Annonce : Ultrarock recherche des chroniqueurs et chroniqueuses, motivés, objectifs, passionnés, contact ici ;) ou msn: ess_ultrarock@hotmail.com (chat only)




EDENBRIDGE
" Solitaire "

EDENBRIDGE Solitaire

Napalm Records

Malgré son ancienneté et sa claire implantation au sein du « Metal Symphonique », Edenbridge peine toujours à s'imposer comme figure de proue du genre, sa discographie n'étant sans doute pas assez solide comparée à celle des grands noms de ce style… Et à chaque album, on confirme son statut de « presque aussi bon que Nightwish » sans parvenir à aller au-delà. Cela s'applique tout autant à ce nouveau « Solitaire » des autrichiens, 7 e album du combo proposé 2 ans après son prédécesseur, donc assez rapidement et comme nous allons le voir en tentant de placer la barre toujours un rien plus haut.

L'intro, « Entrée Unique », symphonique en diable et, ma foi, très réussie, montre les ambitions de Lavall pour ce disque, nous livrant ici une entrée en matière déployant le savoir-faire mélodique et harmonique que le groupe a désormais acquis, avec une mise en forme façon BOF laissant présager un opus sur-orchestré. En fait, le groupe ne va pas en faire trop, mais va effectivement doter « Solitaire » de très riches arrangements. Le morceau-titre, justement, qui fait suite à cette intro, est d'excellente facture, articulé autours de phrases mélodiques assez originales assemblées avec art. Le solo très fin s'insérant admirablement dans la partie instrumentale complète ce travail d'orfèvre. L'ambition ne va pas plus loin, on reste très Sympho, et le rythme franchement plus typé du refrain plombe un peu le tout. De plus, ce morceau réussi est suivi de « Higher » à la mélodie et au rythme beaucoup plus simple. Seule la belle chorale façon « Conquest Of Paradise » la traversant la sauve. Le reste du disque utilise les mêmes ingrédients : des compos réussies, et d'autres qui ne sont sauvées que par l'effort d'orchestration déployé par le groupe. Ces dernières sont par exemple « Come undone » à la mélodie peu entraînante bien que plus variée mais aux arrangements voix/instrumentation tout à fait réussie, et « Out of this world » à la mélodie tout aussi peu intéressante mais relevée par une utilisation maîtrisée de sons électroniques et une orchestration certes typée mais efficace, ainsi qu'un solo réussi (ca fait toujours son effet). De l'autre côté, nous avons « Skyline's end », à la mélodie bien moins typée, aux arrangements extrêmement travaillés et couplés à une guitare au très bon son (Lavall produit lui-même) se fondant admirablement bien dans l'orchestration, le tout nous proposant une partie instrumentale celtisante originale rehaussée de beaux arrangements vocaux. « Bon voyage vagabond », dans un registre bien plus guitaristique, est une autre réussite, aux arrangements plus modernes et avec des choix instrumentaux différents, comme ce solo classieux au milieu de modulations surprenantes et ce piano style Lawrence d'Arabie débouchant sur une partie rythmique plus Metal… Citons aussi « Further afield » aux orchestrations plus variées et plus épaisses, curieusement introduite par quelques notes japonaises, débouchant sur des parties de guitare plus efficaces et au son plus imposant, mais tout cela pour une mélodie au final typée Speed. Et tant qu'à faire citons aussi « A virtual dream » pour compléter cette image du disque, avec ici un morceau bien plus orienté 6-cordes, plus dynamique, au rythme plus poussé et recelant de belles lignes de basses, là aussi dues à Lavall, qui opte de nouveau pour les chœurs BOF de « Higher » et un son de guitare « à l'ancienne » pour son solo. Le disque s'achève sur une reprise du thème d'ouverture qui m'a paru plus symphonique, plus ambitieux, pourvu de chœurs plus dramatiques, mais sans doute car entre ces deux écoutes c'est une face sombre insoupçonnée de Edenbridge qui nous a été révélée. « Brothers Diamir », morceau le plus ambitieux, précède cette outro et se révèle construit en forme de balade, introduit par une guitare aux arpèges plus recherchés puis passant par un certain nombre de changements pour des parties de plus en plus emphatiques finissant par briser cette impression initiale de balade, sans toutefois complexifier le propos.

Malgré l'ambition de composition cette impression de simplicité est déconcertante. Ce qui l'est encore plus est l'interprétation très statique du tout : rythmes plats, guitares linéaires... même le chant ne cherche pas d'émotion particulière. Sabine sait se faire ici plus vive (« A virtual dream »), ici plus Rock (« Bon voyage vagabond ») ou moins Metal (« Solitaire ») mais de façon purement utilitaire… Ce manque de relief est peut-être ce qui fait défaut aux disques du groupe pour que l'un d'eux parvienne à se faire remarquer comme un « canon du genre » dont Edenbridge aurait besoin pour enfin passer dans cette équipe de tête.

Le site :  www.edenbridge.org + www.myspace.com/edenbridge

the_outcast

 






Meet ULTRAROCK at  :





E-mail: ultrarockcontact@free.fr 
Design
: www.essgraphics.fr