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RATT
" Infestation "

RATT Infestation

Roadrunner Records

Le genre : glam-dring (les amateurs de Tolkien comprendront).

Ça y est, le patron m'a trouvé un nouveau défi : devenir le spécialiste du glam. Du vieux comme du récent. Après les jeunots de Crashdïet, me voici donc à chroniquer les vieilles mémés de Ratt ! Ce groupe américain, emmené par Stephen Pearcy ( aka the steven Tyler of the pôvres) fut un des fers de lance du hair-metal dans les années 80 (avec Motley Crüe, Cinderella, Poison, Warrant et autres Twisted Sister). Leur dossier de presse stipule qu'on pourrait penser de Ratt : «  encore un groupe qui s'est séparé à la fin des années 90 puis s'est reformé des années plus tard pour livrer un album en demi-teinte ». Certes. Tiens, ben j'vais penser ça, moi…

Soyons honnête : si vous êtes un amateur du genre nostalgique, cet album est pour vous. Exempt de défaut majeur, il est rempli de la même musique qu'il y a (presque) trente ans. Bien foutue mais sans surprise et plutôt linéaire. Tout juste le son épaissi par les moyens modernes d'enregistrement. Vous y retrouverez donc tous les clichés du genre et pourrez valider que les anciens sont demeurés compétents dans leur registre. Stephen Pearcy au chant, Warren DeMartini à la guitare, Bobby Blotzer à la batterie, Robbie Crane à la basse, plus un petit nouveau ( !), l'ex-Quiet Riot Carlos Cavazo à la guitare ont effectivement de beaux restes et présentent ici une musique efficace. Ceci écrit, ça reste du glam : poum-poum-chtak/riff saturé/gorge écorchée/posture destroy. Un peu limité, quoi. OK, c'est le style : poseur.

En cela, Ratt nous sert la soupe attendue. Ce genre de voix, j'en ai soupé, justement, comme de ces grilles de composition téléphonées. Pour autant, l'ensemble est très correct et le jeu de DeMartini toujours aussi incisif, nonobstant la lassitude qui s'installe rapidement, au fil de titres qui se succèdent et se ressemblent un peu. Qui n'apportent surtout rien de neuf. Alors que d'autres oublient d'en écrire (cf. le dernier Masterplan), il faudrait par ailleurs que quelqu'un leur explique qu'un refrain répété à l'envie ne fait pas une chanson ( Best of me ), surtout si on l'a déjà entendu plusieurs fois chez Def Leppard ! Qu'il est utile aussi de bosser les lignes de chant sur les couplets. Dernier râlage (pour la route) : le son de caisse claire qui claque est à chier, clinquant comme un miroir de bordel (en même temps, c'est du glam…) Bon, je fais ma mauvaise tête mais voilà : j'aurais apprécié un poil d'inventivité, voire juste un brin de renouvellement… Rendons quand même à César ce qui appartient à Jules en insistant sur le point positif : le boulot à la lead est vraiment excellent car DeMartini n'est décidément pas un manche (facile !) et nous sert ses interventions « on the rocks » (celle-là, ‘fallait bien la faire…)

Les titres à retenir : l'énergique première plage Eat me up alive , Look out below et As good as it gets dotés de riffs sympathiques et de soli itou, Garden of eden , le hargneux Take a big bite (attention à la tentation de la traduction littérale !)

En conclusion : un bon album comme on en fait… et oui, encore ! A réserver aux fans nostalgiques de la grande époque où le glam régnait en maître absolu sur MTV.

P.S… A quoi bon ces conneries ? Je viens d'apprendre la mort de Ronnie James Dio ! J'arrête d'écrire et je file écouter (religieusement) Rainbow et Rising en signe de deuil ! (« Kill The Ki-i-ing ! »)

Le site : www.therattpack.com

Bouteil Bout






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