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THE MICHAEL SCHENKER GROUP
" The 30th Anniversary Concert
Live In Tokyo "

THE MICHAEL SCHENKER GROUP The 30th Anniversary Concert Live In Tokyo

In-akustik

Eh oui, trentième anniversaire... car ça fait bien 30 ans qu'il roule sa bosse avec MSG, notre Michael ! Ca ne nous rajeunit pas... Même pas que j'étais né lorsqu'il quitte UFO pour fonder son propre band, mais carrément que je suis là aujourd'hui pour apprécier ce guitariste si particulier qui est passé par de si divers terrains pour nous proposer aujourd'hui une musique puissante mais extrêmement personnelle, aussi Hard Rock que Scorpions, aussi forte et marquante que UFO, et j'en passe.

C'est forcément avec un plaisir immense que j'écoute donc ce Live, après avoir connu celui de voir Michael, suite à diverses collaborations déroutantes mais souvent fructueuses (McAuley, Barden, et... lui-même!), remonter un MSG tout beau tout frais avec Gary Barden. Malgré l'instabilité des line-ups de la formation, on retrouve Gary ici au chant, ainsi que Neil Murray à la basse et Simon Phillips aux fûts (ayant respectivement fait leurs armes chez Whitesnake et Toto), section rythmique que l'on retrouvait sur « In The Midst Of Beauty ».
On est donc pour l'occasion à Tokyo, ville se prêtant ma foi assez bien à l'évènement, ayant joué un rôle de premier plan dans la carrière de Schenker junior.
La set-list aussi se prête particulièrement bien à la célébration : 6 extraits du premier MSG, 4 du second ! Trop bien, même, ne trouvez-vous pas ? A peine aurons-nous droit à un extrait de « Built To Destroy », et, seulement après 7 titres, trois extraits de « Midst Of Beauty »... Set-list peu intéressante, donc, misant tout sur l'aspect « célébration ». Le groupe rajoute « Dance lady gipsy » de la première collaboration de Schenker avec Bauder avant « Midst of Beauty », et, en guise de final, deux titres de UFO... Voilà pour la set-list. Pour la performance, je ne trouve pas non plus l'album à la hauteur de l'évènement. D'abord, Bauder : Bon, d'accord, ce n'est pas sa faute à lui s'il se retrouve chez MSG au moment de cet anniv', mais sa prestation n'est pas à la hauteur. Pas très rentre-dedans, peu aventureuse, et, pire, montrant un affaiblissement de sa voix, imprécise dans ses attaques à la Gilian et ne gardant qu'un timbre profond de Coverdale lors des parties plus basses, ce qui ne convient guère au répertoire du Mad Axeman, vous en conviendrez. Donc, occasion manquée. Pour le reste, le travail des autres musiciens n'est guère appréciable non plus suite à un son décevant, voilant franchement la partie rythmique, qui ne se manifestera à vos oreilles que lors du solo de Simon sur « Are you ready to rock » et celui de Neil sur « Into the arena »... A peine l'orgue se manifeste un peu plus (rendant l'effet encore plus déroutant), mais c'eût été plus appréciable si l'on avait encore affaire à Don Airey, ce qui n'est plus le cas. Dommage, mais ne gâchons pas notre plaisir en nous plaignant. Le maître de cérémonie, lui, est bien présent sur le mixage, et tient la baraque comme un roc. D'abord en retrait derrière son chanteur, il passe au fil des titres au devant de la scène avec un assez bon sens du rythme du show. Il faut certes dire que celui-ci est basique : « Cry for the nations », « Armed and ready » etc viennent offrir une première partie de concert faisant hurler de plaisir le public comme il se doit mais sans évidement aucune surprise. « I want you » et « A night to remember » du dernier travail studio se suivent et viennent marquer une nette pause (peut-être moins rodés, ils pâtissent d'une interprétation encore plus faible), avant une « reprise » du rythme constituant un temps fort de ce disque : les deux morceaux plus instrumentaux et « progressifs » du premier opus enchaînés, « Into the arena » et « Lost horizons ». La foule retrouve son entrain après l'accueil plus tiède réservé à « In The Midst Of Beauty », et surtout le groupe aussi. Nous avons droit à une machine rythmique comme huilée par magie entre les deux titres, et la plus belle partie de guitare offerte par Michael pour l'instant. Même Gary semble avoir récupéré du poil de la bête (ce qui me fait soupçonner que le concert a simplement été enregistré un mauvais soir...). Quoi qu'il en soit le groupe poursuit sur sa lancée avec enfin un titre post-81, même s'il s'agit de « Rock my nights away », pour ensuite explorer un peu plus leur deuxième opus (on en a en fini avec le premier, à ce stade), tenter un troisième extrait du dernier, « Ride on my way », pour finir avec ces deux offrandes de l'objet volant que sont « Rock bottom » et « Doctor doctor » remportant évidement tous les suffrages parmi l'audience, que le mix ne fait même pas l'effort de souligner sur le dernier titre auquel elle participe pourtant de façon irrésistible. « Dance lady gipsy » aura entretemps permis à Michael d'offrir sa partie de cordes la plus délicate au sein de cette soirée qui ne s'y prêtait pourtant pas, afin de nous offrir, avec « Rock bottom » auquel elle s'enchaîne, le deuxième sommet de la soirée, le génial solo soutenu à l'orgue, chaud et prenant enfin son temps dans cette soirée excitée, de « Rock bottom » me faisant de nouveau verser des larmes de rage devant la non-reformation de UFO avec Schenker en son sein...

Quoi qu'il en soit, le répertoire du guitariste a de nouveau reçu l'ovation qu'il méritait. En revanche je ne peux pas en dire autant de l'anniversaire du groupe, qui aurait mérité quelque chose de bien moins standard que ça. Le son n'étant même pas là pour mettre la performance en valeur, on est encore plus frustré de ne voir personne offrir à ce concert au moins un écrin présentable. Dans ce contexte, la piètre prestation de Gary (même si, comme je l'ai dit, je ne la crois que ponctuelle), risque d'avoir un effet définitivement négatif sur l'auditeur hésitant entre le plaisir d'un répertoire historique célébré et la déception d'un concert sans imagination. La suite remontera peut-être la pente, le groupe poursuivant ses concerts avec Chris Slade et Carmine Appice...

Et si cet album avait simplement été enregistré trop tôt ? Ne se seraient-ils pas bêtement précipités pour proposer un enregistrement à Tokyo, pour marquer le coup ? C'aurait bien été stupide, en tout cas.

Le site : www.michaelschenkerhimself.com + myspace.com/michaelschenkerhimself

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