Ecoute ULTRAROCK en live sur ton ordi
ou sur les ondes de la radio RGB 99.2
Ecoute les émissions en Replay !
                                                         



LYRIEL "Skin And Bones"


 



L Y R I E L
Skin And Bones
Label : Afm


Peut-être connaissez-vous déjà Lyriel (Ce disque est déjà leur cinquième album) ? Si ce n'est pas le cas, comme moi, alors peut-être connaissez-vous Blackmore's Night ? Le groupe d'acoustico-celtico-baroque que Ritchie Blackmore (si vous ne connaissez pas non plus, je ne peux plus rien pour vous) a fondé avec sa douce. Nous les nommerons ici BN pour faire simple car nous les citerons souvent dans les lignes qui suivent...

Imaginez donc BN ou Joan Osborne derrière lequel un drôle d'énergumène viendrait s'amuser à jouer des accords de grattes saturées... En gros voici ce à quoi ressemble Lyriel.
Alors, ce n'est pas désagréable. Il y a des jolies mélodies et des beaux sons de cordes avec des lignes qui peuvent rappeler le premier Galloglass (Legends from now and nevermore) pour les plus "true" d'entre nous et des titres sympatoches qui pourraient permettre à certaines personnes étrangères au metal de se pencher dessus, ce qui est bien ! Mais... Mais il y a un gros Mais...

Le principal problème le voici : d'un côté nous avons la voix de Jessica Thierjung qui est très jolie et rappelle sans cesse celle de Candice de BN mais qui, de fait, est assez soft et peu puissante.
De l'autre côté nous avons des parties de guitares (et autres arrangements) simplistes comme pas possible ce qui, dans l'absolu, n'est pas un problème si le son "défonce" et que le chant par-dessus "envoie sa mère", mais ici ce n'est pas le cas, c'est l'équation impossible à résoudre... Et pourtant le crossover et le mélange des genres est quelque chose qui est très appréciable.... Mais là, ça ne fonctionne pas. On a l'impression qu'il y a le chant et les cordes d'un côté, le reste de l'autre...

Niveau paroles... Qui a dit "qui s'en fout?"... et ben ces putains de labels s'en foutent ! Et, de nos jours, ils ne daignent même plus envoyer les paroles avec la musique aux chroniqueurs... Comme si la magie de la musique mp3-isée qui se consomme comme un Mc Do n'avait même plus besoin de paroles et que celles-ci n'étaient là que parce qu'il faut un chanteur... Bon passons...
Du coup, je ne saurais trop vous dire les thèmes abordés si ce n'est que, finalement, les titres des chansons du style "Dust to dust", "dreams within a dreams", "Black and white",... bref d'une originalité à faire pâlir un Manowar... ne donnent finalement pas si envie que ça d'aller lire plus loin... (à noter, quand même, que dans le premier titre, Lyriel nous apprend à compter jusqu'à douze en anglais,... si, si...)

Pour finir cette chronique, je dirais qu'on ne saurait que trop leur dire de splitter pour que les uns recrutent une chanteuse avec de la puissance et que Jessica aille faire preuve de son savoir-faire sur des musiques plus soft et travaillées... Elle en sortirait grandie comme sur la jolie ballade de fin d'album ou sur certains passages comme le début de "Black and white" (saccagé par un chant saturé où l'effet 3 voix à la Amaranthe est totalement raté).

Skin & Bones, oui, c'est ça : une jolie peau, des os plus ou moins solides, mais il manque cruellement quelque chose entre les deux pour faire le lien...
Jessica, tu viens avec ta belle voix, on va aller manger des BN avec ma gratte acoustique au coin du feu ?

Le site : http://www.lyriel.net/

Joh.