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REVOLTING COCKS
" Got cocks "

REVOLTING COCKS Got Cock?

13th Planet Records

Pour être révoltant il l'était, celui-là. Le genre de disque à se demander comment il atterrit chez ultrarock! Au vu de la pochette, plus vulgaire que révoltante, elle, ma seule appréhension était d'avoir affaire à un nouveau combo pseudo-glam ou Hard Rock Scandinave, mais certes pas à de l'Indus! Ceci dit, renseignements pris, « RevCo » de leur petit nom ne sont pas des inconnus mais un side project de Al Jourgensen (ex-Ministry) et de musiciens belges, qui en sont tout de même à leur 6e album... Comment, cette horreur a eu des prédécesseurs? Bon, prenons donc notre mal en patience et essayons de comprendre.

En bon scientifique que je suis, je m'en vais tenter de vous décrire l'objet méthodiquement. « Trojan Horse » sert d'introduction et ménage un minimum votre serviteur par son côté Hard Rock. On y trouverait même un soupçon de Glam, surtout dans les guitares... En revanche le son déjà technoïde agresse mes oreilles, jusqu'à ce que surgisse cette voix Indus. Aïe! Mais poursuivons et essayons de disséquer la chose. Le morceau suivant m'emplit d'épouvante : voix plus Indus, son plus synthétique... plus rien de Hard Rock, là! Limite Electro. Hésitant entre le suicide et le formatage de PC, j'entend le « I like filthy senoritas » du refrain et comprend que je me suis bien fait avoir : « RevCo » = joke, ben oui voyons il m'aura tout de même fallu 2 morceaux pour le comprendre... Me rasseyant, j'enchaîne gaiement/gayment avec les 2 pistes suivantes dans une odieuse et repoussante orgie de techno et électro du plus mauvais goût, au chant caricatural et à la stupidité flamboyante. Le chanteur promet à ses fans une « revolting cock » dans le « ass » de la part d'au moins un de ses membres, et c'est parti pour « Piss Army ». Un pseudo-riff retentit... Qu'est-ce donc? Mais non, revoilà ce rythme techno et c'est reparti pour le bon goût avec cet appel à acheter leur album. On repart sur des chapeaux de roue accompagnés de rythmes Dance et autres puis pareil, « Bitch Addictive » nous fiche un semblant de mélodie le temps de nous interroger, mais toujours pas : disco disco disco! Le pire est qu'en fait on s'interroge de moins en moins car au fil des (tout de même 11) titres on plonge de plus en plus dans les abysses du ridicule. « Air Traffic Control », ca « tue tout », même les Inconnus ne pourraient pas faire mieux. Nouvelle blague (quels gais lurons) avec un semblant de mélodie et non non vous vous êtes encore faits avoir, « If I was an Indian I'd be Poke-A-Hot-Ass » muahahah. Et hop, au dessous du niveau zéro il y a l'enchaînement des 2 derniers titres, pour vous prouver qu'on peut toujours faire pire en matière de Dance Bitch Music, et que c'est encore plus rigolo lorsque tout ce qu'on vous a servi, fut-ce de la Techno ou de l'Indus, l'est maintenant en même temps! Mais si vas-y tu sais tu récupères tous les fonds de verres tu shakes et tu avales, le bar est fermé tu n'auras rien d'autre. Déjà la fin? Brrr c'était « So horny »!

Non vraiment là c'était la blague totale. J'y ai cru le temps d'un morceau, j'ai encore douté à l'arrivée de chaque semblant de riff ou mélodie mais les splendides textes de Jourgensen m'ont systématiquement remis à ma place. « Got Cock » c'était de l'extasy administrée à ton Tourette, c'était Pire-que-moi-tu-peux-pas-faire, non. Alors bon je l'avoue on se poile mais demeure la question : comment diable ont-ils fait pour en vendre 6 comme ca? Une blague c'est bon quand c'est court comme pourrait dire un humoriste ; étirée sur tout un album ca n'a pas de sens. Ou alors ils le prennent vachement au sérieux...

Le Site :  www.revoltingcox.com www.myspace.com/revoltingcocks


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