T H E   G A T E S   O F   S L U M B E R
" The Wretch "




T H E   G A T E S   O F   S L U M B E R
The Wretch
Rise Above

Groupe du jour : The Gates Of Slumber. Pourquoi ? car ils le valent bien. Mais encore ? leur cinquième album, « The Wretch », les fait en quelque sorte passer de « groupe en train réussir » - celui qu'on vous décrivait dans nos pages il y a 2 ans peu ou prou - à celui de nom confirmé de la scène Heavy Doom , au regard de leur carrière, désormais longue de 14 années… revenons cette fois donc mieux dessus, sur cette carrière : formé par Karl Simon à Indianapolis, le trio publie un premier effort en 2004, suivi en 2005 d'une première tournée européenne… et ils y remettront souvent les pieds, sur notre vieux continent, dès l'année suivante d'ailleurs, après leur second album, popularisant leur nom auprès d'un public plus large et Heavy.

Cette tournée, c'était avec Reverend Bizarre tout de même, et en 2007 rebelote : les revoilà de notre côté de l'Atlantique ! un passage au Doom Shall Rise est au programme, et la suite des évènements confirme la pertinence de leur présence à cet évènement majeur : « Conqueror » et « Hymns Of Blood And Thunder », tous deux avec Samford Parker derrière la console, seront parmi les meilleures surprises du Doom en 2008 et 2009. Le groupe est récompensé par une première partie de Pentagram puis une de Cathedral, ce beau début de carrière s'achevant tout de même sur la moins bonne note du départ de Bob Fouts.

Les baguettes désormais tenues par Clyde Paradis, c'est donc un nouveau chapitre qu'entame le groupe, après avoir en quelque sorte assis son nom, et de nouveau outre-atlantique (du point de vue américain voyons) puisqu'ils enregistrent à Londres. Qu'en est-il donc musicalement ? Sans parler d'abandon du Heavy, il est certain que « The Wretch » recentre le propos sur le Doom old-school, par rapport à ce que je vous décrivais à l'occasion de « Hymns Of Blood And Thunder », et l'on ne peut pas dire qu'il s'agisse d'un mauvais choix. Il n'est pas non plus absolu puisque les huit titres ici présent vont allègrement (et méthodiquement à n'en pas douter) de l'ultra-Doom morceau-titre à l'épique « Iron and fire » et passant par un « Cocen of cain » très… Heavy ! Et cela est donc calculé à mes yeux car, si ce recul du Heavy est marqué, l'ouverture de l'éventail l'est tout autant, à tous les niveaux : le chant de Karl navigue entre esprit Sludge (le boueux « The scovrge ov drvnkenness ») et Weinrich traditionnel (« Bastards born »), compositions très mélodiques (« Day of farewell ») ou tout à fait atmosphériques (l'incroyable « Castle of the devil »). Tout ceci n'est pas le fruit du hasard…

Mais le pari est relevé haut la main, « The Wretch » n'ayant nullement à pâlir derrière ses prédécesseurs, et – bien au contraire – prouvant ce qu'on attendait de lui : la « consécration » du groupe comme nom établi de la scène. C 'est la une solidité extrêmement professionnelle dont ils font preuve, celle d'un groupe sûr dont on peut exiger désormais à chaque sortie une qualité supérieure. Et des titres comme « Scovrge ov drvnkenness » ou « Castle of the devil » ne sont pas des accidents de parcours, ce sont les enfants d'une plume désormais sûre trempée pour signer de grands titres.

Le site : facebook.com/thegatesofslumber  + myspace.com/thegatesofslumber

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