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WEEZER
"Everything Will Be Alright In The End
"


 



W E E Z E R
Everything Will Be Alright In The End
Label : Republic Records

Nouvel album pour Weezer et beaucoup de questions : le retour de Ric Ocasek derrière les manettes augure-t-il d'un retour au son des superbes deux premiers albums de la bande ? Rivers Cuomo va-t-il enfin retrouver toute son inspiration et pas seulement nous laisser sur notre faim à chaque nouvel album ? Bref, Weezer va-t-il, vingt ans après, redevenir Weezer ?

Ce n'est pas qu'on ait complètement perdu le groupe après ses deux premières productions, mais, hormis quelques fulgurances (le Green Album et l'excellent Maladroit ), le groupe a déçu, s'auto-parodiant même jusqu'à ne plus être que l'ombre de lui-même. Et là, on pense fort au Red Album et à Raditude , franchement dispensables, même dans leurs meilleurs moments, et catastrophiques dans les pires. On en finissait même pas les oublier (le groupe et les chansons) et ne plus rien attendre d'eux. Et puis, Hurley les a remis en selle. Pas au point de toucher le Graal, mais au moins, on n'avait plus peur de réécouter un de leurs albums. Si l'on se fie à tous ces indices, ce neuvième album devrait être (enfin) ce que l'on attend d'eux. Un album innocent et frais, plein de mélodies imparables, et les paroles à la fois malignes et douloureuses de Cuomo.

A nouveau, et encore une fois, ce n'est qu'à certaines occasions que les quatre nous font mentir et ressortent du placard quelques petits tours de passe-passe. Everything Will Be Alright In The End a ses très bons moments. "Ain't Got Nobody" et "Lonely Girl" rappellent la période bleue de la bande. Le dernier morceau en trois parties tente de se la jouer épique. Cela fonctionne, mais le côté solos de guitares à n'en plus finir finit par lasser. Le problème, donc, est que, même dans ses meilleurs passages, Weezer n'arrive plus à (ne veut plus ?) être le groupe qu'on a tant aimé et qui arrivait à nous donner envie de jouer dans un groupe parlant de ses problèmes de pull ou faisant le coup de la série Happy Days dans le clip de "Buddy Holly". En récupérant des mélodies, des riffs, des rythmiques dans leur catalogue, on sent qu'ils essaient de faire revivre leurs meilleures années. On reconnait leur son, ce n'est même plus une question à se poser après tant d'albums et de succès (mérité, qui plus est) mais, au final, ce n'est qu'en regroupant leur trois ou quatre derniers albums en un seul, qu'on arrive à un bon, voire très bon, album.

Mais, dilué sur autant de galettes, on perd le fil et les mauvais titres finissent par prendre le pas sur le reste.

Ce qui est rassurant, c'est qu'aucun titre ici n'est vraiment inécoutable, mais trop peu parviennent à tenir la dragée haute à leur passé. "Back To The Shack" est le Weezer facile et peu inspiré dans toute sa splendeur. C'est catchy certes, mais sans aucune profondeur ou réelle volonté de chercher plus loin que le bout de son nez.


Ni excellent, ni mauvais, Everything Will Be Alright In The End est un album qui laisse l'auditeur sur sa faim. J'aurais même tendance à dire que je préfère Hurley qui relançait des pistes intéressantes dans leur marche en avant vers un son moins typé Weezer. Mais plutôt que de parler de meilleur ou moins bon, il suffit de se poser une question : une fois terminé, allez-vous le réécouter ou vous mettre entre les oreilles Pinkerton ? Je pense que tout le monde ou presque donnera la même réponse. Malheureusement. 

Le site : www.weezer.com

Emmanuel