M N E M I C
" Mnemesis "












M N E M I C
Mnemesis
Nuclear Blast

Ce nouvel album de Mnemic, je l'ai attendu avec impatience. « Sons of the system », son prédécesseur, m'avait botté les fesses et était resté de longs mois dans ma chaine hi-fi, sans lassitude. Mnemesis se devait de confirmer les progrès de tout un groupe et surtout de son chanteur Guillaume Bideau. Mnemesis enfonce-t-il le clou ou fait-il preuve d'une certaine stagnation ?

Certains albums, on les écoute des dizaines de fois tellement ils sont jouissifs et accrocheurs d'entrée. Mnemesis, je l'ai écouté des dizaines de fois mais pas pour les mêmes raisons. « SOTS » était simple, accrocheur et avait sa dose d'originalité qui m'avait secoué le cervelet. « Mnemesis » ne me parle pas. J'ai beau le retourner dans tous les sens, le décortiquer titre par titre, la mayonnaise ne prends pas, ce qui est fâcheux pour moi qui suis assez fan de ce groupe. Mnemic a perdu en mordant, en tranchant et en agressivité, la faute étant en partie due à de trop nombreux passages en voix claire et des mélodies assez mielleuses. Les riffs titanesques du passé sont bien loin et les quelques bons moments relégués au second plan par une production assez lisse. Deuxième gros point noir : l'originalité. Mnemesis est prévisible, ce qui gâche énormément le plaisir de sa découverte et la durée de vie de l'album. Autre point sensible : il ne contient pas de titres forts, tout s'emboîte comme des legos mais, au final, tout ça sonne plat. Je suis assez sévère dans l'ensemble. La première partie de l'album n'est pas mauvaise en soi et se laisse écouter sans broncher mais la seconde partie s'essouffle gentiment et ne montre rien de captivant, voire limite mou du genou (There's no tomorrow). On sent même que certains titres font office de bouche-trous et ont été sortis aux forceps comme sur « Haven at the end of the world » et son riff très Fear Factory de la mauvaise époque. Ainsi, on se laisse glisser vers la fin de Mnemesis sans grand enthousiasme. Rajoutons une pochette dont le style a été vu et revu et cette production, définitivement trop lisse, qui ne fait plus la part belle aux guitares mais à la voix de Bideau et des nombreuses bidouilles électroniques.

En résumé, on se retrouve avec un Mnemesis, assez mou, ultra (trop) mélodique, doté d'une production qui manque franchement de punch et des titres manquant cruellement de relief. Alors, certes, on a de bons titres (prévisibles) sur la première partie de la galette, mais la suite sent le laisser-aller total. Bref, je m'ennuie, je suis déçu, je l'écoute, je le réécoute, j'arrête, je recommence à l'écouter, je m'ennuie toujours, je me rends compte qu'après plein d'écoutes je ne le comprends toujours pas et j'arrête de l'écouter, par dépit. Mnemesis est un album trop simpliste pour tenir en haleine sur la longueur et manquant de peps. Bref, c'est un beau coup d'épée dans l'eau et j'en suis le premier déçu.

Le site : www.mnemic.com

Jerem13


 
Ultrarock : 13 av Charles de Gaulle, escalier D, 78230 Le Pecq, France  

© essgraphics 2011