V I S I O N   D I V I N E
" Destination Set To Nowhere "



VISION DIVINE
Destination Set To Nowhere
Label : Ear Music

Voici donc un deuxième Vision Divine avec Fabio de retour… On n'aurait pas parié dessus tant « 9 Degrees West Of The Moon » qui devait marquer sa réintégration en grande pompe avait déçu. Entre les deux, il y a eu un petit coup de boost avec la signature de Ear Music, et la réappropriation de leur production par Olaf, Tolkki ayant pas mal déçu son monde sur « 9 Degrees »…

Nos ritals voient aussi les choses en un peu plus grand : « Destination Set To Nowhere » est un vrai concept album, avec en trame de fond les pérégrinations d'humains quittant notre planète afin de fuir la bêtise humaine et se retrouvant sur une planète vierge qu'ils finissent par « terriser » avec les travers mêmes qu'ils ont fui… Le titre de l'album prend alors tout son sens pessimiste qui, il faut dire, tranche un peu avec le fond de commerce habituel Power/Prog (genre la lutte du bien contre le mal et des arcs-en-ciel pleins les rétines).

Une bonne surprise, mais la musique l'est encore plus : sans se démarquer le moins du monde de ce qu'Olaf fait depuis la suite de Labyrinth, c'est-à-dire ce Power Prog, il parvient à signer là avec ses acolytes Fabio et Alessio Lucatti (le claviériste) une dizaine de titres dont une bonne moitié sont franchement passionnants : de très bonnes rythmiques Prog percutantes (« The ark ») sur lesquelles sont posées d'excellentes lignes mélodiques (« Beyond the sun and far away ») habillées de guitares éblouissantes (« Mermaids from their moons ») sachant se faire plus Rock (« The dream maker ») afin de contrebalancer les claviers et autres plaies du genre… Bon, certes, dit comme cela, ça a l'air joli, mais n'oublions pas que 1) je n'ai cité que la première moitié du disque, et effectivement ces louanges ne s'appliquent qu'à elle, et que 2) on ne se refait pas, cette musique reste assez sage, la section rythmique plutôt lisse, et le feeling manque de punch. Pas cet album plus que les autres, n'est-ce pas, mais ce que je décris comme un pas en avant par rapport au précédent ne doit pas être pris comme une mue de Vision Divine. Petit bémol, même, Fabio me semble parfois céder aux vieilles sirènes de ses débuts Power…

La seconde moitié, si elle manque de cette instantanéité des premières compos, révèle des visages plus Speed (« The lighthouse ») comme plus doux (« Message to home ») ou plus durs (« The house of the angels » ou « Here we die ») de leur écriture, autrement dit plus marqués. « The sin is you » présente même Fabio sur des tons plus graves, inattendus, qui donnent au morceau un ton réminiscent de Helloween, jusqu'au morceau-titre de conclusion dans un registre plus fin mais que le groupe a déjà utilisé (avec une intro sacrément « Can't kill Rock'n'roll » de Ozzy, vous ne trouvez pas ?).

Pas mal de positif comme de plus commun pour ce septième album, donc. Une vraie relance après « 9 Degrees West Of The Moon », c'est sûr, en tout cas. Une bonne demi-dizaine de compos vraiment prenantes, pour une « Face A » envoûtante. Le groupe est, lui, enthousiasmé, et offre en bonus pour les plus dépensiers d'entre vous un second CD avec d'anciens morceaux réenregistrés et enrichi d'une reprise de « Gutter Ballet ». Ça sent la pêche… un vrai regain de poil de la bête. Peut-être un nouvel élan ?

Le site :  www.visiondivine.com myspace.com/visiondivineband

the_outcast

 
Retour vers l'accueil
Ultrarock : 13 av Charles de Gaulle, escalier D, 78230 Le Pecq, France  

© essgraphics 2011