et peu propice au Black Métal. C’est au tour de « The Mysteries That Bind the Flesh » de nous proposer un aspect plus déconstruit et technique, façon EMPEROR, avec toujours autant de mélodie dans les guitares et de changements d’atmosphères. « Infernal Divide », plus posé et classique pour du Black, peine toutefois à nous faire poindre un début de corne sur le haut du front. Ce n’est pas le suivant, « In Death Comes the Great Silence », trop connoté SHINING, qui viendra nous redonner du poil de la bête. Celui-ci reste étrangement dans le même ton que son prédécesseur, avec heureusement, quelques passages bien foutu redonnant des couleurs au morceau et l’empêchant ainsi, de se noyer au fond du gouffre d’où il est sorti. Après quelques coassements de corbeaux et une batterie au taquet, c’est une mélodie presque pop qui vient nous tenailler le cerveau, avant de repartir, blast épileptiques et rage aux lèvres, vers des sphères plus belliqueuses. « What Hells Await Me » se veut plus orienté True Black et donne dans le sans compromis. Le Côté plus basique de « An Echo in Our Legends », malgré une Basse originale et malsaine lors des moments plus posés, s’éternise trop sur la durée avant que le titre n’explose, enfin, avec son final puissant et dévastateur. Le dernier titre « Malédiction », quant à lui, riche en plan guitare et en accélérations démoniaque, s’acoquine avec le Death/Trash et nous entortille les conduits auditifs avec une intervention en solo ultra technique et inspiré pour ensuite se terminer sur une rythmique lourde et pesante.
Même si l’ensemble de « In the Absence of Light » reste orienté Black, les divers plan plus technique et le son très (trop) propre de Peter Tagtgren (DIMMU BORGIR, IMMORTAL) donne un champ plus large à la musique d’ABIGAIL WILLIAMS et l’éloigne un peu de la cohorte True Black. Un Album qui ravira les amateurs de musique agressive et technique, mais qui risque de coller des boutons aux défenseurs du Black originel. Un son très carré et précis, loin des clichés véhiculés par les hordes infernales de seconde zone. Au moins, ABIGAIL WILLIAMS, même si il n’est pas du pur Black Métal, assure pleinement son rôle de trouble fête et démontre que technicité mélodique et diablerie sabbatique peuvent cohabiter de façon plutôt habile et intéressante. Malgré un changement de line-up en seulement deux albums, Sorceron a su garder la tête sur les épaules et nous donner, malgré quelques titres moins prenants, un album de haute volée.

Le site : http://www.myspace.com/abigailwilliams

Dave.






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