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KISKE - SOMMERVILLE
" KS "

KISKE-SOMERVILLE KS

Frontiers Records

Le genre : come back to metal world (ou presque).

Tout arrive ! Vous rêviez, comme votre serviteur, de retrouver LA voix d'Helloween dans un univers metal ? Ses (nombreuses) apparitions cachetonnesques vous avaient maintes fois mises l'eau à la bouche (Avantasia en tête mais aussi Revolution Renaissance, entre autres). Ses projets solo vous avaient fait vous languir (Place Vendôme, excellent mais AOR ; sous son nom très mélodique mais volontairement dé-métallisé). Réjouissez-vous à présent car, qu'on se le dise, il semble que la page « je boude » soit tournée: Michael « je ne chante plus de metal » Kiske est de retour !

Membre de l'écurie Frontiers, le teuton à la voix d'or a été branché par le patron de son label avec la chanteuse américaine Amanda Somerville (qui a remplacé la chanteuse d'Epica, malade, à l'occasion de la tournée US avec Symphony X et apparaît en guest sur le Ghost Opera de Kamelot). Une équipe de tâcherons de luxe a sitôt été réunie autour des deux divas, chargée de leur mitonner aux petits oignons des supports vocaux sur mesure. Force est de constater que les zicos en question ne sont pas des manches ! Mat Sinner (Sinner, Primal Fear) à la basse et aux manettes et Magnus Karlsson (Last Tribe, Starbreaker, Allen/Lande, The Codex, Primal Fear) à la guitare sont les principaux compositeurs. Sander Gommans (After Forever) intervient à la gratte et à la compo… Excusez du peu ! Ajoutez à ce beau linge le claviériste et compositeur Jimmy Kresic (Voodoo Circle), les batteurs Martin Schmidt et Ramy Ali et sachez encore que Somerville a coécrit trois titres avec Gommans.

Le résultat est un album, certes à mon goût trop porté sur la ballade mais qui regorge de refrains imparables sur des titres immédiatement mémorisables, très efficaces et admirablement interprétés. L'univers plutôt heavy pop d'Amanda s'y marie à merveille avec les aspirations « hard new wave » de Michael (grand fan de Bono) mais c'est surtout l'alliage de leurs deux timbres qui est à tomber par terre : vraiment complémentaires, ils réalisent des duos à la fois équilibrés (personne ne volant la vedette) et chantés dans un esprit classique (chacun interprète son personnage et les deux dialoguent). Ce n'est pas un hasard : ces vocalistes ont participé auparavant à plusieurs metal opera. Somerville avait coécrit avec Sascha Paeth et Miro Rodenberg l'excellent Aina en 2003 (avec Kiske en guest), Kiske a accompagné Tobbias Sammet sur le projet Avantasia et les deux se sont retrouvés sur The Scarecrow en 2008.

Guitares affûtées, rythmiques aussi lourdes qu'entraînantes, compositions « tu peux pas lutter » ciselées au service de la mélodie, arrangements orchestraux plus petits samples gothico-atmosphériques et ces vocalistes d'exception qui maîtrisent totalement leur sujet sans effort apparent et laissent libre cours à l'émotion : pourquoi se priver d'un tel bonheur ? Je vous concède que les cinq premiers titres jouent une division au-dessus de leurs suivants (qui peuvent passer pour du remplissage) mais il faut entendre le niveau des trois premiers ! Le seul vrai reproche, j'en remets une couche, c'est l'abus de ballades, qui plombent l'atmosphère et finissent par faire soupirer l'auditeur après un titre un poil rentre-dedans, à l'image du premier. Ceci écrit, l'ambiance de l'album, qui traite principalement des difficultés sentimentales, est volontairement nostalgique voire mélancolique, un peu dans l'esprit du travail de Karlsson avec Starbreaker. Soit un metal assez consensuel qui repose sur des fondations hard rock, (très) produit à la sauce heavy et modernisé via de minutieux arrangements. A vous de voir si vous encaissez ce genre musical. J'ai pour ma part été conquis par ce disque de hard'N'heavy à l'esprit finalement plutôt pop sous des arrangements metal, au gros son hautement défini et à la production impeccable.

Je vous ajoute pour finir la bonne nouvelle : Mickael est vraiment de retour et bientôt en groupe (le premier depuis son départ d'Helloween en 93) avec ses deux collaborateurs au sein de Place Vendôme Dennis Ward (Pink Cream 69, basse et prod. évidemment) et Costa Zafiriou (Pink Cream 69, batterie) plus Mandy Meyer (ex-Gotthard, ex-Krokus, guitare). Ce supergroupe qui enregistre actuellement se nomme Unisonic (site Internet actif avec du son). A suivre donc.

Les titres à retenir : le Nothing left to say d'ouverture, power entraînant, le remarquable duo à la mode gothique Silence (la vidéo diffusée sur le Net vaut le détour pour y admirer un Kiske parfaitement immobile sur un flight case), la plage 3 If I had a wish , sorte de mélange des deux tendances des deux titres précédents, la déchirante ballade symphonique End of the road .

En conclusion : si tu aimes les émois du cœur et les élans vocaux (ou l'inverse), voici un excellent disque de metal mélodico-atmosphérique, plus efficace tu meurs (de chagrin).

P.S. Goûté et approuvé, pour « les rythmes de batterie et le mélange des deux voix quand le monsieur et la dame chantent l'un après l'autre » par Galwen, 4 ans ½, graine de chroniqueur. Quand Ultrarock vous dit que le metal est intergénérationnel...

Bouteil Bout






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