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DRAKKAR "Once Upon A Time... In Hell"


 



DRAKKAR

Once Upon A Time... In Hell

Autoproduction

Et ben… Drakkar a eu chaud ! Un peu plus et il passait à la correctionnelle dans cette chronique ! J'avais même déjà préparé des petites phrases du style « Il était une fois… un chroniqueur en enfer ».

La faute en revient a une intensité qui ne faiblit quasiment jamais et un chant assez agressif qui rendent l'écoute de l'album très difficile en première approche. Heureusement que je ne me suis pas fié à ma première impression !

Une fois passé cet effet de surprise, dont on se serait justement bien passé, on découvre à couvert que, si Drakkar l'a remis (le couvert), c'est pour montrer que les vieux n'ont pas levé le pied et qu'ils en ont encore dessous (le pied, vous suivez ?).

Existant depuis 1983, avec des périodes de stand-by, Drakkar revient donc aujourd'hui en plutôt bonne forme. Nos amis belges sont parés d'une production extrêmement agressive qui va bien avec le chant.

« Once … » propose, hors intermèdes, onze titres de metal d'obédience allemande avec des sonorités qui rappellent fortement les premiers Scanner et «  Terminal Earth  » en particulier, mais en plus énervé (écoutez «  Lost  » pour vous rendre compte de la ressemblance vocale). On notera aussi, ici ou là des touches de patates de heavy 90s à l'américaine pour le côté « non-épique ».

Il est difficile de sortir certains titres du lot car tout est très (trop) homogène et certains morceaux se ressemblent beaucoup.

Il y a également peu de refrains immédiats, voire des structures difficiles («  Yerushalayim  », «  The Angels Of Stone  » ) mais, à chaque morceau, il y a toujours un moment où l'on se dit : « Tiens, ce riff est sympa », « tiens, cette mélodie est cool », ce qui est plutôt bon signe pour la durée de vie de l'album et donne envie d'appuyer sur « replay », même si l'on aurait aimé un peu plus de chorus vraiment immédiats.

On notera, tout de même, l'accroche de «  War  », «  Scream It Loud  » ou «  Never give up  », un vrai travail sur les paroles, ce qui est rare dans le style, et les quelques break respirant bienvenus sur... euh, alors en fait ils sont sur des plages à part des morceaux.

Pour rebondir sur ces derniers mots, si je devais dire ce qui m'a manqué, à l'écoute de la musique de Drakkar, ce sont des phases de respirations. Mais c'est un parti-pris car, au contraire, si vous avez besoin d'adrénaline, que vous avez envie de crier votre rage et que vous aimez le Heavy couillu avec des « screaming vocals », allez écouter Drakkar tout de suite !

Le site : http://www.drakkarband.com/

Joh

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