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LYDIA LASKA
" Krankenhaus "

LYDIA LASKA Krankenhaus

Duplicate Records

Fin de mois difficile, envie d'une pause ? Ultrarock vous réserve pour ces moments de faiblesse ses albums les moins Metal, voire pas du tout Metal. « Krakenhaus » de Lydia Laska, issu de la scène Punk underground norvégienne, est de ceux-là. J'ose espérer qu'il vous est déjà arrivé d'être plaisamment surpris par au moins un tel groupe présenté ici contre toute attente, et Lydia Laska pourrait fort bien parvenir à vous convaincre...
Procédons donc aux présentations : Lydia n'est pas une femme mais un groupe à nom de femme (vous savez, dans le Punk ils ont toujours des idées tordues), norvégien donc, et encore inconnu hors de ses frontières. Chez eux, ils ont déjà une réputation fort sulfureuse du fait de leurs textes subversifs, attitude outrancière et prestations scéniques extrêmes.
Leur musique, en fait, ne peut pas être décrite par le mot Punk. Le genre n'est pas forcément le plus porté à l'expérimentation mais Lydia Laska, si l'on ne peut vraiment parler d'expérimentation, fusionne tellement de genres que le Punk n'y est, à mes yeux, guère dominant. C'est donc plutôt un groupe issu de la scène Punk, simplement.
Au delà du Punk, il y a un esprit noisy commun à bien des groupes Rock actuels (BRMC), une constante de leur son, aux guitares brouillonnes et imprécises (de « Nervous » à « Anti-ötzi », le morceau-titre étant bien représentatif). Au final d'ailleurs, c'est plutôt dans un courant Britpop extrême que devrait plus les ancrer leur Rock violent, noisy mais également mélodique (« London », « Anti-ötzi», « No lids », « It nevers ends » sont toutes des compos mélodiques à la base), se contentant parfois de ce Rock (sur le morceau-titre) voire cette Pop (« Could I have a go on your girl, please ? »... y'en a qui répondent « oui » ?).
Ce qui va l'extirper de cette Pop Rock est la violence extrême (dans l'esprit plus que les faits mais c'est à fleur de peau) et l'attitude Punk surtout transparente dans le chant. Et les gars vont bien au-delà puisqu'ils invitent leur compatriote Nattefrost à « chanter », pour un résultat étonnamment cohérent... Elément hautement intéressant, il y a, à côté de tous ces ingrédients, une démarche non typée, empruntée à des groupes uniques, voire à personne, qui rend certaines parties instrumentales barrées franchement bonnes (« Electric shower » notamment, mais aussi « Nervous »).
Et malgré ces couches d'éléments disparates, on s'y retrouve... Ca leur permet d'abuser des bonnes choses et de continuer à brouiller les pistes en ajoutant des bruitages modernes par-ci par-là ainsi que, à l’inverse, des sortes de « jams » à l'esprit bien plus traditionnel mais ne ressemblant à rien : et là où le groupe finit par me convaincre et remporter mon adhésion, c'est lorsqu'il atteint, sur la longue « It never ends » mais surtout sur le final du morceau-titre, une intensité vraiment prenante... en gros : voici des Punks qui savent faire de la musique.
Les neuf pistes de l'album sont même trop courtes, au final. On se dit que la scène Punk est tout de même indigne : c'est vraiment dans l'underground qu'il faut fouiller pour l'apprécier à sa juste valeur. Je n'attendais certainement pas une aussi bonne surprise de ce côté-là.

Le site : facebook.com/lydialaska + myspace.com/lydialaska

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