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A V A N T A S I A
" The Mystery Of Time "





A V A N T A S I A
The Mystery Of Time
Label : Nuclear Blast

En 2011, Tobias Sammet nous annonçait la fin de son projet Avantasia, que le Live « Flying Opera » était censé enterrer, le vocaliste se consacrant à « Age Of The Joker » d'Edguy la même année, le groupe marquant le coup par sa participation au 70.000 Tons Of Metal. Mais le bonhomme avait parlé trop vite… il ne s'est pas passé plus d'un an avant qu'il ne remette le couvert ! Alors, faux adieux savamment orchestrés ou réel revirement ? Quoi qu'il en soit, Avantasia est de retour et ne fait pas semblant : Tobias a, une nouvelle fois, mis les bouchées doubles.

On retrouve sur cet album Michael Kiske et Bob Catley de Magnum, le « modèle vocal » de Tobias selon ses propres dires, deux collaborateurs de toujours. On retrouve aussi Sacha Paeth et Michael Rodenberg, dans l'équipe depuis « Lost In Space » en 2007 (après le passage de Tobias dans Aina), Sacha produisant toujours ici, et on retrouve Bruce Kulick, Olivier Hartmann d'At Vance et la vocaliste Cloudy Yang, avec Tobias depuis la dernière trilogie, après le travail de Tobias sur les albums solos des deux premiers. A côté de ça, voici le casting invité cette fois-ci : Joe Lynn Turner, Biff Byford, Ronnie Atkins des Pretty Maids et Eric Martin de Mr Big. Avouez que… voilà, quoi ! Et l'équipe instrumentale n'est pas en reste puisqu'elle regroupe Antony Arjen Lucassen (choix simplement génial) à la guitare, Russell Gilbrook de Uriah Heep à la batterie et Ferdy Doernberg de Axel Rudi Pell à l'orgue, Tobias s'occupant encore de la basse (qu'il a abandonné chez Edguy, allez comprendre)… Pour couronner le tout, c'est désormais le German Film Orchestra Babelsberg qui accompagne Avantasia.

Le contenu musical, en revanche, est moins surprenant, se concentrant sur du Avantasia traditionnel. « Where clock hands freeze », « Dweller in a dream », « The great mystery »… autant de titres traditionnels Power sans surprise. « Savior in the clockwork » est plus épique, « Invoke the machine » plus progressive… bref, on reste dans le schéma traditionnel d'un album d'Avantasia. On a même notre ballade avec « What's left of me », voilà quoi, rien de nouveau sous le soleil. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant : les orchestrations sont plus somptueuses que jamais, avec un « Spectres » ouvrant l'album en grande fanfare, mixant grandiloquence, électricité et même électronique dans un festival de débauche (l'ambiance rappelle un peu le Trans-siberian, en plus actuel), et surtout, avec « Black orchid » Tobias nous signe une pièce de grande classe, qui parvient à nous sauver un album que je désignais comme bien trop prévisible. Elle est, en plus, entièrement dédiée à Biff, que demander de plus ?

Bref, pour un grand retour d'Avantasia, on ne saisit pas spécialement les motivations de Tobias, tant cet album n'a rien, mais alors rien de neuf à proposer. En revanche, le bonhomme est en grande forme, et ne lésine pas sur les moyens. Même ses parties de basse sur « The watchmakers dreams » sont dignes des instrumentaux de Running Wild par leur puissance. Bonus : Monsieur se paie un bel artwork de Rodney Matthews (peintre fantastique ayant illustré des livres de Moorcock aussi bien que des covers de Magnum ou Asia). Et la suite est tout aussi somptueuse : son projet sera sur les routes avec Catley, Kiske, Eric Martin, Amanda Sommerville et Thomas Rettke de Heaven's Gate pour le printemps et l'été, avec des shows dédiés de 3 heures couvrant l'intégralité du répertoire d'Avantasia… A voir aussi sur les festivals, don't miss.

Le site : www.tobiassammet.com  + myspace.com/tobiassammet

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