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MISTHERIA
" Dragon Fire "

MISTHERIA Dragon Fire

Lion Music

Sorte de Elton John du Metal, l'italien Giuseppe Iampieri est le cœur de Mistheria, projet Metal gravitant autour de ses claviers. Pour une fois que les guitares sont reléguées au second plan, on ne va pas se plaindre, me direz-vous. Musicien de studio renommé, il a œuvré pour des noms tels que Bruce Dickinson avant de se lancer en solo en 2004. Et, « Dragon Fire » le prouve, il a eu diablement raison.
Mistheria est en effet un projet à la fois Néoclassique et Progressif, pas entre les deux mais vraiment les deux à la fois, avec même un peu de Power et une dose de Heavy, vraiment de quoi satisfaire tout le monde, sans qu'un élément n'éclipse les autres. Le centre des compos est donc l'instrument de Giuseppe, mais si toutes les guitares pouvaient se contenter de la place qu'il se réserve alors bien des groupes Metal seraient moins pénibles à écouter.
Il faut dire, aussi, qu'il ne cède pas la place au premier venu car cet album regorge d'invités de marque... Ainsi, la guitare que vous verrez passer sans complexe au premier plan sur « Lies & deception », « Eye of the storm » ou le morceau-titre éclipse Giuseppe par sa virtuosité et pour cause : elle est l'œuvre de Georges Bellas (c.f. chronique sur Ultrarock, pour comprendre ce que George peut apporter à un tel projet – et Giuseppe ne s'y trompe pas en lui laissant le devant de la scène sur quatre titres), pour les deux premiers titres. Et ce chant ultra-solide portant ces deux mêmes titres n'est dû à rien de moins que... Rob Rock et Mark Boals respectivement ! Anecdotiquement, belle réussite pour Giuseppe de voir Rob venir chanter pour lui alors que, encore musicien de studio, il jouait pour Rob !
Mais il le mérite, il le mérite... Musicien doué, il est de plus fort habile de la plume, signant des titres très puissants tout en étant traditionnels, et très variés tout en étant assez évidents. Une belle mixture, quoi. « Dragon fire » donne dans le néoclassique par ses orchestrations mais dans le Prog par ses lignes de chant (dues à John West, présent sur la majorité des titres), « Lies & deception » est Speed par ses arrangements et néoclassique par ses lignes mélodiques, « Killing the pain » est pourvu d'une rythmique galopante Heavy mais d'un aspect Power, « Eye of the storm » navigue entre Stratovarius et Malmsteen... quant à « Two of us », le long de ses huit minutes, elle est simplement hétéroclite avant tout.
Des couplages évidents, toujours pertinents, et extrêmement efficaces même si assez simples. Et « Now it's never », « Fire & flames » et « The power of one » sont là pour apporter de la variété dans cette recette basique, la première par sa rythmique, la seconde par son orchestration et la troisième par son côté Eighties détonnant... Complétez ceci par un « The beast » étonnamment Hard et vous obtenez un album riche, varié, surprenant et satisfaisant, sans recours à quelque complexité que ce soit.
Vraiment du beau travail, sur l'écriture. L'interprétation n'est pas en reste, avec des vocalistes irréprochables évidement (je ne dis pas seulement ça à cause de leur nom, mais avant tout pour leur interprétation et pour la pertinence des choix de Giuseppe toujours justifiés) et un Giuseppe splendide et rafraîchissant, nous faisant oublier la six-cordes le temps de soli comme « A.D. 1982 » (prélude à « Eye of the storm ») et « Prelude 18 in F minor » qui débouche sur un « Chopin fantasy » de circonstance et bien nommé lui aussi, instrumental éminemment néo-classique, il prouve le savoir-faire de Giuseppe qui nous propose des thèmes au piano repris en Speed avec des arrangements parfaits. On est tous lassés du « Bach à la guitare plus vite que la lumière » mais là, ce n'est pas gratuit : les arrangements se tiennent vraiment. Tout fonctionne, ça coule de source... ça me ferait presque reprendre goût au genre...
Et le Giuseppe est généreux : 13 titres, conséquents (de quatre à huit minutes), cinq chanteurs, quatre guitaristes, et une section rythmique Alberto Rigoni / John Macaluso faisant des merveilles sur « The beast » notablement. Bref, rien ne nous a été refusé. Alors, ne vous privez pas, « Dragon Fire » risque de satisfaire plus que le public néoclassique de base...

Le site : www.mistheria.com + myspace.com/mistheria

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