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GRIMMSTINE
" Grimmstine "

G R I M M S T I N E   Grimmstine

Metal Heaven

« Grimmstine » kézako ce drôle de nom ? C'est en fait Steve Grimmett de Grim Reaper associé à Steve Stine, guitariste de Methuselah... Bah, c'est toujours mieux que les Steve Brothers, ou les SS (à la ABBA, hihi). Pour compléter cette fine équipe on a droit à la section rythmique d'un groupe du North Dakota, dont Stine est également originaire... Car Grimmstine est avant tout, à l'image de sa pochette, l'association d'un vocaliste britannique à une équipe 100% ricaine... cela ne laisse pas forcément augurer du pire pour le résultat. Qu'en est-il donc ?

C'est plutôt l'aspect side-project de la chose qui pourrait faire peur, d'autant que la galette s'ouvre par une sorte d'intro mélancolique tout en arpèges pour le moins incongrue... Mais dès l'arrivée de « 911 » le ton est donné : on reste dans le Heavy Metal, fidèle aux racines des deux protagonistes du projet... Un heavy qui s'avère pour l'instant assez True, assez teuton... assez Dokken, disons. Mais la donne changera au fil des titres, et dans les deux sens : d'un côté, des titres comme « Supernatural », « Got nothing but time », « Prisoner », « Take this air » ou encore « Afraid of the dark » montrent dans un premier temps le caractère du disque essentiellement orienté vers la lourdeur, les mélodies Heavy et des soli allant puiser dans les 80s, du côté de chez Adrian Smith. Les rythmes n'hésitent pas à ralentir, mais toujours dans un esprit de lourdeur et puissance... du Heavy, quoi. Ce caractère lourd domine par rapport aux quelques titres plus speed comme « To catch a killer » et qui ne s'imposeront pas comme caractéristiques, desservis par de moins bonnes mélodies et essentiellement placés stratégiquement comme démonstration de l'équation « lourd + speed = puissant ». Tout ce climat décidément bien heavy rendra donc tranchants les quelques écarts, comme en premier lieu la ballade « You'll never know », à laquelle vous auriez cru échapper petits malins hein mais non ils nous ont bien eu. Les autres éléments qui sauteront aux oreilles pour les mêmes raisons seront des riffs, comme celui de « You give me love », dénotant particulièrement, des mélodies extra-terrestres (celle de « This doesn't look like love to me » est du pur Rock), et la blague finale, « To sing a lullabye » qui porte bien son nom, interprété comme une chanson des années 50...

Que retenir de tout ça ? Eh bien du gros Heavy qui tâche, plus lourd que la moyenne, un rien plus agressif, des rythmiques essentiellement lentes et puissantes, des soli toujours rentre-dedans mais rarement originaux, au mieux rétros, et des vocaux extrêmement solides, cela va de soi mais signalons-le quand même, qui n'hésitent pas à tenter de petites modulations par-ci par-là... Un effort honnête, donc, et une réalisation irréprochable. Mais, inutile de le pointer du doigt également, on n'a pas réinventé l'eau chaude, le Heavy n'attendait pas les frères Stevie... Ceci dit pour tout fan de Heavy difficile de ne pas prendre un minimum de bon temps à l'écoute de Grimmstine, c'est juste que l'écoute en question n'aura probablement pas à être renouvelée de nombreuses fois. Du bon Heavy, mais guère plus.

Le site : http://stevegrimmett.co.uk/ + http://www.myspace.com/grimmstine

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