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OPIUM BABY
" Opium Baby "

OPIUM BABY Opium Baby

Auto-production

Il y a neuf mois, Radio Nova remarquait un jeune quartet parisien formé sept ans plus tôt et qui, après deux EP, venait de sortir son premier album... Coup de chance ? Nouveau départ ? Opportunité médiatique ? Que nenni, Radio Nova remarquait juste que ce groupe prometteur selon la presse, confirmé par un certain nombre de concours et apprécié des radios, se nommait... Nova. Remarque, en quelque sorte nouveau départ, oui, car si Nova se distinguait en première partie de Axel Bauer et Blankass, l'auteur de « Opium Baby » est, euh... Opium Baby (seul exemple à ma connaissance de groupe baptisé selon son premier album et non l'inverse).
Ce changement de patronyme effectué, le groupe, au line-up complet depuis 2005 et signé en 2010, nous propose donc ce premier effort aujourd'hui sous ce nom. Et il s'agit de ces albums proposés par Ultrarock pour vous rafraîchir les oreilles saturées de son lourd car (vous l'aurez peut-être deviné à la mention d'Axel Bauer et Blankass) Opium Baby œuvre bien dans le registre Pop Rock. Les dix titres ici présents dérouteront donc les True Evil, mais nous les présenterons quand même car ils peuvent intéresser les plus larges d'horizon d'entre vous par leur fraîcheur.
Je trouve d'ailleurs étonnement peu évident de présenter un groupe pourtant si basique, ce qui prouve bien qu'il y a des choses à dire sur eux... Commençons par « Let me go », titre d'un des deux EP pré-OpiumBaby. Rock moderne au refrain très Muse, il recadre tout de suite le groupe dans la scène actuelle. Voilà, ça nous fait un point d'ancrage, utile car en fait le groupe dérive assez tout autour. Passons à « Flower » : Opium Baby y est plus traditionnel, plus américain, même... Voilà déjà un aperçu de la fragilité de cet ancrage.
Et comme il s'agit d'une barque laissée à la dérive, sans direction, nous allons nous balader par bien des eaux différentes tout autours de ce point central. Sur « Cast the dice » et « Circus », nous sommes accueillis par des sons électro et un aspect résolument moderne, à l'opposé de « Flower », donc, avec un chant limite falsetto qui emprunte à Mika ou aux Scissor Sisters, et sur le second de ces titres des harmonies évoquant Gorillaz et un couplage motifs slide/chant parlé, réminiscence de Beck... ca fait déjà pas mal de références pour si peu de titres !
Et celles-ci se multiplient. Il finit par en sortir des récurrentes : on remarque un grand nombre d'emprunts aux nordiques (scandinaves et néerlandais) dans les ambiances Trip Hop à tendance tantôt Sigur Ros tantôt New Rave (disons, respectivement, « Save me » et « Hypnotist »). Du moins dans l'esprit, car le son, les patterns de guitare et les lignes mélodiques sont empruntées (inconsciemment à mon avis) au Metal Prog ou à Anathema (et je ne dis pas seulement ça pour utiliser des noms parlant au lectorat d'Ultrarock), bien qu'à mon avis le groupe avait en tête l'esprit déprimé d'un Eels ou autre... Intéressant en tout cas, ne trouvez-vous pas ?
L'autre pôle, c'est la Pop évidement, la très travaillée, celle de Elliott Smith par exemple (c.f. « Quiet ») mais puisant dans des sources aussi lointaines que la fragilité de Pink Floyd (ce ne sont pas les seuls me direz-vous). Et tout ceci est parfois mélangé (sur « Cast the dice » on change d'ambiance limite toutes les 10 secondes) parfois isolé (un « Old song » simplement ambiant, ou un « Time » simplement mélodique...), ce qui ajoute un degré supplémentaire de diversité.

Au final ça donne quoi? Sur le papier ça sonne bien je pense, mais dans les faits certaines choses sont très gênantes. La première, c'est que les « emprunts » sont multiples et trop directs. On songe sans cesse à ceci ou à untel etc. D'autre part, les « mélanges » ne sont guère habiles (encore une tare que je juge caractéristique du Rock contemporain) et à mon goût très lâches. Sur « Cast the dice » je m'y perds plus qu'autre chose. L'un découle de l'autre d'ailleurs, car en empruntant des éléments trop typés, les mélanger devient moins cohérent... Une ligne de conduite qui serait à réviser, donc, mais qui ne gâche pas pour autant le ton général de cet album qui reste frais et diversifié avant tout.

Le site : www.opiumbaby.com + myspace.com/novatheband

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