Annonce : Ultrarock recherche des chroniqueurs et chroniqueuses, motivés, objectifs, passionnés, contact ici ;) ou msn: ess_ultrarock@hotmail.com (chat only)




JON OLIVA'S PAIN
" Festival"

JON OLIVA'S PAIN Festival

AFM Records

Jon Oliva tient la forme... Tournée , projet de DVD, et voici que déboule ce nouvel album de son Jon Oliva's Pain, « Festival ». Ceci-dit il nous fait aussi des cauchemars, le Jon, et c'est l'un d'eux, lors de sa tournée européenne, qui lui aurait inspiré le concept de ce disque, si concept il y a, car il s'agit plutôt d'une couleur d'ensemble, qui détache fortement cette nouvelle livraison de Jon de sa précédente, bien plus expérimentale... C'est effectivement à un retour au Heavy que nous sommes ici invités, presque celui de Savatage...
Le morceau d'ouverture, « Lies », est très révélateur. Hargneux, agressif, chanté de manière très Savatagienne par Jon, c'est un in-your-face Heavy Metal on ne peut plus traditionnel, et fort énergique, dans lequel Jon règle ses comptes avec tous les parasites qu'a connu Savatage. Violent et agressif, donc, back to the roots. Ceci dit on n'est pas rentré au bercail Savatage pour autant, non, il s'est simplement rappelé à notre doux souvenir. Nous avons ici un mixage de la voix qui rend la dissemblance avec Savatage notable, et des guitares toutes différentes, avec quelques rythmiques à la Maiden d'un côté donc traditionalistes et d'un autre côté des harmonisations très originales dignes de Queen... Jon n'oublie donc pas pour autant ses envies plus expérimentales en quelque sorte, même pour ce disque Heavy. Celles-ci se manifesteront essentiellement dans les lignes de guitares, ici très présentes de toute façon, peut-être du fait que Jon a composé la quasi-totalité des titres sur l'instrument (dont il joue même ici par moments), ce qui peut expliquer aussi le caractère éminemment Heavy du tout. Ces guitares nous gratifieront par exemple de breaks jazzy détonants au milieu des parties instrumentales de « Afterglow », et le morceau-titre dont Jon est lui-même l'auteur de la ligne de guitare si interpellante usera de force chorales et autres moyens orchestraux pour recréer ce « festival cauchemardesque » à la Cooper que Jon voulait ici traduire.
En dehors de ça, en revanche, la musique est essentiellement lourde (souvent très) et traditionnelle. La recette fait miracle dans la première moitié du disque (« Death rides a black horse », « Afterglow » de nouveau où le chant de Jon n'a définitivement rien perdu depuis Savatage...), moins sur la seconde, essentiellement du fait de mélodies moins inspirées (en particulier « Living on the edge » et « I fear you ») et sans doute de la multiplication des ballades ou semi-ballades (la pianistique « Now » - pour Criss - très Trans-siberienne, « Winter haven », plus quelconque, et « Looking for nothing », cette dernière étant tout de même emmenée par de magnifiques guitares). Quelques éclairs par endroits rappelleront les meilleurs moments de la première partie (le clavier surgit de nulle part de « I fear you » ou le final très inspiré de « The evil within », meilleur moment de cette deuxième partie) mais on a baissé de régime... Ceci-dit ne nous décourageons pas, nous tenons là une bonne moyenne. Jon fait des merveilles sur « The evil within », « Living on the edge » se pardonne par son irrésistible rythmique, et la très bonne impression de l'enchaînement des 4 premiers titres ne se dissipe tout de même pas d'ici la fin du disque.

« Festival » se repose malgré tout un peu trop sur ce premier feu d'artifice de titres d'ouverture, où se mêlent décidément tous les ingrédients les plus savoureux du disque, les vocaux irréprochables de Jon, les magnifiques rythmiques on ne peut plus Heavy de « Afterglow », de « Death rides a black horse » en particulier, les guitares tantôt harmonisées si originalement sur « Lies » et « Death rides a black horse », tantôt mélodiques au son très 80s sur « Festival », sur « Afterglow » et sa merveilleuse partie instrumentale... Un sans faute. Il ne dure que 4 titres, certes, mais on ne demandera pas à être remboursés pour autant. Un disque extrêmement solide, et puis, un retour aux racines de la part d'un musicien de Savatage est toujours plaisant, surtout de la part de Jon qui repartira de l'avant, n'en doutons pas, en nous proposant de nouveau quelque chose de différent à l'occasion du prochain album de son Pain comme il nous a déjà prouvé en avoir les ressources.

Le site :  http://www.jonoliva.net/index2.html + http://www.myspace.com/jonoliva

the_outcast






Meet ULTRAROCK at  :





E-mail: ultrarockcontact@free.fr 
Design
: www.essgraphics.fr