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GEORGES BELLAS
" The dawn of time "

GEORGE BELLAS The Dawn Of Time

Lion Music

George Bellas est vraiment en passe de devenir une référence, si ce n'est déjà fait : Après avoir fait ses armes avec les anciens de UFO (Phil Mogg et Pete Way) et Royal Hunt (Mark Boals et John West) il s'impose désormais en solo comme acteur majeur de la scène guitaristique. Ce nouvel album, « The Dawn Of Time », est bien là pour le confirmer : ambitieux disque conceptuel autours de la naissance de l'univers, une fascination de longue date pour George, il se démarque également de son prédécesseur en le prenant à rebrousse-poil, preuve d'une évidente volonté de faire évoluer sa musique sur le long terme.

C'est donc à un album particulièrement long que nous avons droit (19 titres), mais frais dans l'esprit : compositions raisonnablement courtes, toujours mélodiques et souvent simples, elles s'éloignent volontiers du Prog pour fouiller un maximum d'horizons, à l'inverse de leur prédécesseur « Step Into The Future », donc, qui s'enfonçait aussi loin que possible dans la complexité et la technicité à la faveur d'une longue plage instrumentale envahissant la totalité de l'album, et poussant parfois ses ramifications jusqu'au domaine de l'atonal. Ici, retour en arrière. De ces expérimentations on ne retient que le duo gagnant formé avec le batteur Marco Minnemann, et évidement l'orientation toujours totalement instrumentale. En revanche pour le reste on tourne la page : la conception est toute différente, et la réalisation aussi, avec un son volontairement allégé et une instrumentation à laquelle on cherche à donner un nouveau caractère, particulièrement la basse qui se fait plus présente. La musique est donc beaucoup plus fraîche et légère, plus traditionnelle aussi. Absolument tous les morceaux privilégient la mélodie, certaines parties de guitare ressemblant d'ailleurs fort à des lignes vocales. Les mélodies sont rarement complexes, et se détachent même totalement du Prog pour nombre d'entre elles. Pareil pour l'orchestration, et, côté stylistique, on va chercher dans les domaines les plus classiques possibles, avec des compos bâties sur de simples rythmiques Heavy (« Machine man » et « Nightmare awoken ») voire des riffs Hard Rock (« Glimmering stardust »), ce qui va comme un gant au format des titres, brillant souvent simplement par leurs riffs. Et George tente de multiplier les ambiances différentes, avec nombre de titres étalant sans honte leur simplicité et légèreté, comme « Always at my side », et d'autres oubliant la réputation de technicité que George a à défendre pour s'amuser à ressortir des saveurs 70s comme « Voyage to triangulum » ou d'autres Rocks classiques pleins d'orgue, jusqu'aux sons Blackmore de « Mystical dream » et « Eletromagnetic », en passant par le riff quasi-AC/DC de cette dernière et son caractère presque vocal... Le jeu même de George ne rechigne pas à troquer la carte de la virtuosité pour celle de la sensibilité, voire délicatesse, comme celle de « Voyage to triangulum » et d'autres titres indiquant qu'à côté de Malmsteen George apprécie aussi la mélodicité d'un Gary Moore, d'un Santana, la finesse du toucher d'un Jeff Beck, voire la luminosité de Roy Buchanan. Mais n'allez pas croire Yngwie si loin que ca! Après toutes ces nouveautés pointées du doigt, il convient de préciser que, même sur les titres les plus simples, même les moins Prog, George shredde... eh oui, encore et toujours. Certaines parties sont même conçues à cet effet (c.f. « Cyclone »). Le néoclassique envahit également souvent le terrain laissé en friche par le prog avant qu'autre chose n'y pousse, jurant particulièrement sur les titres les plus Rock comme « Voyage to triangulum » de façon parfois pénible... Donc, simplicité il y a, oui, mais pas revirement non plus.

D'un autre côté, comment lui en vouloir? Lorsqu'on a une telle technique (ah ce « Metropolis »...), eh bien on s'en sert. A côté de cela, comme nous l'avons indiqué, un minimum de place est laissé au côté plus expressif de son art, éclatant sur « Always at my side » par exemple, morceau respirant le plus, mais aussi sur un « Machine man » autrement plus écrasant... Alors, shredder ou pas, impossible de ne pas voir le nombre de cordes dont dispose l'arc de George. N'en reste pas moins qu'on aurait apprécié de voir cette face plus simple s'exprimer librement ne serait-ce que le temps d'un album. Car il aura bien l'occasion d'en proposer d'autres, qu'il se rassure.

Le site : www.georgebellas.com  + myspace.com/georgebellas

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