E N D S T I L L E

" Infektion 1813 "
E N D S T I L L E
Infektion 1813
Season Of Mist

C'est avec « Infektion 1813 », le septième album d'ENDSTILLE, que nos amis teutons, refroidis par les critiques de leurs précédents opus, décidèrent de reprendre le bouc par les cornes et de lui apprendre qui était le général des armées maléfiques.

Usant toujours de la même finesse stylistique et abordant une musicalité typiquement Black Métal Germanique, le quatuor de Kiel, pourvu d'un nouveau vocaliste en la personne de Zingultus (Ex GRAUPEL) en remplacement d'Iblis parti vers d'autres contrées, de parvenir à réaliser l'album direct et sans compromis qu'ils attendaient depuis des lustres.

Les 45 minutes d' « Infektion 1813 » nous proposant 9 compositions ne faisant pas dans la dentelle et présentant le combo Germanique, après coup, sous de meilleurs hospices. L'arrivée du nouveau vocaliste, plus diversifié et rageur, donnant une bouffé d'oxygène salutaire et un second souffle à ENDSTILLE.

Mais attention, n'allez pas croire qu'ENDSTILLE a changé son fusil d'épaule et s'est mis en quête de s'ouvrir à un auditoire plus diversifié. La recette musicale étant toujours la même. Celle-ci abordant toujours les mêmes tempos frénétiques, des riffs Black répétitifs et bourrins, un chant hurlé rageur, auquel ils ont sepoudré une fine couche mélodique, histoire de ne pas tomber dans trop de classicisme Black Métal. Une recette musicale allant chercher la bestialité du côté de MARDUK et la linéarité musicale d'un TAUTHR. Pourtant, malgré les quelques premières bonnes impressions ressenties à l'écoute du nouvel album et, malgré ce sursaut d'énergie putride, je dois bien reconnaître qu'il n'est pas utile d'espérer de gros bouleversement dans la musique d'ENDSTILLE. Ceux qui ont adoré les précédents opus pourrons sans crainte se jeter sur « Infektion 1813 » et prendre plaisir à son écoute. Mais il est aussi évident que même avec les bonnes intentions retrouvées et une envie d'en découdre renouvelée, ENDSTILLE peine à se diversifier et à s'extraire du moule musicale qui l'a fait naitre. Je reprocherai en premier lieu cet aspect trop prévisible dans l'imagerie guerrière qu'ils véhiculent et sur des sujets historique prêtant à polémique. L'infection de 1813 faisant référence, je crois, à la conquête Napoléonienne en terre germanique, et du coup, expliquant pourquoi ENDSTILLE n'aime pas trop notre pays. En second lieu, je donnerai aussi cette absence de remise en cause et ce cruel manque d'imagination musical. Rien n'est véritablement mauvais dans « Infektion 1813 », mais rien n'est véritablement novateur et original non plus. C'est un peu comme de relire pour la septième fois de suite «  1813 - la Campagne d'Allemagne  » de Jean Tranié & J-C Carmigniani (éditions Pygmalion/Flammarion). Passé l'aspect historique intéressant d'une première lecture, c'est l'overdose qui vous gagnera dans les lectures suivante.

Pour conclure, même avec ce nouvel élan musical apporté par Zingultus, la production de bonne qualité et l'absence de gros plantage musical dans « Infektion 1813 », sauf peut-être pour le dernier titre , « Endstille (Voelkerschlaechter) », la formation Allemande devra faire preuve de beaucoup plus de créativité et d'inspiration pour pouvoir s'extirper de la masse des sorties musicales à consonance Black Métal. Je retiendrai quand même quelques très bons titres comme « Anomie », « Trenchgoat » ou « Wrecked », laissant espérer que la suite sera plus ouverte et auréolé d'une inspiration salutaire pour le prochain album.

Le site : http://www.endstille.com/ + http://www.myspace.com/endstilleband

Dave.

 

   
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