A C / D C
" Live At River Plate "



A C / D C
Live At River Plate
Label : Sony

Aussi incongru et dispensable que semble un Live de AC/DC en 2012, il serait bon de rappeler que les sorties Live du groupe se limitent (avec classe) au Live At Donnington, de 92 donc (pour faire simple, oui oui je sais, je passe sous silence « If You Want Blood » et autres Bon Scotteries). L'heure est venue à un nouveau témoignage scénique, enregistré en Amérique du Sud comme il est de bon ton dernièrement (en Argentine, au River Plate Stadium, plus précisément), et filmé pour une sortie DVD avec bien plus de moyens qu'à Donnington.

Le contenu est de haut niveau, évidement (AC/DC n'ayant jamais au grand jamais déçu sur scène), et de qualité irréprochable (la clarté et précision de leur son Live a toujours été un modèle pour le Rock entier à mes yeux… et oreilles), par la forme comme par le contenu, n'importe quelle combinaison de leur répertoire produisant à coup sûr une setlist imparable. C'est sur cette setlist qu'on trouvera nos premiers regrets, notamment ceux qui virent la tournée puisqu'aucune surprise ne leur sera offerte.

Le lot de classiques y est, je vais pas vous faire un dessin mais « Highway to hell », tout « Back in black » avec « Hells bells » et « You shook me », les 80s/90s avec « Thunderstruck » et tout et tout… tout jusqu'à « Black Ice » avec « Rock'n'roll train », « Big jack », le morceau-titre et « War machine ». On a beau se ficher royalement de cet album lorsqu'on se pointe au Stade de France ou ailleurs, sur disque, c'est tout de même la première occasion de juger ces titres sur scène à tête reposée. Et, évidemment, le verdict est sans appel : ils pourraient avoir été rodés depuis des décennies que ça sonnerait pareil. Le niveau de maîtrise atteint par les marsupiaux est monumental. En revanche, difficile de juger les deux derniers à la hauteur de leur répertoire de scène…

Passons aux choses sérieuses : à côté des classiques, on nous offre des choses de la grande époque comme « Shot down in flames » et « Shoot to thrill », ainsi que des pépites anciennes : « Hell ain't a bad place to be » déballé dès le titre d'intro passé, « Dirty deeds » tout aussi inattendu, « The jack » et son solo orgasmique, « Dog eat dog », « T.N.T. »… « Whole lotta rosie »… et l'infini « Let there be rock », bref, on en a pour son argent, même si je suis peut-être biaisé par mes souvenirs du Black Ice Tour.

Le groupe ? Rien à redire : l'électricité des Young est palpable, Johnson ronfle comme une vieille 2-roues… Le public ? À la hauteur de sa réputation, attaquant les morceaux à pleine voix dès les riffs (même les « Black Ice »), relançant le mouvement perpétuellement… Bref, tous les ingrédients sont dans ce Live. Pourtant, il reste simplement qu'il sort à une étape de la carrière d'AC/DC qui mérite moins d'être cristallisée que les précédentes, et qu'il marque donc moins le coup qu'à Donnington par exemple. Nul doute que, si j'étais vous, quitte à dépenser mes sous, je me rabattrais sur le DVD, réalisé par David Mallet.

Le site : www.acdc.com + myspace.com/acdc

the_outcast


 
Retour vers l'accueil
Ultrarock : 13 av Charles de Gaulle, escalier D, 78230 Le Pecq, France  

© essgraphics 2011