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PERSUADER  "The Fiction Maze"





PERSUADER  
The Fiction Maze
Label : Inner Wonds Recordings

Edito : Tiens, voilà une chronique qui tombe à pic en ce début d'année 2014 à la rédaction d'Ultrarock ! Car, voyez vous, mes chers lecteurs, il me faut vous faire part des tourments récents qui affairent et déconfisent notre bien aimé rédacteur en chef.
En effet, ne nous a-t-il pas vertement réprimandé sur notre piètre production de chroniques en 2013 et la disette menaçant (entendez par là que les maisons de disques nous bouderont si nous n'alimentons pas plus le site en chroniques en 2014…), il me fallait donc réagir.
Aussi , je n'ai pas eu longtemps besoin de Persuader mon vieil ami O'tej pour se joindre à la fête et nous faire part de sa première chronique, tant j'aimerais qu'elle vous persuade que la vie de chroniqueur a son lot de petits plaisirs et, si d'aventure vous ressentez le besoin de sortir votre plus belle plume, n'hésitez pas à nous contacter sur le site, nul doute que Stéphane saura vous Persuader ! Trèves de bavardages, la persuasion a ses limites, intéressons-nous donc à cette chronique signée de mon gourou O'tej !

Découverts en 2000 avec le sublime 'The Hunter', les prédateurs de Persuader sortent ' Evolution Purgatory' en 2004, suivi de ‘ When Eden burns' en 2006 avant de s'offrir une longue pause.

Les hordes de fans de cette formation de speed-metal scandinave forment un socle solide sur lequel le groupe s'appuie puisque nous allons devoir patienter huit longues années avant de pouvoir se délecter d'une nouvelle offrande : ‘The Fiction Maze'.

Huit années pour écrire et enregistrer un album ? Diable, il doit représenter une sorte d'aboutissement pour nos amis Vikings à la persuasion percutante !

D'emblée le cover de la pochette apparaît beau et soigné. Ainsi, le grand labyrinthe étendrait ses grilles à partir d'une étoile à 5 branches et jusqu'à l'infini ? Tout est métallique, évidemment, hormis ce qui pourrait être le gardien du labyrinthe, des formes très organiques qui se jouent de la rigidité de l'acier.

L'écoute débute par ce constat que nous n'avons qu'une vie 'One Lifetime' : Persuader nous introduit direct dans son univers si beau et particulier ! Mais comment Jens Carlsson peut-il vieillir en gardant intactes ses étonnantes capacités vocales ?

'I am the master of my mind!' semble être la solution pour échapper à l'illusion du labyrinthe, fabuleux troisième titre de cet album, qui reste ferme dans le style de ce que les amateurs apprécient chez les Persuadeurs : tout est fignolé et ajusté juste comme si Thor lui-même travaillait de l'horlogerie de précision au marteau cosmique.

Continuons ? InSect, jeu de maux et titre puissants, seul, peut-être le titre traitant du fils de Sodom serait un rien poussif et emmerdant. Ensuite, c'est du bonheur, jusqu'à L'Aftermath final.

Evidemment, certains - dont je fais partie, préféreront le déchirant cri primal de 'The Hunter', mais hors de question que les fans de Persuader puissent se déclarer déçus par ce dernier album - ou bien il se peut que leurs goûts aient changé ?

Le travail de mise en place est énorme, Daniel à la rythmique et le duo Frederik - Efraïm basse-batterie s'amusent audiblement, laissant de belles plages de solos virtuoses à un Emil plus bio-digital que jamais!
Nos amis Suédois ont un vrai message à délivrer, c'est pour cela, justement, que cet album frappe si fort!
Ces convainqueurs m'ont persuadé que Persuader est absolument convaincant, merci à eux de savoir jouer aussi vite et bien.

Rémi et O'tej

 



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