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KISKE-SOMERVILLE
"City of Heroes"

 



KISKE-SOMERVILLE

City of Heroes

Frontiers Records

Je suis passé à côté du premier Kiske-Sommerville, ne souhaitant pas assister à un naufrage guimauveske de Dieu-Kiske dans ce projet qui sent la démarche mercantile à plein nez, à l'image du projet Allen-Lande (on peut jouer aux paires, nous aussi ?).

Et puis, voilà qu'ils remettent le couvert, sous la houlette de Matt Sinner et Magnus Karlson (ce dernier ayant, justement laissé Allen-Lande aux mains de Timo Tolkki, voir chronique sur ce site). Alors allons-y !

Le principal défaut de ce disque, c'est que, dès le début, on pense à cette démarche mercantile. Beaucoup de titres sont écrits avec des recettes Heavy-mélodique-AOR parfaitement maîtrisées par les deux co-auteurs et l'on se dit qu'avec une telle équipe de compositeurs et d'interprètes, la réalisation de cet album a du se faire très facilement. C'est ça, on sent tout le monde en mode « facile ».

Mais, croyez-le ou non, et bien cela ne fait pas de «  City of Heroes  » un mauvais album. Bien loin de là. L'entrée en matière avec le titre «  City of Heroes  » en est un parfait exemple. On est loin de la guimauve. C'est rapide, puissant, très mélodique. Nombre de groupes aimeraient écrire des titres comme ça pour leur projet principal…

Et, cela ne s'arrête pas à un seul titre. Emmenés par la magie de la voix de Kiske et la maîtrise (à défaut de magie) de Sommerville, « Walk on Water », « Rising Up » et « Salvation » s'enchaînent et passent tout seuls comme on piocherait dans les gâteaux apéros, en sachant que c'est mal !

Car, oui, ces titres sont évidents, mais ils sont bons ! Et l'on prend plaisir à les écouter. Comment résister à «  Open Your Eyes  » ? S'ils font des concerts, ce morceau devrait cartonner.

Puis, dans la seconde partie de l'album, on sent que l'on passe à des titres plus personnels, dont le très beau «  After The Night is Over  » ou la ballade «  Ocean of Tears  ». On sent ici que les auteurs n'ont pas juste fait ça « à la va vite », ce qui nous fait un moment oublier que ce projet ne sera probablement jamais un vrai groupe.

Malgré son classicisme, j'ai été touché par ce disque par son accroche, sa parfaite réalisation et ses relatives profondeur et sincérité mises dans certains titres.

Sans oublier le talent de tous les autres protagonistes, on se dit : « Ah, ce Michael Kiske, quand même… »

Les sites : http://www.kiskelized.com/   + http://www.amandasomerville.com/

Joh

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