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IRON FIRE
" Metalmorphosized "

IRON FIRE Metalmorphosized

Napalm Records

Amis du True Metal, bonjour! Bienvenue dans l'univers fantastique de Iron Fire. « Metalmorphosized » ? Ohohoh le jeu de mots ! Que la force du Metal soit avec vous, guerriers, héros et chevaliers. En cet an de grâce 2010, voici l'heure pour le Feu de Fer de fêter sa belle carrière de bombardements atomiques, rafales de boulets de canons et autres tonnerres de métal lourd. Eh oui, « Metalmorphosized » est pour Iron Fire l'occasion de célébrer ses débuts, comme il se doit d'un groupe de True Metal né pour célébrer le Metal, chanter ses louanges et répandre sa bonne parole.
Alors fermons les yeux et remémorons-nous les débuts du groupe lorsque Iron Fire n'était qu'un fil de fer rougeoyant. C'était en 1995 (tout de même !) dans les sauvages terres du Danemark, et le groupe s'appelait alors Misery. Lassé d'être taxé de combo gothique (mon interprétation) il se rebaptise Decades Of Darkness, mais, ne décrochant que des contrats dans des festoches Doom (non, ce n'est donc pas ça ?), ils adoptent « Iron Fire ». Là c'est sûr c'est clair, Heavy Mother Fucking Metal comme nom ! Vous avez raison, l'ambigüité est mère de bien des vices.
Poursuivons la saga héroïque. Nous en arrivons donc en '98 où la première démo du groupe va finalement lui attirer le succès... et, en 2000, voici enfin leur première offrande discographique qui déboule dans les bacs. Hallelujah ! Dix ans plus tard, pile poil, par un an de plus ni un de moins, on sort donc les cotillons. Entre les deux, quatre autres albums auront défilé, tous plus lourds, mythiques, héroïques et destructifs les uns que les autres (notre pauvre monde l'a bien mérité) et un défilé de membres laissant Martin Steene seul capitaine à bord de l'indestructible navire.
A ses côtés, le fidèle écuyer Marc Masters laisse les deux guitares à Kirk Backarach (c'est une image, hein, sa gratte il a dû l'emporter avec lui) au sein du donc désormais quartet. Qu'à cela ne tienne, le son ne risque pas de s'affaiblir. D'autant que Martin a invité la quasi-totalité de ses ex-collaborateurs à son goûter d'anniversaire ! Eh oui la guest-list de « Metalmorphosized » parcourt la quasi-histoire du groupe... bien à propos, avouons-le.
La tracklist aussi, en fait, n'étant composée que de morceaux inédits des années passées plus quatre nouvelles compositions. Comment ça sonne ? Eh bien il y a des influences Indus, Néo, Ben quoi ? À question idiote, réponse idiote. Il y a des riffs lourds, des guitares grasses et des vocaux puissants, Iron Fire est un fucking groupe de True Metal ! Bon, faisons le point quand même : les quatre nouveaux morceaux sont bien dans la droite lignée du back catalogue de Iron Fire et sonnent exactement comme les huit anciens titres ici présents. Le son est également identique puisque tout a été réenregistré, et avec soin tant ce son n'a en rien à pâtir de la comparaison avec « To The Grave », d'ailleurs paru il n'y a qu'un an comme s'en rappelleront les lecteurs réguliers d'Ultrarock.
Donc le gâteau n'a pas été cuisiné à la va-vite. Et, pour être honnête, pas avec des produits de deuxième qualité non plus. Je m'attendais à des déchets des albums précédents mais presque tous les titres tiennent la route. Les nouvelles compositions s'y fondent sans problème et l'ensemble est parfaitement homogène. Kirk se débrouille tout seul comme un grand et aucune perte de puissance n'est à déplorer.
Une bonne surprise, donc. Côté écriture, un léger effort montre que le groupe ne se laisse pas non plus totalement aller à cette confortable position de groupe True où l'originalité est optionnelle. Les arrangements sont très soignés, quelques parties de guitare montrent une certaine finesse (« The graveyard » par exemple) et les soli miracle se suivent sans se ressembler (c.f. « Reborn to darkness »). Ca s'arrête là bien-sûr ; le reste, c'est le même bon vieux Heavy Metal, tout en cavalcades et refrains guerriers. Mais... ça fonctionne. Le minimum de qualité mélodique est présent pour transformer « Left for dead » ou « Riding throught hell » (pourtant plus que classique) en morceaux prenants, entraînants et diablement efficaces... Ce ne sont pourtant que de bêtes mélodies sur des rythmiques ultra-standard, mais que voulez-vous... c'est ça un bon groupe de Heavy Metal (car ça existe!).
L'écriture, donc, en reste là, et ne propose en sus de ce lourd métal que les touches épique (« The underworld », chanté par Ivan Grosmeyer) et classique (au sens Heavy 80s du terme, avec « Still alive ») nécessaires. Un petit speed par ci (« The graveyard »), un morceau lent par là (« Crossroad »), et voilà le plus vrai que vrai album True. Saupoudrez de Power (surtout « My awakening ») et servez à votre public de Metal Warriors. J'ironise, mais n'empêche, la mélodie moins évidente de « Back in the fire », ou l'instrumentation de « The graveyard » montrent une volonté du groupe d'aller de l'avant, qui se concrétise enfin avec « Phantom symphony », longue pièce ambitieuse comme le groupe n'en a jamais écrit. Il va y aller, de l'avant ? Espérons que l'idée restera une fois la fête d'anniversaire finie !
Pour le reste, c'est le plus Iron Fire-issime du groupe qui fait mouche : la puissance mélodique (« Riding throught hell ») et la profondeur rythmique (Left for dead »). Ca ne pousse pas à avancer... Comprenez-moi bien, j'adore de True Metal, mais bon... « Metalmorphosized » n'est-il pas la preuve discographique qu'en dix ans le groupe propose la même chose? Ca pourrait être le septième album du groupe qu'on ne verrait pas la différence avec cette quasi-compilation. M'enfin, dix ans de foi métallique ça se salue alors Up the Irons et célébrons ce qu'il y a à célébrer, à savoir une détermination musicale intacte. Tant pis si ça ne nous fait pas avancer. Le groupe, lui, ça lui donne d'ailleurs carrément envie de regarder en arrière : leur prochain projet est une reprise de Virgin Steele pour un tribute... Des fois je me dis qu'ils ont raison, autant ressortir les vieux chaudrons, la soupe est toujours plus goûteuse.

Le site : www.ironfire.dk  + myspace.com/officialironfire

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