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BLACKFIELD "IV"





BLACKFIELD
IV
Label : Kscope

« Blackfield IV », tout est dans le titre… Blackfield, la collaboration entre Steven Wilson et Aviv Geffen, plus pérenne qu'on ne le pensait, propose déjà un quatrième album. Cependant, le nom de Blackfield sonne un peu creux désormais, tant Wilson en est absent. A part la production, quelques guitares acoustiques et des touches vocales, Wilson laisse le projet à Geffen. On peut le comprendre, avec sa propre carrière solo côtoyant celle de Porcupine Tree, et la sortie encore fraîche de « The Raven That Refused To Sing »…

Son principal impact, d'ailleurs, sera sonore, « Blackfield IV » ne manquant pas de faire penser à son « Raven », d'autant plus que ce dernier n'a pas tout à fait quitté nos platines, encore… Pour le reste, malheureusement, la patte Wilson est bien absente. Je dis malheureusement car c'est bien elle qui nous proposait des choses comme « Blood » sur « Welcome To My DNA » en 2011… Ici, Aviv règne en maître et les choses prennent un tournant bien trop Pop. « Pills » et son motif de guitare bateau, « Sense of insanity » et sa rythmique stupide… Tout ceci desservi par la voix faiblarde de Geffen.

Pour ne pas se sentir trop seul quand même, Aviv convie divers invités à la fête : Vincent Cavanagh d'Anathema pour un « X-ray » un peu court, Brett Anderson de Suede pour « Firefly », qui sonne étonnamment 80s et noire et constitue ma surprise la plus agréable de l'album, et enfin Jonathan Donahue de Mercury Rev pour « The only fool is me ». Cependant, à part ce « Firefly », peu de choses me marquent, au final. Il y a « Jupiter », complètement Pop mais emballante, disons « Kissed by the devil », plus nerveuse… Mais l'absence de ce qui faisait l'essence même de Blackfield se fait cruellement sentir. Nous avons là un disque de Coldplay, si vous voulez, pas un disque de Blackfield.

Ce côté Pop était certes déjà partie intégrante de « Welcome To My DNA » avec ses « Go to hell » et « Riding of the tide », mais les emportées instrumentales, même les touches 70s mélodiques créaient encore cet hybride Geffen-Wilson qu'était Blackfield. Je ne vous cacherai donc pas que la déception est grande pour moi devant ce disque à la personnalité totalement délavée. Parallèlement, étonnamment, les disques solo de Geffen commenceraient à sonner Blackfield selon ses fans… lui-même délaisse sa langue pour l'anglais désormais. Mon bon, Aviv, j'ai la mauvaise impression qu'en visant deux cibles, tu vas shooter entre et passer à côté des deux.

Le site : blackfieldmusic.com  + myspace.com/blackfield

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