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BOSTON  "Life, Love Hope"





B O S T O N
 Life, Love Hope
Label :

C'est l'histoire d'un petit gars qui, en 1977, part s'acheter des disques, grâce à l'argent gagné douloureusement à ramasser des patates dans la banlieue Dijonnaise.

« Boston », la pochette est belle, une écoute dans le petit shop et c'est certain : « More Than a Feelin' » !

Fan de Deep Purple et Uriah Heep, il met l'album sur le tourne-disque des parents et ses 3 petits frangins viennent délirer avec lui surtout que.. Maman et Papa adorent !

Bon, le mois suivant, il reviendra avec « Never Mind The Bollocks » qui détruira à jamais l'harmonie musicale de cet instant familial, un de ces temps où les bonnes ondes arrivent.

C'est vrai qu'ils arrivaient, les zicos de Boston, un débarquement de guitares volantes urbanisées contenant leur ville et leur atmosphère sous de grandes cloches de verre.

Les 4 frangins n'étaient pas seuls à s'exciter sur ce beau son velouté et technique, quelque part aux states, un ado rebelle du nom de Kurt Cobain devait s'enchanter aussi car son tube « Smell like a teen spirit » reprend les riffs de « More ».

Le tempo Boston sera à l'origine du Hard FM et le son SCHOLZ sera celui des eighties,  puisqu'utilisé à la fois par le franchouillard Nougaro dans « NougaYork » et l'extraterrestre Satriani dans « Surfing with The Alien »,  puis ZZTop, Billy Idol, etc... Rebel for ever !

C'est douloureux à admettre mais c'est ainsi les gars: ils se barrent !

Si cet album était sorti une ou deux années après le premier, personne n'aurait trouvé cela décalé ou anachronique, c'est juste la suite. Ils nous le disent, « Sell Away » juste un peu plus tonique que celui d'Enya. L'album est beau, bien foutu, bien construit mais il laisse dégager une espèce de spleen léger, un truc qui te serre aux niveaux des cordes vocales pour ceux qui les situent, ou qui te colle un peu les boules pour les autres.

Genre « ce n'est qu'un au revoir » alors qu'on sait tous que, pas une fois on ne se reverra.

Le cover s'impose comme une suite, même guitare mais cette fois qui décolle pour ailleurs. Un petit passage de 38 ans dans leur tournée spatio-temporelle intergalactique, merci pour les Terriens les gars, on en aura bien profité !

Le petit gars qui écrit maintenant n'en revient pas non plus, je vous rassure.

Life, Love, Hope... Un titre volontairement positif et rassurant, comme pour exorciser ce moment tragique, comme si Tom Scholz nous le disait de façon subliminale, qu'il va maintenant se consacrer à la pêche au gros, quelque part au large de Boston.

Une ambiance feutrée, des mélodies sympa à écouter quand on est en compagnie de gens sensibles à la beauté et à l'émotion... Pas pour les brutes et pas seul non plus parce qu'il pourrait manquer l'éclat, la surprise, le cri qui tue ou le pur solo qui décolle les neurones.

C'est beau et envoûtant mais sur un tempo toujours égal, équilibré et qui ne se sort pas assez d'un registre situé entre la 3ème et la 7ème note de la 2ème portée de la clé du Fa.

Boston, pour les fans de Toto, Asia, Foreigner, un bon petit album FM à écouter plein volume en voiture, quand la vitesse sur autoroute sera limitée à 30km/h, bientôt donc.

La voix de David Victor est agréable, et d'une manière étonnamment pleine du feeling de celle de Brad, R.I.P.

Ils ne nous parlent dans tout l'album que d'hier, d'ailleurs, de mettre les voiles, je le jurerais les amis, Boston décolle pour Jamais ! Tom Scholz tire sa révérence, merci à ce grand Monsieur du son et de l'inspiration !

Le site : http://www.bandboston.com/

O'tej

 


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