K O R I T N I
" Welcome to the croassroads "






K O R I T N I
Welcome to the croassroads
 

Allez, pour cette chronique de Koritni, je me fais un petit retour en arrière : quand, adolescent, j'étais et qu'avec mes potes, nous étions les gros ringardos du lycée à écouter du Hard Rock, Ouh la la !!! (Je suis sûr que bon nombre de ceux qui lisent cette chronique, se reconnaissent). A la différence que, nous aussi, nous avions les oreilles tendues sur ce qui se passait en dehors de nos frontières esthétiques musicales. Cela étant dit, que ça fait du bien, près de 25 ans plus tard, d'être toujours dans la peau du passionné et d'avoir le privilège d'écouter le renouveau du hard rock bluesy proposé encore en 2012, par exemple par Koritni !

C'est l'été dernier à Peymeinade à la tribalfest au concert de D-A-D que j'entends parler du groupe par les organisateurs du festival qui les ont programmés déjà en 2009 et 2010. A mon retour, je jette donc mes cages à miel sur le combo Franco-Australien mené par son frontman, Lex Koritni. Je découvre donc Lady Luck (2007) et Game of Fools (2009). Aujourd'hui, Welcome to the croassroads, le troisième effort studio, prend et reprend les choses où elles avaient été laissées et où elles ont toujours été, c'est-à-dire des bonnes recettes de ce qui fait ce style, riffs, duels de grattes imparables, rythmique basse/Batterie à la fois efficace, énergique et vrombissante à souhait et voix éraillée faisant la part belle à des refrains accrocheurs ; tout ce qui permet de taper du pied et d'avoir envie de se payer une bonne petite mousse.

J'avoue tout de même qu'il m'aura fallu plusieurs écoutes pour vraiment rentrer dans les compos de Welcome to the croassroads. Mais n'est-ce pas là que l'on reconnait un bon album ? « Down At The Crossroads » (feat Jeff Scott Soto) et « Better Off Dead » (feat Rusty Brown), les deux premiers titres, s'avèrent en fin de compte de vrais brûlots d'énergie au sens mélodique communicateur. De manière générale, ces deux titres représentent assez bien l'album dans son ensemble. Mais Koritni sait aussi varier son répertoire sans trop s'éloigner de son sujet. Ainsi, on retrouve aussi « Lost For Words », calibré radio, qui rappelle les efforts solo de Mike Tramp, le bluesy « Sometimes », peut être un poil longuet, l'inévitable évitable ballade « Hold On » et l'excellent « Take It Like A Man » avec ses intro et outro country !

Ici, avec ce dernier Koritni, il ne s'agit pas de transcender ou faire évoluer le style, tant il est une entité à lui seul et n'a donc pas besoin d'être revu et corrigé, mais simplement besoin d'être honnête et authentique, comme ont pu l'être des groupes tels que Great White, Badlands, Johnny Crash, Asphalt Ballet… en leur temps. En 2012, ce style est toujours bel et bien représenté avec Koritni, mais aussi leurs collègues The answer et Buckcherry. C'est donc avec plaisir et envie que j'irai headbanger samedi 16 juin à Clisson lors de leur passage au Hellfest. D'ailleurs, à ce sujet, on est vraiment gâtés cette année, avec les danois de D-A-D (inespérés) et donc Koritni, entre autres.

Pour conclure, on dit que l'on est toujours le con de quelqu'un, en ce qui me concerne je suis aussi fier d'être le ringard de certains. A bon entendeur, salut, et aux autres, bonne écoute !

Le site :   http://www.koritni.com/ + www.myspace.com/ koritni

Vic De Sable

 
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