Ecoute ULTRAROCK en live sur ton ordi
ou sur les ondes de la radio RGB 99.2
Ecoute les émissions en Replay !







                                                         



TARJA "Colours In The Dark"





T A R J A
Colours In The Dark
Label : Verycords

Reprenons à « Act I », le Live au titre très solennel… Le second acte de la carrière post-Nightwish de Tarja commence donc par un autre Live, bien plus confidentiel (« Luna Park », pour son fan-club), puis une collaboration avec Mike Oldfield pour « Never too far »… Le vrai « Act II » commence en fait après ces sorties anecdotiques, avec « Colours In The Dark », le très solide quatrième album studio de la belle finnoise. Conçu avec Tim Palmer aux manettes, il s'agit d'une production très moderne, déjà annoncée par « Never enough » qu'elle chantait sur « Act I ».

Une fois n'est pas coutume, « Never enough » représentait bien ce futur album, avec son groove lourd étonnamment moderne pour Tarja, encore plus appréciable dans sa version studio avec ses effets vocaux sur la fin et son piano plutôt traditionnel pour Tarja, lui, créant un bien beau mix. Mais la compo, à la base, n'était pas si exceptionnelle, et en cela « Never enough » rendait plutôt mal compte du bel effort qu'est « Colours In The Dark ». Commençons par « Victim of ritual », comme il ouvre l'album, extrêmement bien arrangé, très moderne pour la dame, détonnant, comme elle essayait déjà de le faire sur l'opener de « What lies beneath » (avec Van Canto, remember ?), naviguant ici génialement entre un Bolero et un Morricone, entremêlé de sons électros, soutenu par les roulements de R de Tarja… Un opener de bon augure, pour un album proposant dans cette lignée « Lucid dreamer », plein de breaks bruitistes au milieu desquels il me semble reconnaître la « Mort de ase » de Peer Gynt de Grieg… Bref, Tarja ne s'est pas endormie sur ses lauriers.

Dans la même famille « je me suis foulée », on pourrait citer aussi « Mystique voyage » (signée seule, à noter), très BO, mélodiquement très délicate, enrichie d'un splendide piano… peut-être la plus belle réussite de l'album. Citons aussi « Darkness » et ses nouveaux bruitages, sa voix méconnaissable et son esprit très Rock, voire Grunge pour les guitares… le terme est peut-être fort mais on est en tout cas à mille lieues du lyrique. Pour faire bonne mesure, un nombre équivalent de titre sont, eux, bien traditionnels, même si pas forcément exempts de certains de ces éléments nouveaux pour autant. Par exemple « Deliverance », ou « Nevelight » malgré son riff étonnant. Avec « 500 letters » ou « Until silence » on navigue entre les deux, c'est-à-dire des pièces simples mais actuelles.

Si l'on résume tout ça, on a un album riche, c'est certain, et assez divers, faisant nettement progresser le style de Tarja sans pour autant rompre avec le passé. C'est à mes yeux un sacré pas en avant, et certainement un témoignage de vivacité artistique. Ceci sera à défendre sur scène dès cette année, entre un nouvel Harus et un nouveau Beauty And The Beast : une multiplication de collaborations décidément très revigorante.

Le site : www.tarjaturunen.com  + myspace.com/tarjaofficial

the_outcast



© essgraphics 2011