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RAGE
" Strings to a web "

RAGE Strings to a web

Nuclear Blast

Ah, Rage... Un quart de siècle et une bonne vingtaine d'albums au compteur, et le moteur tourne toujours. Qu'attendre de Rage aujourd'hui ? C'est un peu comme Motörhead hein, leurs disques on les achète en sachant qu'ils seront bons... et qu'ils seront comme le dernier, aussi. Mais Rage a encore la rage, tout aussi vrai que Lemmy a toujours ses verrues. Depuis une décennie avec Andre Hilgers en lieu et place du pourtant difficilement remplaçable Mike Terrana, le trio a trouvé son équilibre et ses dernières productions ne manquaient pas de qualité, à défaut de renouvellement... Voilà donc que déboule « Strings on a web », à la pochette frappée de leur cachet, désormais appellation d'origine contrôlée.
Le contenu est donc prévisible, mais passons. « Strings on a web » propose tout de même des choses un brin variées. D'abord, il y a quatre morceaux courts, rageurs, puissants... du Rage, quoi. Des riffs agressifs, des refrains mélodiques, format Rage. Quelques breaks rythmiques où brille Peavy Wagner (sur le morceau d'ouverture), des riffs plus Rock (« The beggar's last dime »)... mais rien à faire pour moi, ça ne décolle pas. Le manque d'inspiration dans les mélodies est flagrant. Ce début d'album présente une platitude navrante. Oh ça blaste, oui, « Into the light » détruit vos murs à coups de headbanging etc etc mais, une fois passés, ces quatre morceaux n'auront rien laissé dans votre cervelle...
Puis, surprise, ils nous étalent la grande classe : « Empty hollow », avec ses claviers, ses churs, son ambiance dramatique... with a little help from their friends de longue date : Hansi Kürsch, Jen Majura, leur « Lingua Mortis Orchestra »... Ce morceau débute un enchaînement qui se poursuit par le morceau-titre, plage instrumentale dotée d'un magnifique solo de Smolski, d'un piano bienvenu et d'une rythmique irrésistible, puis un interlude acoustique débouchant sur un très noir « Fatal grace » et puis une reprise de « Empty hollow ». La classe je vous dis, vous n'y résisterez pas... On est là aux deux-tiers de l'album et la légèreté de « The edge of darkness » et autres morceaux d'ouverture est reléguée aux oubliettes.
Malheureusement, pour le dernier tiers, c'est le retour à la facilité, avec des titres certes directs mais encore une fois peu intéressants. Oh il y a là matière à sauver, n'en doutez pas, mais quelle faiblesse après cette suite de cinq titres ! Nous avons du moins droit à plus de variété que pour l'ouverture : « Saviour of the dead » est un Heavy ternaire basé sur d'excellentes lignes de Peavy et doté d'une partie instrumentale bien plus originale que le reste, « Hellgirl » est carrément rock et s'ouvre sur les pleurs du nouveau bébé de Andre qui est le sujet du titre, on a des plages pleines d'énergie, de riffs parfois thrashy, parfois étonnamment dans l'esprit de Pantera, des morceaux lents (« Through ages »)... du Rage traditionnel, mais dont le manque d'originalité tranche avec la susmentionnée suite magique... Ils nous font du moins un bon effort sur les mélodies, particulièrement sur le dernier morceau, car franchement en remettant le disque une fois votre écoute achevée les 4 premiers vous les zapperez pour aller direct à « Empty hollow ».

Un disque inégal, donc, sans doute par une volonté de marquer ses différentes facettes, une fraîche et légère (et non inspirée rajouterais-je), une sombre et un rien progressive, puis une 3 e plus simple et efficace... Histoire de faire notre choix ? Non mais là c'est tellement déséquilibré qu'il n'y a rien à faire. On réécoutera le cur de l'album et à la rigueur on laissera ensuite le disque tourner jusqu'à la fin en guise de distraction, la dernière partie ne manquant pas de charme et de variété, mais les titres vides comme ceux qui ouvrent l'album n'ont plus vraiment de sens aujourd'hui, et m'ont même fait un moment (je l'avoue) remettre en question la pertinence de Rage au 21e siècle. La suite démontre pourtant de toutes autres ressources... d'une qualité autrement supérieure, voire déconcertante quant au résultat final, tant certains pourraient l'envier. Alors, part-time rage ?

Le site :  http://www.rage-on.de/ + http://www.myspace.com/rage

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