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HUNGRYHEART
" One ticket to Paradise "

HUNGRYHEART One ticket to Paradise

Tanzan Music

Ciel quelle pochette peu engageante... « One ticket to paradise » est le second album de Hungryheart, combo italien de 1998 s'étant fait un nom dans le Mélodique avec sa première sortie. Cette seconde vise exactement le même public, à savoir les fans de Whitesnake et Bon Jovi (tous les 2 dans leur mauvaise période), avec simplement un peu plus de moyens (et with a little help from their friends Alessandro del Vecchio, clavier de Glenn Hughes, qui ici mixe aussi, et Nicolo Fragile de Gotthard).

Du Whitesnake des pires slows et du Bon Jovi le plus Pop Rock, oui, voilà qui est aussi peu ragoûtant que la pochette. « Stand up » qui ouvre l'album étale une mélodie Rock monotone comme seuls les groupes AOR savent en faire, entonnée par la voix ultra-typée de Josh Zighetti, mais cependant rauque, et... ma foi on se laisse prendre. Devant tant de conviction, difficile de résister. C'est que les bougres savent y faire aussi. Pour preuve ce subtil petit piano qui vient soutenir tout ça l'air de rien : bref, ils maîtrisent leur sujet. Le morceau-titre arrive, soutenu par une excellente basse et Hungryheart se révèle plus Hard. La mélodie, les motifs de guitare... Zighetti redouble d'entrain et, encore une fois, on le suit, malgré l'absence d'intérêt de la compo. Là encore la discrétion des claviers ultra-typés révèle le même professionnalisme. Alors donc, laissons-les faire. L'album se partage entre des morceaux Hard FM du même calibre, comme « Boulevard of love » (vous aussi ça vous évoque Street of dreams ? Eh oui même les titres sont 80s!), au chant toujours aussi vivant et aux parties de guitare plus intéressantes (on y décèlerait un rien de Bettencourt), « Angela », à la superbe guitare rythmique et au chant redoublant (de nouveau) d'intensité, « Let's keep on tryin' » et « Love is the right way » qui lui sert d'intro, son ambiance à la Wanted Dead or Alive et sa lourdeur beaucoup plus prononcée, ainsi que « Just a little closer » et « Get lost » qui partagent avec la précédente un aspect Glam plus appuyé, et, pour faire juste mesure, notre lot de sucreries avec la ballade ultra-typée « Let somebody love you » et « You won't be alone », encore pire... A côté de ça, une reprise (hommage ?) de « Man in the mirror » de Michael Jackson relooké FM constitue une curiosité plutôt anecdotique. Au final, l'album s'avère assez équilibré, ne privilégie pas les ballades, judicieusement vu leur qualité, et balaye assez loin dans le Hard pour nous offrir autant de variété que le peut cette musique si restrictive. Niveau équipe, on a un chanteur que vous avez pu deviner contagieux d'entrain, à la voix certes typée mais pas si désagréable que ça, et surtout un guitariste que je n'ai évoqué que pour le louer, Mario Percudani (qui perd son temps dans Hungryheart si vous voulez ou pas, d'ailleurs mon avis). Malgré ce professionnalisme que je n'ai cessé de confirmer (ce que je refais, car c'est lui qui sauve les pires compos que j'ai évoqué comme « Let somebody love you » dont le final est généreusement enrobé d'arrangements), de grosses erreurs font tâche, erreurs décidément inhérentes au genre : « A million miles away » est peut-être le morceau le plus intéressant du lot car le moins typé, celui où les musiciens vont le plus loin dans leur travail. Débutant par un excellent couple batterie/piano soutenu de motifs de guitare exceptionnellement expressifs, il laisse place à une rythmique de batterie des plus réussies dont le thème mélodique jouit de la mise en relief, mais seulement pour se voir aplatir dès l'arrivée du refrain standardisé. Sur « Angela », dont j'ai loué le travail de la guitare, impossible d'en profiter tant les sonorités eighties refusent de nous laisser de l'air. Quant à « Just a little closer », elle a l'étonnant bon goût de troquer ces infâmes claviers pour un orgue 70s (si !) mais, allez comprendre, c'est sur celle-là que Josh décide de faire une pause (probablement moins à l'aise sur cette ambiance plus agressive). Heureusement, Mario et sa Wah sont là derrière pour assurer.

C'est sans doute ce qui sauve l'album de manière générale, la présence de cette indéfectible rythmique toujours présente pour relancer la machine, chose que le chant, aussi dynamique qu'il soit, peinerait à faire seul devant ce manque d'originalité mélodique. On a donc une équipe gagnante, ce qui lui permet de relever le défi risqué du disque « plus 80s qu'il y a 20 ans », défi qui séduit de plus en plus de monde actuellement... Masochiste de monde.

Le site : www.hungryheart.it + myspace.com/hungryheartofficial

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