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JOE SATRIANI
" Black Swans and Wormhole Wizards "

JOE SATRIANI Black Swans and Wormhole Wizards

Epic Records

Le genre : the Satch is back.
Après l'escapade supergroupale Chickenfoot en (bonne) compagnie de Sammy Hagard (ex-Van Halen, ex-Montrose), Michael Anthony (ex-Van Halen) et Chad Smith (ex-Red Hot Chili Pepper), le cru solo Satriani 2010 s'avère être un classique d'excellente tenue, exempt de surprise. Les connaisseurs retrouvent le Satch tel qu'en lui-même, mi-surfer d'argent, mi-bluesman. Il démontre (comme si c'était encore nécessaire…) son aisance instrumentale et son feeling, toujours mis au service d'un insolent talent de composition. En effet, ce qu'on ne pourra pas lui retirer, c'est cette capacité à pondre des albums instrumentaux bourrés de technique guitaristique et pourtant pas chiants. Même si certains titres en rappellent (furieusement) d'autres, plus anciens, l'écoute ne s'avère jamais lassante pour le non-instrumentiste. Satriani ne fait pas des disques pour gratteux et c'est tant mieux !
Vingt-trois ans après la sortie de Surfing With The Alien, Joe Satriani a depuis longtemps gagné sa place aux côtés des Santana, May, Knopfler et consorts. Marque des grands : on le reconnaît au bout de deux notes. Et de replonger immédiatement dans ce jeu caractéristique, au phrasé et au sustain reconnaissables entre tous. Domaine de prédilection de Joe, on prend particulièrement plaisir à retrouver ses mélodies aériennes et plaintives, ces space-blues particulièrement expressifs. Nous avons ici à faire avec un album agréable, certes minimisant la prise de risque artistique mais alternant judicieusement les ambiances : tantôt heavy, tantôt blues, tantôt jazzy (avec quelques sons de piano bienvenus). S'il est vrai que l'effet de surprise ne joue plus ( Alway With Me, Satch Boogie, Echo, Summer Song , quelles claques en leur temps, tout de même), c'est avec un réel plaisir qu'on écoutera encore en 2010 Papy Satriani jouer du hard blues. On l'aimerait probablement plus inspiré, se renouvelant, peut-être un peu moins plan-plan. Par exemple, un titre comme The Golden Room prend le temps d'installer une ambiance orientale agréable (quelque part entre Kashmir et Loreena McKennitt) mais nous laisse sur notre faim parce qu'il ne décolle jamais vraiment. Cependant, les amateurs du Satriani perdu au début des années 2000, au détour d'expérimentations technoïdes, ne trouveront que peu de matière à bouder.

Les titres à retenir : Premonition, Dream Song, Pyrrhic Victoria, Light Years Away, God Is Crying .

En conclusion, un album qui semble réaliser la synthèse du meilleur du Satch, depuis les envolées aériennes (forcément) et intersidérales de Flying In A Blue Dream jusqu'au blues-papier-de-verre de Joe Satriani (l'album rouge éponyme avec Manu Katché et Nathan East) en passant par la technicité toute maîtrisée de The Extremist. La folie novatrice de l'Alien en moins, la tempérance de l'aîné en plus ?

P.S. Ah ! Sa(tch)gesse, quand tu nous tiens…

Le site : www.satriani.com

Bouteil Bout






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