N I C K E L B A C K " Here And Now"




N I C K E L B A C K
Here And Now
Roadrunner Records

La pochette de « Here & Now » a été shootée à Vancouver, ville où Nickelback a élu domicile, et l'horloge indique 11:21, en référence au 21 novembre 2011, date de sortie du disque… Cette anecdote mise à part, le groupe annonçait après le commercialement rentable « Dark Horse » vouloir retrouver quelque chose de plus « organique », Daniel Adair évoquant même un retour à « All The Right Reason », l'album pour lequel il a intégré le groupe. Et la décision de se passer du génial Mutt Lange semble bien aller dans ce sens.

Dans les faits, le groupe remonte beaucoup plus loin : basiquement, « Here And Now » est du simple Nickelback que, mis à part quelques ingrédients, on pourrait difficilement dater. Ces ingrédients sont une ligne plus dure, en effet, mais pas omniprésente. Ainsi, si le titre d'ouverture « This means war » porte bien son nom, on a à côté de ca des choses comme « Holding on to heaven » ou des balades comme « Lullaby » que je suggère au groupe d'envoyer directement aux radios en CD-R en s'abstenant ainsi de polluer ses albums avec.

Un bon point est que un équilibre semble sciemment recherché entre ces deux lignes de conduite alternant de façon très organisée brûlots (« Bottoms up », « Midnight queen » etc) et balades ou titres classiques de l'autre côté, sans que l'un ne l'emporte sur l'autre. Est-ce que quelqu'un l'emporte qualitativement ? Les premiers, serait-on tentés de dire, tant le second pôle se partage aussi tristement entre balades creuses (« When we stand together » pour en citer une autre) et titres radiophoniques insignifiants. Mais ce n'est pas gagné pour autant, car la frange des titres plus durs n'est pas forcément plus inspirée : l'écriture laisse à désirer sur les deux titres que j'ai cité par exemple, qui valent plus par la qualité de leur exécution.

Sur ce dernier point, rien à redire, le groupe est irréprochable, suffisamment solide pour porter des titres légers à gros coups de basse (« Midnight queen » ou « Everything I wanna do » sont exemplaires) et montrerait même une volonté d'aller chercher un peu plus loin au niveau du chant (je pense à « This means war » ou même « When we stand together » pour ces harmonies… ce n'est pas grand-chose mais de la part d'un groupe aussi statique c'est un bel effort). Ca ne rachètera pourtant pas la piètre originalité des compositions bâties sur des bêtes refrains à la « Bottoms up » ou « Gotta get me some » pour citer les plus flagrants.

Reste quelques plages à savourer à titre isolé : le très acoustique « When we stand together », le plus travaillé rythmiquement « Gotta get me some », et un « Kiss it goodbye » plein de verve… A propos de ce dernier, j'en profite pour finir sur un point qui ne change pas mais que j'apprécie toujours autant : les textes de Nickelback ! « So let's move to New York, or out to California – East coast takes the cocaine, west coast marijuana » … ca, c'est l'amérique de Nickelback!

Le site : nickelback.com  + myspace.com/nickelback

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