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SLASH
" Slash "

SLASH Slash

Roadrunner Records

Le voilà, l'évènement de 2010... « Slash ». Son patronyme en titre, sa première production sous son propre nom, et son plus ambitieux projet à ce jour. A la base, un pied de nez à Axl. Velvet Revolver n'engrange pas le succès escompté ? Slash va montrer à Axl qu'il peut faire mieux tout seul que Axl avec ce « gars au pot de chicken wings » à sa place... Il va frapper fort, autant par le contenu du disque que par sa réalisation. Pour celle-ci il va s'entourer de plus de monde que lorsqu'il n'œuvrait pas en « solo ». Sur ces douze titres nous retrouverons donc un band composé de Slash à la guitare (quand même, hein), Chris Chaney de Jane's Addiction à la basse, et Josh Freese de A Perfect Circle à la batterie, rien que pour embêter Axl vu que Josh jouait encore chez lui en 2001... Ce dernier se voit complété du percussionniste de LA Lenny Castro, et tout ce beau monde va entrer en studio enregistrer ce « Slash » à la gloire de l'ex-pistolero... Avec qui au chant ? Héhéhé...
Douze titres pour dix chanteurs. Et pour faire plus vrai, chacun co-écrira son titre. A en juger par le résultat, c'est plutôt Slash qui co-écrit tant chaque compo ressemble à un exercice de style imitant le groupe du chanteur... Les plus flagrants sont « Crucify the dead », avec Ozzy, et « By the sword » avec Andrew Stockdale de Wolfmother, particulièrement cette dernière où Slash va encore plus loin que le Stoner à la guitare, allant carrément chercher des motifs 70s. Ces deux titres sont très réussis mais d'autres sont plus intéressants tout en étant fidèles : sur « Beautiful dangerous » avec Fergie des Black Eyed Peas, Slash parvient à donner un parfum... électro (pour rester poli) au morceau tout en poussant Fergie à adopter un chant moins RnB. Sur « Gotten » avec Adam Levine de Maroon 5 le chant de Adam est moins Rock qu'à l'accoutumée et le morceau lui-même est bien plus Pop voir Soul que les standards de Maroon 5... Le détonnant « Doctor Alibi » avec Lemmy est plus lent et mélodique qu'un Motörhead standard mais va bien dans le sens de l'évolution actuelle de Motörhead, et enfin « We're all gonna die » avec Iggy bénéficie de toute la dynamique du reptile avec pourtant une maturité vocale très prononcée dévoilant subtilement le côté Bowie de Iggy.
Tout cela est profondément satisfaisant mais s'enrichit encore d'autres aventures : un « Promises » plus Rock que Grunge malgré ses arrangements Soundgarden (auxquels a dû contribuer grandement Chris Chaney) est proposé à Chris Cornell qui le chante étonnamment mieux qu'un Soundgarden (et encore mieux qu’un Audioslave par voie de conséquence…), un « Nothing to say » chanté par Matthew Shadows de Avenged Sevenfold est bien plus Heavy que Metal avec une guitare rythmique hachée assez marrante et un final Black Sabbath amusant, et enfin le « Ghost » qui ouvre l'album est la meilleure surprise d'interprétation pour moi avec un Ian Astbury évoquant plus ses Doors actuels que son Cult, sur un Hard Rock pourtant 90s...
Le meilleur maintenant (car il fait mieux) : Myles Kennedy de Alter Bridge s'investit à fond ; il donne deux titres, « Back from Cali » et « Starlight », qui plus est apportant beaucoup à l'album en termes de richesse : le premier est un Rock américain traditionnel rajeuni, avec une production bluffante, sur la voix autant que les arrangements, et le second est une sorte de Rock moderne un peu Country tenant des Black Crowes et enrichi de riffs dignes de Keith Richards. Vous en voulez plus ? Rocco DeLuca à lui seul apporte encore plus en un titre, « Saint is a sinner too », avec des arrangements encore plus magnifiques, un chant exceptionnel, et une guitare d'une finesse qui m'a vraiment fait chercher si elle était de Slash... Je ne trouve aucune preuve du contraire mais j'ai du mal à y croire.
Slash, donc, parlons-en, car on oublie qu'il est la star : son jeu ne s'est pas amélioré. Eh non ! Les parties sont souvent joliment écrites (belle rythmique pour « Ghost ») et bien trouvées (solo Glam rigolo sur « Beautiful dangerous », à l'ancienne sur « By the sword », quasi-Punk pour « Doctor Alibi »), mais, en règle générale, toujours imprécises (« Promise » malgré la classe du solo, et « Starlight » en dépit du caractère Rock de la guitare), s'en tirant juste pour « I hold on » mais simplement car son côté Rock s'accommode mieux de cette guitare brouillonne... « Nothing to say » constitue une rare exception avec un solo de haute virtuosité brillamment réussi.
« I hold on », que je n'ai pas encore présentée, fait partie des petites baisses de régime du disque, composée avec Kid Rock et son guitariste, mais, ils ont beau être trois, la comparaison de tient pas avec la merveille « Saint is a sinner too » ou une autre, car l'album n'est donc pas avare en moments d'exception. La crème de la crème de « Slash » l'album est, malgré tout, un morceau entièrement instrumental nommé « Watch this » et chanté par personne, donc, mais on n'y perd rien puisque la batterie y est tenue par Dave Grohl et la basse par Duff McKagan ! («t'as la rage Axl ?») Superbe rythmique, instrumentation d'exception et énergie indéfectible sont au rendez-vous pour faire de ce morceau un autre sommet du disque. Et Axl se décidera à engager un tueur à gages lorsqu'il saura qu’Izzy Stradlin a gratouillé sur « Ghost » et Steven Adler martelé par-ci par-là... Il ne manque plus que toi, Axl !
Ca doit être le message... en tout cas, voici le « Chinese Democracy » de Slash, qui n'a plus à pâtir de la comparaison, et qui se verra encore enrichi, si vos finances le permettent, par l'acquisition de la version « deluxe » disponible sous peu proposant un « Sahara » écrit avec Koshi Inaba du groupe Hard japonais B'z en deux versions, dont une chantée dans sa langue natale, un plus traditionnel « Mother Maria » avec Beth Hart, et un jouissif « Baby can't drive » avec Nicole Scherzinger des Pussycat Doll et... Alice Cooper ! Miam. A côté de ça, une autre version de « Beautiful dangerous », toujours avec Fergie mais bien moins intéressante (laisse tomber Slash il n'y a que Jeff Beck qui sait faire de l'électro avec une guitare), deux instrumentaux assez intéressants, le premier contenant un excellent solo dans l'esprit de Page et le second une rythmique Funky à la Extreme, et enfin vous aurez une version de « Paradise City » avec Cypress Hill et Fergie qui vous fera pousser des cris d'horreur. Une bonne moitié du CD sera enfin consacrée au travail du brave Myles Kennedy qui offre des versions acoustiques de son « Back from Cali », du « Fall to pieces » du Velvet Revolver, et de « Sweet Child Of Mine » avec plus de doigté de Cypress Hill, avant de prendre la guitare pour un « Watch this » live (sans Dave et Duff...) puis le micro pour « Night Train » sur la même scène... version fidèle, voire trop, il imiterait presque Axl. Ca aussi c'est pour le faire revenir ?

Le site : slash.ultimate-guitar.com + myspace.com/slash

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