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MAGNUM
" The visitation "

MAGNUM The Visitiation

Steamhammer/SPV

Des increvables... Les anglais de Magnum entreront bientôt dans le club très fermé des groupes quarantenaires... Actifs depuis 1972, ils auront proposé entre 1978 et aujourd'hui pas moins de 16 albums studios, le petit dernier ne datant que de deux ans. Toujours menés par la paire Tony Clarkin / Bob Catley, ils confirment à 100% le sérieux de leur come-back de 2002 et délivrent, avec « The Visitation », leur second album avec leur line-up de 2005. Et, autre confirmation, leur place dans le Hard mélodique n'est toujours pas remise en question.

Et cet album est un pas en avant, timide mais clair. C'est-à-dire que les fans de leur Hard léché entre Styx et Heavy seront satisfaits, et les autres pourraient revoir leur jugement. Je m'explique : Magnum fait du Magnum, sans surprise, mais sans se reposer sur ses lauriers. Ils ne réinventent pas leur formule, mais la soignent à l'aide d'efforts toujours pas démentis. La formule en question, vous la connaissez : du Hard classique, virant au Heavy avec le temps, aux mélodies imparables et très soignées, fines et légères, quelque part entre Journey et des groupes encore plus Rock, et des arrangements très fouillés, complexes et empruntant parfois au Progressif. Magnum ne change ici rien de tout ça. Mais le travail de ce nouvel album est aussi frais que celui de leur premier, et en cela ils forcent le respect et ne permettront pas à leurs détracteurs de les taxer de vieux dépassés.
Cet album est donc éminemment mélodique. Pas un des dix titres n'y échappe, la plupart étant carrément bâtis là-dessus. Si vous aimez ça, tant mieux, vous apprécierez « Doors to nowhere » et « Freedom day », leur sens du phrasé irrésistible, et en redemanderez en vous léchant les doigts avant de vous délecter de nouveau à l'écoute de ces compos imparables. Pour les autres, peut-être plus exigeants, vous pourrez déplorer la simplicité des lignes, l'excès de légèreté, voire la dérive Pop à l'occasion de « Wild angels » ou « Spin like a wheel ». Et moi non plus, ce n'est pas ce que je préfère chez Magnum. Pour apprécier cette onctuosité mélodique, il faut au moins la rythmique Hard d'un « Midnight kings » pour la soutenir.
Non, au contraire, c'est le format moins direct de leurs morceaux plus orchestrés ou plus variés que j'apprécierai, reposant donc moins sur ces lignes mélodiques. Le travail de « Freedom day », « Mother nature's final dance » et même « Midnight kings » sur ces arrangements est vraiment remarquable, il propulse les compositions à un niveau supérieur de dynamique. La finesse de leur travail d'écriture éclate dans le couplage de ces arrangements généreux avec des breaks rythmiques inspirés tenant de groupes comme Styx que j'évoquais : « Black skies », « Doors to nowhere », « Wild angels », « The last frontier », « Tonight's the night » et le morceau-titre, toutes ces compositions sont élancées grâce à leur structure extrêmement variée, et ce – à mes yeux – en dépit de leurs lignes mélodiques et non l'inverse. Le piano surgissant au milieu de « Doors to nowhere » accompagné de basse sur le morceau-titre, ou les harmonies vocales surprenantes interrompant « Tonight's the night », c'est tout cela qui va captiver l'écoute à tout moment.

Et c'est ça la réelle originalité de Magnum, sa « trademark » si vous voulez, qui va le distinguer du simple combo Mélo X. Car ce n'est pas donné à tout le monde de posséder une écriture si fine. Et c'est ce qui fait de « The Visitation » un album long mais où l'on ne s'ennuie pas. Le groupe aime bien renouveler ses plaisirs, saupoudre « Doors to nowhere » ou « Wild angels » de jeux sonores rafraichissants, et interprète le tout avec un savoir-faire dosé assez justement, voire parfois trop parcimonieusement (la guitare soliste laconique de « Black skies » et la longueur modeste de « Freedom day » me frustrent), avec toujours cette couleur propre, privilégiant les rythmes lents prenants (le morceau d'ouverture vous charmera d'emblée par son Heavy superbe), menée par le timbre de Bob ceci-dit vieillissant (il m'évoque Andi Deris sur le morceau-titre, ce qui n'est pas bon signe)...
En un mot, un album plus que satisfaisant, qui ne renouvelle certes pas Magnum, mais lui permet d'avancer encore et toujours, et de prouver qu'aujourd'hui encore ce doigté particulier n'a jamais été perdu en route.

Le site : www.magnumonline.co.uk + myspace.com/magnumuk

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