V A N   H A L E N
" Warner Brothers Demos Remastered "






V A N   H A L E N
Warner Brothers Demos Remastered
Warner Brothers

Hop ! Dans la foulée du génial album de reformation de Van Halen, voici, ressorti quasi-confidentiellement, un disque pourtant tout aussi intéressant que « A Different Kind Of Thruth » (voire plus). Déjà connues des fans depuis belle lurette, il s'agit en fait des démos enregistrées pour Warner en 1977, après avoir été repérés lors d'un concert par deux gars du label enthousiasmés… 25 titres sont mis en boîte d'un coup (seule sa Majesté David prenant le luxe d'enregistrer ses voix le lendemain, telle la star qu'il n'est pas encore) et… bref, c'est le début de la grande aventure !

Outre le côté historique, ces enregistrements sont bien connus et appréciés car ils brillent par la fougue qui anime le groupe, en dépit d'une qualité d'enregistrement discutable que le remastering ne parvient pas forcément à effacer même si, à part « Feel your love tonight » ou « We die young », rassurez-vous, l'écoute est tout à fait potable.

Le tracklisting représente plus ou moins le répertoire scénique du groupe avant 1978, et on y retrouve sans étonnement le gros de leur premier album (« Runnin' with the devil », « You really got me », « I'm the one », « Feel your love tonight », « Little dreamer » et « On fire »), ainsi que quelques titres du second déjà écrits ou en gestation (« Somebody get me a doctor », « D.O.A. », « Beautiful girls »). Van Halen ayant souvent retravaillé ses vieux titres, on ne s'étonnera pas non plus de trouver là le matériel ayant donné naissance de façon plus ou moins directe à des titres de « Women And Children First » (« Romeo delight » sous le titre de « Get the show on the road », et « In a simple rhyme »), « Fair Warning » (« Voodoo Queen », future « Mean street »), « Diver Down » (« Hand ‘em high » et même « Happy trails » sous forme de blague), « 1984 » (« House of pain ») et… jusqu'à « A Different Kind Of Truth » puisque je vous disais lors de sa chronique que le groupe a pris cette vieille habitude très au sérieux cette fois en décidant de se concentrer plus que jamais sur leurs archives ! Il en est donc ressorti des versions 2012 de « Let's get rockin' » (« Outta space »), « Put out the lights » (« Beats workin'), « Big trouble » (« Big river ») et « She's the woman », qui n'étaient autres que des compositions de ce répertoire.

A côté de tout ça nous avons une reprise de « Young and wild » qu'ils ont adoptée lors de leurs concerts avec « Venus Of Venus And The Razorblades » au Whisky A Gogo, et des perles comme « Baby, don't leave me alone », que les fans connaissent de la précédente démo du groupe, pour Gene Simmons, et « I wanna be your lover », « Light in the sky », « We die young », « Bad women »… des perles. Le groupe brille, Eddie est sublime, la forme est à son top… franchement, même « You really got me » est au dessus de ce single qui a pourtant tant fait pour eux.

A l'heure où le groupe se recentre sur un line-up plus historique et sur ses compos de l'époque, il n'est pas hors-sujet de poser l'oreille sur ce témoignage à chaud du groupe avant 1978. Tout ce qui en sort, c'est que le succès de Van Halen I était évidement mérité. Le groupe avait la flamme, et ses plus récents albums pâtissent même de la comparaison avec ces perles oubliées, ce méchant « Bad women » dur comme les meilleurs Zeppelin de Page, ce « We die bold » Hard Rock à souhaits, « I wanna be your lover » à la rythmique irrésistible… bref, tout ce qui fait la magie d'un jeune groupe et ne peut que s'estomper avec le temps… tu m'étonnes que moi aussi j'aurais pioché là-dedans tout au long de ma carrière !

Le son est étonnant (on n'entend que Michael), inégal comme je l'ai dit, mais n'empêche heureusement pas d'entendre notre Eddie déjà flamboyant (« On fire », « On fire »…) et David déjà diva à souhait. Bref, un concentré de bonheur vous garantissant plus de magie que n'importe quel noël à Disneyland.

Le site : www.van-halen.com + myspace.com/vanhalen

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