D E E P  P U R P L E
" BBC Sessions 1968-1970 "






D E E P  P U R P L E
BBC Sessions 1968-1970
EMI

Février approche, on n'a pas de quoi s'offrir une semaine de ski (vous si ? je vous maudis), alors revenons sur la meilleure période de la froide saison : les fêtes de fin d'année. Si vous avez été sages, vous avez dû recevoir cet indispensable coffret de Noël de Deep Purple (sinon c'est que vous ne le méritiez pas, na !). L'ultime compilation de leurs passages aux mythiques studios de Maida Vale (où étaient enregistrés les BBC Sessions, pour ceux qui connaissent Londres) de 1968 à 1970, donc du début à l'intégration de Ian et Roger.

Ultime ? Pas tant que ça, car ceux qui possèdent la dernière vague de remasterisations (des Marks I à IV) possèdent déjà trois bons quarts de ces enregistrements. Pas tant que ça aussi car, malgré la beauté du projet, toutes les sessions BBCiennes du groupe ne figurent même pas dans ce coffret ! Enfin, ne boudons pas notre plaisir et parlons de l'objet, ne serait-ce que pour faire rager ceux qui ont eu une cravate ou des chaussettes Mickey Mouse pour cadeau. Le premier disque est consacré au Mark I et s'ouvre par la vraie pépite du coffret : trois morceaux de juin 1968, donc avant même la sortie du premier single du groupe ! Et c'est de l'inédit (du moins en ce qui concerne les détenteurs des seuls albums remasterisés officiels)… Le son est déplorable mais même dans cet état la rythmique Simper/Paice montre son génie certes bien plus sixties que celui du Mark II. Dommage pour nous, un simple titre du mois suivant (un extrait de « And the address ») vient compléter la partie jamais entendue pour nous.

Le reste se poursuit par cinq titres de janvier 69 (donc après la sortie de « Book Of Taliesyn ») dont l'inévitable « Emmaretta » très efficace, un « Wring that neck » encore plus arraché que sur l'album, et un « Hey Joe » parcellaire où vous aurez la surprise d'entendre un Ritchie inhabituellement Hendrixien, tout ceci complété par « Hey bop a rebop » qui semble être le prédécesseur de « The painter » et une reprise surprenante de « It's all over », plus une interview de Rod Evans sur leurs premiers enregistrements… On se régale. Deux titres de juin (dont un « Painter » extrêmement dynamique à apprécier – de toute façon un titre génial) chez Tony Brandon puis trois chez Chris Grant, dont une reprise de « I'm so glad » copiée sur Cream viennent conclure le premier volet de cette odyssée.

On remet nos ceintures pour un « Bird has flown » très hardifié par Ian Gillan avec un « Ricochet », ancêtre de « Speed king », en août 69 donc tout juste après son recrutement, puis deux titres captés deux mois plus tard dont l'irrésistible jam « John stew » et « Speed king » proprement dite. Trois titres d'avril 70 ont été captés avant la sortie de « In Rock » chez Mike Harding, puis le reste après la sortie de l'album, incluant une interview de John, la Jam connue sous le nom de « Grabsplatter » par les détenteurs de l' « Anthology », un « Into the fire » magnifié par Ritchie et enfin le monument « Child in time » à la partie instrumentale extrêmement riche… On referme le coffret en regrettant que le groupe ait cessé d'enregistrer pour la BBC après 1970. Allez, si vous ne l'avez pas eu à Noël, achetez-le vous avec ces sous qui ne vous permettent pas d'aller à Chamonix ! On a le droit de se faire plaisir, quand c'est aussi bon…

Le site : www.deep-purple.net  + myspace.com/deeppurple

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