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THE POODLES
" No Quarter "

THE POODLES No Quarter

Frontiers Records

Live + DVD en forme de célébration de première partie de carrière pour les Poodles... Et si l'on y prête attention et bien oui, il semble que le groupe a en effet franchi une étape. Le moment est donc bien choisi pour faire une petite mise au point, et une piqûre de rappel pour ceux d'entre vous qui n'ont encore jamais entendu parler des caniches.
Quatre musiciens, issus de la crème de la scène Melodic Rock suédoise, sont à l'origine du groupe en 2005 : Jakob Samuel et Pontus Norgren de Talisman (le premier y étant alors batteur, maintenant vocaliste !), Pontus Egberg de Lion Share, et le batteur Christian Lundqvist. L'année suivante, ils proposent avec « Metal Will Stand Tall » un premier album Hard Rock teinté de Glam pour une formule courante en Suède mais rarement portée à un tel niveau de professionnalisme... Ils y sont en effet tous les quatre irréprochables. S'en suivra une tournée plutôt réussie en première partie de Hammerfall et Krokus.
Les choses se déroulant plutôt bien, le groupe récidive dès 2007 avec « Sweet Trade », un second album dans la même lignée mais plus Hard Rock, qui ne manque pas, lui non plus, de faire mouche. Re-belote : le groupe reprend la route avec Gothard et, devant le succès grandissant, se trouve en mesure dès l'année suivante d'y repartir en tête d'affiche ! Pas mal pour trois ans de carrière...
Tellement pas mal que Hammerfall se dit « tiens vous vous rappelez ce 'tit gratteux qui jouait dans notre première partie ? Il réussit plutôt bien ! Comment c'était son nom, déjà ? »… et voilà Pontus Norgren parti rejoindre les héroïques chevaliers pour des chevauchées fantastiques, laissant place libre à Henrik Bergqvist, ex-guitariste de Tiamat. Les Poodles ne faiblissent pas, donc, et proposent leur troisième album dès 2009 : « Clash Of The Elements », pour lequel ils se paient le luxe d'un mixage de Mike Fraser.
Succès discographique, donc, scénique aussi, plusieurs Eurovision au compteur (j'ai pas dit que c'était le groupe parfait hein !)... les Poodles sont repérés par Frontiers Records et c'est ce nouveau contrat que « No Quarter » est sensé consommer. Accompagné d'un DVD assez bien foutu, le groupe semble effectivement marquer le coup, et, ma foi, ils l'ont mérité. Écoutons donc cela.
Une constatation générale : Le son est excellent. Pas par son côté vivant ou épais mais par sa clarté. Le choix convient assez bien à ce groupe brillant plus par sa qualité instrumentale que par son énergie scénique. Seconde constatation : le public semble particulièrement en forme, ce qui rend le show appréciable. Alors, celui-ci, de quoi est-il constitué ? « Metal will stand tall », « Echoes from the past » et « Night of passion » hissent les couleurs du premier opus des canidés permanentés, « Thunderball », « Flesh and blood », « Line of fire » et l'inévitable « Seven seas » celles du second, quant à « Too much of everything » et « Caroline » qui ouvrent le bal, « Like no tomorrow » et « One out of ten », ainsi que « I rule the night », ces morceaux sont là pour prouver que le groupe (et le public semble lui donner raison) considère son dernier opus plus que satisfaisant... Le tout se voit accompagné d'un instrumental inédit (« Lullaby for Jimmy »), prolongé d'un solo de batterie assez rigolo où Christian accompagne la foule tentant piteusement de chanter « Seven nation army »... Au fait, qui pense aussi que les soli de batterie sont contractuellement inclus dans les shows à cause de signatures avec des grandes marques de bière ?
Bon : concentrons-nous sur l'essentiel : Le son est donc excellent, le groupe plutôt en forme, mais le moteur met quelques minutes à tourner. Jakob en particulier se met vite à couiner comme Axl Rose, avant de réellement s'échauffer la voix. Le reste du groupe manque également de chaleur le temps de quelques titres, bien que demeurant parfaitement clair et propre. Jakob se voit fort à propos soutenu par les chœurs qui, dès qu'ils apparaissent, donnent tout de suite de la consistance à la matière. On note aussi le pilier qu'est la guitare de Henrik qui, dès qu'elle lâche la rythmique de « Seven seas » pour prendre le solo, laisse une sorte de vide gênant...
Une fois tout cela passé – on en est alors au morceau-titre de leur premier album – les choses semblent s'être mises en place et tout va tourner bien rondement jusqu'à ce petit intermède instrumental montant un Henrik pourtant hésitant à occuper l'espace ainsi laissé à son instrument, avant que « Lullaby for Jimmy » ne soit propulsé par une section rythmique fortement Blues portée par Pontus, faisant de cet instrumental une très bonne surprise.
La seconde partie du show démarrera avec un autre extrait de « Metal will stand tall » où Heinrik semble bizarrement à côté de la plaque par moments, contrairement à Pontus qui occupe de plus en plus l'espace, ainsi que sur les morceaux suivants, puis on en arrive à « I rule the night » qui voit le groupe retrouver son entrain de la première partie, avec une guitare soliste magnifique (vraiment), une section rythmique au diapason, et une groupe qui ne se laisse pas aller un seul instant, rendant parfaitement les harmonies vocales du titre... dommage que toute cette débauche d'efforts ne serve qu'un bête « titre à single ».
On est alors à trois morceaux de la fin, et ceux-ci vont montrer un choix plus varié de titres, un son de plus en plus parfait (je ne sais pas qui tenait les manettes mais bravo) et un groupe de fin de show comme il faudrait : c'est-à-dire ne gardant pas une once d'énergie pour lui. La voix de Jakob en recommence d'ailleurs à AxlRoser ! Mais arrive « Line of fire » qui voit Heinrik délivrer une dernière ligne splendide pour faire tout oublier avant le final que constitue fort judicieusement ce titre léger et énergique.
Le show dans son ensemble était en fait bien conçu : deux parties distinctes avec des morceaux placés stratégiquement : la ballade « One out of ten » au milieu de la première moitié, où le groupe a accumulé assez de chaleur afin de se lancer pleinement dans ce morceau devant être tout sauf faible sur scène, et une deuxième partie enchaînant quelques bêtes singles heureusement relevés par le Heavy « Flesh and blood » juste derrière. Bien pensé, vraiment.
A l'image du groupe, en fait : professionnel, propre, carré, comblant chaque lacune par une organisation et une production sans faille. Les quelques approximations et manques d'entrain ne gênent nullement l'écoute de ce « No Quarter » extrêmement soigné où rien n'est laissé au hasard. The Poodles n'est pas forcément le meilleur groupe live, mais ce sont des musiciens clairement au dessus de la moyenne suédoise, et qui viennent avant tout prouver par ce disque qu'ils ont désormais acquis une discographie conséquente, riche et de qualité, suffisante pour pleinement satisfaire leur public durant 14 titres... Avec tout juste trois albums, c'est pas mal. Et lorsqu'on voit le nombre de hits solides accumulés, on se dit que, décidément, The Poodles, je n'ai peut-être jamais prêté l'oreille plus que ça, mais, faut avouer, ils sont doués de la plume ceux-là... Et c'est bien, je pense, le but premier de cet album Live.

Le site : www.poodles.se + myspace.com/thepoodles

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