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AMBERIAN DAWN
" End Of Eden "

AMBERIAN DAWN End Of Eden

Spinefarm Records

Troisième album de Amberian Dawn, « End Of Eden » naît après le changement de trois des membres, et la signature du groupe par un troisième label... Sixième-six-sixième ça aurait été rigolo mais là ça montre plutôt une cadence dure à tenir... Prenons ces trois éléments dans cet ordre. Amberian Dawn, c'est un groupe Finnois mené par le claviériste, guitariste et compositeur Tuomas Seppala, et fondé en 2006 suite au break-up de Virtuocity, dont l'on retrouve ici, outre Tuomas, le bassiste Tommi Kurri, remplacé depuis par Jukka Koskinen de Wintersun, suite à un changement de line-up ramenant dans les rangs un autre alumni de Vituocity, le batteur Heikki Saari.
J'ai cité Wintersun, je peux encore nommer le tribute à Gamma Ray « Guardians Of Mankind » dont fait encore partie le guitariste Kasperi Heikkinen... parce que oui : Amberian Dawn est un groupe de Power. Dernier élément : troisième label. Ca fait en effet beaucoup pour seulement trois disques. Cependant, maintenant que les voilà chez Spinefarm, plus gros nom du pays, on peut espérer que les choses se tassent enfin...
Alors ce « End Of Eden », hmm ? « Plus lourd », « au son plus gros » dixit Tuoma. Le groupe veut en effet progresser. Il s'adjoint de plus les services des claviers de Jens Johannson et de la voix du tenor finlandais Markus Nieminen le temps de deux apparitions... Si la première n'étonnera personne dans ce cadre Power Metal, et fait déjà entrevoir un beau duel Tuomas/Jens, la seconde se justifie par la présence en guise de dueliste de Heidi Parviainen, officiant au micro depuis la formation du groupe en tant que chanteuse lyricisante... Et c'est en effet sur les terres de Nightwish que chasse le groupe.
Cela est évident tant par les lignes vocales (je vous renvoie aux Tarjissimes « Talisman » ou « Field of serpents ») que par l'écriture souvent très proche (« Sampo »), les arrangements étant de plus assez typés Sympho (« Come now follow », « Arctica » etc). Les autres influences sont tout aussi logiques : Within Temptation (« Come now follow » et « Ghostly echoes » où Heidi pense clairement à Den Adel), et peut-être Edenbridge (du moins pour « Blackbird »). Quant aux guitares, extrêmement néoclassiques, c'est plutôt typé Malmsteen (c.f. « Talisman » et « Sampo »), toujours mises très en avant, particulièrement pour les soli, qui sont invariablement virtuoses, généralement solides techniquement et, ma foi, pas si grossiers que ça avec leurs tendances Rock et leur vibe assez vivante...
A côté de tout ceci, nous sommes dans un domaine où le Power règne en maître. « Talisman », qui ouvre le disque, n'est ni plus ni moins qu'un canon du genre. Comme leurs concurrents, donc, Amberian Dawn se distingue avant tout par sa vocaliste. Et celle-ci est... trop fragile pour cette responsabilité. Très typé Tarja, son chant est trop lyrique et surtout trop faible. Rares sont les occasions où il sait faire preuve de puissance, et, si j'ai souligné quelques nuances, celles-ci ne sont ni assez prononcées ni assez imprévisibles pour justifier de plus d'intérêt de notre part que nous n'en accorderions aux modèles de Heidi.
Heureusement d'autres choses vont venir sauver ce disque. En effet, s'il a la mauvaise idée d'enchaîner en guise d'intro « Talisman » et « Come now follow », Power/Sympho ultra-convenu, le reste se montre moins navrant. « Arctica » et « Ghostly echoes » qui leur font suite sont des compos bien plus solides, la première avec une rythmique Speed subtilement allégée convenant du coup assez bien au chant fragile de Heidi, la seconde avec une rythmique étonnamment plus Heavy dont la lenteur et la longueur (les autres titres étant rarement longs) finit par suggérer un climat épique non déplaisant.
Il y a également quelques idées éparpillées ici et là qui confèrent à la seconde moitié de l'album une diversité au dessus de la navrante moyenne du genre : Les principaux responsables en sont « Blackbird » et « Field of serpents » d'abord, se différenciant d'un début d'album très homogène et typé malgré les deux compositions que j'ai mentionnées mais qui ne sortent pas des canons Power, puis ensuite « Virvatulen laulu » (oui oui en finnois) en duo avec Markus Nieminen dans un registre classique très convaincant rendu par un Tuoma décidément habile de la plume. « Field of serpents » que je mentionnais, est un morceau bâti sur une rythmique extrêmement originale, à l'instrumentation pas trop typée non plus et à l'énergie débordante par rapport au reste de l'album !
Enfin, le disque se conclut avec « War in heaven » qui est... une nouvelle surprise : lent et sombre, il rappelle Black Sabbath plus que Sonata Arctica et surprendra tout le monde. Rien, dans les neuf titres précédents, pas même « Field of serpents », ne m'avait laissé envisager une telle élasticité stylistique de la part du groupe. La ligne mélodique est écrite de façon adéquate et un chant masculin agressif vient rejoindre Heidi... Bel effort et beau final d'album pour le genre.
Ceci dit, le respect des stéréotypes reste de mise et la faiblesse toujours présente. Cet album ne se distinguera pas du reste de la scène Power, mais son écoute se justifie tout de même pour les quelques traits d'originalité qui le parsèment.

Le site : http://www.amberiandawn.com/ + myspace.com/amberiandawn

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