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KING LIZARD
" Viva La Decadence "

KING LIZARD Viva La Decadence

Psycho DeVito Records

C'est Glam, c'est retro, c'est sale... mais ce n'est pas scandinave ! King Lizard est bel et bien anglais, londonien même, d'où le titre « Viva La Decadence » qui, plus qu'un slogan Glam allant comme un gant (de velours) à la pochette, est un hommage au club Decadence de Soho, actuel épicentre du Glam à Londres. Le groupe est vieux de huit ans et quelques, et connaît un parcours sacrément sérieux bien qu'underground depuis 2006, naissance du line-up actuel auteur du EP « Late Night Dynamite » un an plus tard.
C'est ce même titre qui conclura leur premier album ici présent, avec un mélange de Glam et de Punk qui fait leur trade mark. Car oui, King Lizard possède ce qui manque aux suédois ci-dessus fustigés : l'approche personnelle. Le groupe ne déroge pas à la règle régnant actuellement, à savoir celle de l'hommage, du trip rétro, mais se permet de s'exprimer personnellement. Les modèles seront donc omniprésents et écrasants, des Guns à Mötley Crüe comme nous le verrons, mais cette dose d'esprit Punk injectée à « Late night dynamite » se réfère plus à Rose Tattoo, voire à des choses encore plus Rock'n'Roll. Et là, King Reptile réussit splendidement.
Guns'n'Roses, Mötley Crüe et les autres ombres étalées du début à la fin de « Viva La Decadence » sont évidement abondamment utilisées et imitées, et l'ensemble ne perd pas ce cachet Glam AOC, d'autant que les producteurs de la chose ne sont autres que Andy Brook et surtout Chris Tsangarides, Andy apparaissant même sur le titre « Never be mine », l'un des meilleurs titres, où le chanteur Flash « Roxx » Sawyer ne cesse de naviguer entre Axl Rose et Vince Neil, mais où le guitariste Niro Knox injecte une lourdeur tenant du Heavy... Bref, encore une réussite en matière de conciliation.
Les « ombres », donc, ce sont celles des Guns d'abord, principalement dans le chant de Flash jouant de la wah-wah comme celui d'Axl, mais aussi dans ce sens mélodique sale et groovy (« Rain on you », « Rock'n'Roll me », « Hell yeah », « Riot » noire comme « My Michelle »), et Mötley Crüe, à travers un groove rythmique très gonflé (« Hell yeah » ou « Never be mine ») surtout dû à Niro. Mais ce seront aussi d'autres modèles occasionnels, comme Skid Row pour la ballade « Not for me » (calquée sur « I Remember You »), Great White (principalement pour les breaks comme celui de « Rain on you »), voire des choses plus étonnantes... plus légères mais importantes puisque ce sont elles qui vont faire la particularité du quatuor : un certain esprit plus virtuose de la part de Niro (parfois Van Halen, parfois même plus ancien, comme pour « Video lover » traversé d'interventions tenant d'un Page flamboyant), un esprit parfois Punk que j'ai pointé (du Guns de la 2e face de « Use Your Illusion I » à Rose Tattoo, donc), un groove parfois Rock'n'Roll (AC/DC pour « Outrageous », southern pour la bien nommée « Hell yeah »), et un peu de Heavy que j'ai pointé du doigt (la rythmique de « Taste the hate » étant digne de « Transylvania » de Maiden !).
Bref, un horizon large, des racines tenaces mais une personnalité assumée. La formule magique est là et hisse cet album bien haut. Pas un titre n'est faible sur les douze. Tous bénéficient soit de cet esprit Glam poussé à son paroxysme, soit de cette dynamique Punk, soit des deux à la fois ! Le chant module sans cesse et ne lasse jamais, la guitare varie aussi les plaisirs, la basse de Alice Rain est immense comme il se doit (« Rock'n'Roll me » repose sur elle, et elle s'illustrera dans « Riot » et « Taste the hate »), et la formule 90s est reproduite à la perfection. Et là même, encore, le groupe se distinguera par un son tout de même modifié, avec une promiscuité des guitares solistes, des chœurs sonnant très secs et un chant à l'espace restreint (c.f. « Video lover »), le tout variant même d'un titre à l'autre...
Bref, King Lizard a bien fait d'attendre huit ans avant de se lancer dans l'aventure de l'album studio. La maturité de leur style a atteint un niveau appréciable et les voici donc aptes à nous livrer un Glam authentiquement 90s mais dynamique, énergique, et personnel. Même à Londres on peut faire du Glam en 2011, vous y croyez ? Du Glam de velours, du Glam outrancier à l'ancienne, de la musique enveloppante et caressante, ondoyante... reptilienne, quoi. Album à placer tout en haut des productions Glam actuelles, authentique et maîtrisé.

Le site : www.kinglizard.co.uk + myspace.com/kinglizardmusic

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