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DERDIAN
" New era Pt.3 Apocalypse "

D E R D I A N  New Era Pt.3. Apocalypse

Magna Carta

Le genre : power metal symphonique avec des dragons dedans.

On pense immédiatement à Rhapsody (sans fire), ce qui ravira les fans des premiers albums de Turilli. Les esprits chagrins évoqueront quant à eux leurs compatriotes de Nanowar (oui, avec un N) Rhapsodiens donc, les transalpins de Derdian ont cuisiné New Era Part 3 al' italiana : la gratte en avant, les claviers omniprésents (bon, tant pis), les arrangements pompeux, les churs grandiloquents. Soit un album qui s'écoute, j'en conviens, au premier degré.

En 2007, j'avais passablement chambré ce groupe à l'occasion de la chronique de New Era Part 2, reconnaissant l'ensemble bien exécuté tout en brocardant son côté scolaire sans grande originalité. Because le style (le trou métal symphonique), les compos de New Era Part 2 oscillaient dangereusement entre excellence et ridicule. Je dois reconnaître ici une évolution de type « changement dans la continuité » car si les lignes de chant ne cassent pas cinq pattes à un Grand Ver Ailé, les mélodies sont accrocheuses, les refrains bien sentis et les voix toujours justes. Avec force emprunts aux pointures du speed mélodique (Angra en tête, comme d'hab'), le chant plus direct qu'emphatique et la lead guitar incisive (mais chiante lorsqu'elle double systématiquement la voix) empêchent (parfois de justesse) les compositions de Part 3 de sombrer dans le Bollywood metal.

Pour cette musique qui s'assume comme « de genre », il n'y aura probablement ni deux poids, ni deux mesures (musique-mesure : humour !) : la moitié de l'auditoire appréciera la constance stylistique et la rigueur d'exécution, tandis que l'autre dénigrera la tendance « reader's digest » des influences épico-médiévales, renaissance, néoclassiques, héroïco-pouêt-pouêt.

En conclusion, une bonne surprise que cet album bien composé autant qu'agréablement interprété. Qui ne réinvente pas l'eau tiède, certes mais se laisse écouter : facile d'accès et point trop lassant malgré la succession des figures imposées. -Tavernier, une pinte et une gigue, nom d'un troll !

Les titres à retenir : celui d'exposition, «  The spell » , porteur de tous les marqueurs stylistiques attendus, le single ( ?) «  Black rose » , l'hymne martialo-speed Burn , le rigolo (est-ce volontaire, là réside le mystère) «  Revolt » , très « sympho », avec ses (faux) violons, l'interaction vocale féminine/masculine et son solo repiqué chez Tarantino (les cinéphiles reconnaîtront).

P.S. Bon, dix ans plus tard, ça n'est pas non plus la claque du King of the Nordic Twilight de la bande à Luca (et pis c'est tout !)

Le site : www.derdian.com

Bouteil Bout






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