R I S E   T O  R E M A I N
" City Of Vultures "







R I S E   T O   R E M A I N
City Of Vultures
EMI

En France les "fils de" font plutôt de la variété ou du cinéma. Dutronc, Souchon, Arthur H, M. On les a tous plus ou moins subit à un moment donné. Certains tiennent, d'autres disparaissent souvent à cause d'un parent encore trop présent. En Angleterre, les "fils de" font de la pop, du rock, mais aussi du Metal. Vous voyez déjà où je veux en venir ? Non ? Ce n'est pas grave, je continue comme si de rien était.

Dans Rise To Remain, il s'agit du fils d'un certain Dickinson Bruce. Personnage assez peu reconnu qui chante avec un petit groupe de quartier qui se nomme Iron Maiden. Tout comme nos petits frenchies, pas simple de se trouver une légitimité lorsqu'on est le fils d'une pointure. Le petit Dickinson a donc choisi de tirer partie de sa génération en produisant du Metalcore avec son groupe plutôt que de marcher complètement sur les traces de son père. Bon, ça reste quand même du Metal tout ça... Il aurait fait du jazz ça aurait sans doute été plus efficace pour la démarcation...
Ce n'est donc pas du côté de Maiden qu'il faudra chercher pour les influences, mais plutôt du côté de Bullet For My Valentine, Trivium ou My Chemical Romance, voir même de Soilwork qui est clairement le groupe à avoir inventé le Metalcore certainement malgré lui. On se trouve donc en présence de mélodies en voix très claire ou du growl, bien maitrisées dans les deux cas, d'un titre à l'autre ou au sein d'un même. Ce relief permet à l'auditeur de ne pas s'ennuyer à l'écoute de City Of Vultures.

La production est à la hauteur du label qui a signé le groupe. On sent que les moyens ont été conséquents. Des guitares très compressées et des graves très présents. On pourra déplorer une sorte de recette de prod très Metalcore qui ne permet pas de se démarquer par rapport aux autres groupes du même genre. A la première écoute on a vite fait de se dire qu'on est face à une sorte de clone. Mais à la seconde on entre un peu plus dans les mélodies et on se prend assez rapidement au jeu. On saluera au passage le nombre de voix différentes que le petit Dicky est capable de produire.
L'autre atout du groupe se trouve dans la dextérité du guitariste soliste qui enchaine les sweepings et les tappings comme si c'était aussi facile que de se servir le thé. On pourra regretter un abus de technique qui à mon sens nuit un peu au propos du groupe et le renvoie un poil trop du côté du heavy metal plus old school. Heureusement les solos sont distribués de manière non systématique certains étant plus discrets que d'autres.

Au final, c'est plutôt une bonne surprise. Très en phase avec la musique à la mode actuellement dans la sphère Metal, le groupe n'est pas qu'une photocopie musicale de plus. Celui-ci propose un univers assez personnel pour se faire un nom dans la masse et son succès ne repose pas uniquement sur le nom du chanteur.
Le nom ne remplace pas le talent, en voilà une preuve supplémentaire.

Le site : http://www.risetoremain.com

 

V.

 

 
Ultrarock : 13 av Charles de Gaulle, escalier D, 78230 Le Pecq, France  

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